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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

samedi, 02 mai 2020 14:18

Maire, mon inspiratrice.

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Continuons doucement notre pèlerinage avec Marie au début de ce mois de mai.  Mgr Robert Lebel écrit: "Marie est un modèle et une inspiration pour notre époque, autant qu'elle le fut au milieu des disciples dans les débuts de l'Église." Marie, mère de Dieu. P. 101.

À l'Anonciation, Narie est face à un monde nouveau en gestation. Comme nous le sommes depuis la Révolution dite tranquille au Québec et le concile Vatican 11. On dit que la société s'est laïcisée. C'est quoi une société laïque? Est-ce que cela existe vraiment? Ce serait un bon sujet de discussion et de recherche pour des spécialistes. Moi, je pense que la société a mis de côté les religions pour être libre d'accepter tout le monde sans distinction de croyance. Alors ma question est comment vivre ma vie spirituelle et chrétienne dans ce contexte nouveau? L'être humain est un être spirituel. Comme Marie à l'Anonciation, nous sommes devant un monde nouveau, inconnu qu'il nous faut découvrir et connaitre. Dans sa foi et son expérience du Seigneur, Marie accepte le projet proposé. Elle est femme d'audace et de détermination qui devrait inspirer notre démarche aujourd'hui. "Que tout se passe en nous comme tu le veux." Elle représente à mes yeux toutes ces femmes et ces hommes qui au cours de notre histoire se sont lancés dans l'aventure humaine et chrétienne avec l'audace de la foi pour bâtir le règne de Dieu et répondre aux besoins de leur temps.  Marie, aux bras ouverts, apprends-nous l'écoute, la foi  et la fidélité à  l'Esprit Saint en nous

Marie fut le premier tabernacle vivant -et nous le sommes à sa suite- et la première missionnaire avec comme programme de catéchèse de partager sa joie avec les autres. Sa mission était de donner Jésus à Jean comme notre mission est de donner Jésus, ou faire découvrir le Christ au coeur de notre monde. Si nous voulons donner Jésus, nous devons le découvrir en nous d'abord. On ne peut donner ce que nous n'avons pas. Ce temps de confinement que nous vivons est un temps propice pour méditer la Parole de Dieu, nous en imprégner pour laisser passer le Christ par la suite. Marie nous apprend que la force de notre vie chrétienne et de notre témoignage surgit de notre long réchauffement à la parole de Dieu comme pour les disciples d'Emmaüs. De là l'importance sinon l'urgence de former de petits groupes de partage biblique, de petites communautés de partage et de vie, c'est pour moi le chemin par où nous devrons passer pour le renouveau de notre Église.  Marie au pas alerte sur la route apprends-nous le chemin de l'évangélisation.

Marie a été femme à l'écoute de la vie (Jn 2, 1). Au noce à Cana, Marie fêstoie avec les  gens de la noce. Attentive à ce qui de passe, elle comprend le désarroi des époux devant le manque de vin. Elle se tourne vers Jésus pour lui dire: Ils n'ont plus de vin; et vers les serveurs: Faites tout ce qu'il vous dira. Comme elle a fait entrer Jésus dans sa vie corporelle, elle le fait entrer aujourd'hui dans sa vie publique de Messie. Exemple du minitère féminin dans l'Église: créatrice de vie et d'avenir. Marie n'est pas seulement une mère, elle devient disciple de Jésus. Elle parle avec son amour de mère et sa foi de disciple. Le miracle se produit quand Marie adopte l'attitude du disciple. elle nous apprend  la nécessité d'être disciple d'abord, l'importance capitale de nous  mettre à l'école de Jésus pour se laisser modeler à son image. La foi de Marie n'est pas une foi passive qui demande et attend le miracle, elle dit aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira. Les serviteurs deviennent éléments vivants du miracle de Jésus comme à la multiplication des pains, les pains se multiplient dans les mains des disciples. Nos mains sont encore l'instrument aujourd'hui pour que passent l'action du Christ ressuscité dans notre monde. Marie, mère de Dieu et de l'Église, apprends-nous l'amour, l'écoute et le respect de la vie.

Marie se situe comme femme de transition, femme de l'avenir, femme d'audace, femme ouverte sur la vie, elle vient inspirer notre vie chrétienne d'aujourd'hui et nous indiquer les balises pour avancer. Elle nous invite à sortir des sentiers battus pour envisager l'avenir différemment; elle nous indique la foi en l'Esprit pour évacuer nos peurs et nos incertitudes, elle n'est pas la femme aux mains jointes mais la femme de l'audace et de l'avenir. Marie, remplie de l'Esprit Sant, apprends-nous à découvrir cette force en nous et à nous rendre docile à cette présence. Tu es la première missionnaire qui a chaussé les sandales pour aller donner Jésus, apprends-nous l'audace  de l'amour sur la route de la vie. Amen.

vendredi, 01 mai 2020 16:33

Un mois maternel.

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Ce matin, nous  saluons le mois de mai connu aussi sous le nom de Mois de Marie. Nous sommes invités à découvrir la place de Marie dans notre vie. Nous sommes habitués à la dévotion à Marie, le chapelet et les litanies, cette dévotion a bercé notre enfance et une bonne partie de notre vie d'adulte. Elle est encore très populaire et nourrit la vie de foi et spirituelle de beaucoup de chrétiens. Le Pape François insiste fortement sur la prière du chapelet. Autrefois on l'appelait le bréviaire des laïcs. Depuis queques décennies, je me suis habitué à écouter Marie au lieu de lui parler. Il me semble que Marie est une femme qui a beaucoup à dire dans notre monde actuel. Marie est une inspiration très forte pour notre vie chrétienne et en Église. Les saints sont d'abord des personnes qui nous inspirent avant d'être des personnes que l'on prient. Toutes ces personnes qui ont fondé des communautés religieuses ou des oeuvres caritatives d'importance grâce à leurs charismes et à leur audace sont pour nous des sources d'inspiration pour notre agir chrétien. Et Marie est de cet ordre, il me semble. À partir des Évangiles, même si on ne parle pas beaucoup de Marie, j'aimerais l'écouter.

Marie à mes yeux est la première féministe de notre histoire. À l'Annonciation, même si elle est promise en mariage à Joseph,  elle accepte seule et librement le message de l'ange de devenir mère de Jésus. C'est briser un tabou et une tradition du peuple juif. C'est l'homme qui décide. Et dès qu'elle prend conscience de cette réalité elle part partager sa joie avec Élisabeth. Joseph ne semble pas du voyage. Elle s'inscrit en dehors du système patriarchal de son époque. Elle veur porter Jésus à Jean; elle ne fait pas un long  parcours catéchétique, elle met ses claques et part. À Cana, elle dira aux serviteurs: Faites tout ce qu'il vous dira. C'est elle qui fait entrer Jésus dans sa vie publique.

Luc nous présente une femme forte, audacieuse, qui n'hésite pas à casser les lois du système patriarcal pour prendre sa place. On représente souvent Marie, les mains jointes et les yeux baissés comme si elle vivait dans un autre monde. Ceci ne rend pas justice à Marie  de l'Évangile, il me semble.  Marie accepte de devenir une cheville importante de la Nouvelle Alliance. Elle est femme de foi en la vie et en la VIE. Une femme qui n'a pas hésité à prendre sa place de femme dans sa mission face à des lois et des tabous qui la reléguaient au second plan. Elle devrait inspirer les femmes d'aujourd'hui, inspirer notre société et nos Églises dans la place donnée aux femmes. Il ne s'agit pas de leur donner une place, mais de leur donner leur place. Comme on dit souvent: faut faire une place aux jeunes. Il s'agit de leur donner leur place, ils sont l'Église comme nous. Il en est ainsi pour la femme.

Ce temps de confinement que nous vivons ne devrait-il pas être un temps de discernement pour redécouvrir l'importance de Marie dans notre vie de chrétien et  d'Église? Nous avons sans doute le temps de l'écouter. J'essaierai d'apporter des pistes de réflexion à partir des textes d'Évangile pour accompagner notre démarche me laissant inspirer par Marie.  

Marie, femme forte de l'Évangile,  viens inspirer notre démarche de foi, vient nous inspirer une parole qui libère afin que notre action missionnaire dans notre monde réponde à la fois aux besoins de nos soeurs et frères dans la foi, et ausi réponde à la mission donnée par Jésus ton Fils le soir avant sa mort. Inspire également l'action de toutes ces personnes qui luttent pour le respect et la dignité des femmes dans notre monde et que nos Églises deviennent des ouvrières de première ligne pour faire vivre la parole de Jésus: Ce que Dieu a unit, que l'homme ne le sépare pas.

jeudi, 30 avril 2020 14:24

Amusons-nous!

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 30 avril déjà. Ce soir notre mois d'avril passera à l'oubli. Avant de l'envoyer à l'incinération, j'ai pensé lui rendre  hommage. Parce que celui de l'an prochain a de grosses chances de ne pas lui ressembler.

Cher mois d'Avril, tu nous en a fait voir de toutes les couleurs cette année. Nous ne t'oublierons pas de sitôt. La  neige, le froid, les tempêtes, le coronavirus, mêlé de soleil et de confinement, toute une salade pour nous donner une indigestion. 

Mais au milieu de tout cela, il y avait quand même un assaisonnement qui a donner du goût à la salade et nous avons appris de bonnes leçons. Nous avons reçu une grande leçon de solidarité pour s'occuper des malades et des gens plus vulnérables, solidarité pour nourrir les banques alimentaires, solidarité pour apporter du réconfort aux personnes seules et isolées. Et la liste pourrait s'allonger.

Nos responsables politiques à tous les niveaux se sont montrés responsables  et nous ont visités régulièrement pour nous donner les dernières nouvelles et nous sécuriser. Nous avons vu des artistes user de spontanéité et de créativité pour apporter un peu de chaleur humaine dans ce temps de confinement.

Avril avec la pandémie nous a fait toucher du doigt la lourdeur et la lenteur des systèmes, leur incapacité de répondre rapidement aux besoins des plus faibles. Il y a là un travail de réflexion qui s'annonce pour l'après pandémie, si nous avons le courage de le faire. Le mois d'Avril nous a fait vivre un peu de stress et d'anxiété parfois. Et nous pourrons chez nous allonger la liste.

Au plan chrétien, en vivant un jeûne de célébrations, nous avons appris à nous créer des temps et formes de prière qui nourrissent notre vie spirituelle. Comme les artistes, nous avons inventer des façons de communier ensemble et avec le Seigneur qui saurons nous rendre service par la suite. Nous avons pu imaginer nos propres prières qui naissaient du coeur.  L'Esprit était à l'oeuvre au coeur de nos communautés et nos familles. L'internet nous a founi de multiples exemples et a aidé à libérer lEsprit Saint. Ce serait sans doute profitable qu'un jour, un fois déconfinés, nous  puissions partager ensemble nos créativités en famille et développer ainsi des façons de nourrir notre vie spirituelle, ce pourrait être profitable pour les personnes qui ont délaissé la pratique sacramentelle.

Pour toutes ces raisons et bien d'autres, cher mois d'Avril, nous te confions à l'histoire en te disant MERCI.

mercredi, 29 avril 2020 14:05

Une merveille.

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Dans le beau soleil du matin, j'ai le goût de partager avec vous une découverte faite il y a quelques années déjà. Je suis une merveille. Je vous vois sourire. Ne vous en faites pas, vous êtes aussi une merveile.  Regardons notre corps, une véritable usine, les médecins le diront. Nos énergies se renouvellent à la condition que nous ne fassions pas trop d'exès. Mais mon usine n'est pas parfaite, je dois donc en prendre soin et parfois corriger des défauts. Mais il y a une autre merveille que j'ai découverte. Quand je vois des mamans se pencher avec amour sur un enfant malade ou victime d'un handicap pendant des années, je me dis quelle merveille d'amour et de patience! Quand je vois actuellement tant de jeunes travailler aux soins des autres au risque de leur santé ou de leur vie, je me dis quelle merveille d'amour! C'est en regardant la vie autour de nous que l'on découvre les merveilles. je me suis demandé pourquoi?

Je me suis souvenu d'un texte que j'avais lu autrefois: Dieu dit: Faisons l'homme à notre image, à l'image de Dieu il les créa homme et femme. Dieu modela l'homme avec de la glaise du sol, il insuffla une haleine de vie dans ses narines et il devint un être humain.  Voila. quand le potier façonne un objet, il a d'abord l'image dans sa tête et ses mains reproduisent sa pensée. Quand Dieu façonna l'être humain il avait le modèle dans sa tête et ses mains ont réalisé le modèle. Nous sommes façonés à l'image de Dieu. Quelle merveille!

Quand je préside l'Eucharistie, c'est la même chose qui se produit. Jésus prit du pain symbole de sa vie, de son humanité, il prend notre humanité avec la sienne dans ses mains pour nous façonner à son image comme enfants de Dieu et envoyés comme témoins, de la même façon que le Créateur l'a fait. À chaque eucharistie, je suis façonné à l'image du fils de Dieu pour devenir son témoin dans notre monde. Quelle merveille! Pouvons-nous nous imaginer,  à la célébration, être dans les mains de Jésus christ pour être transfomés à son image en vue d'être envoyés dans le monde révéler cette présence. Quelle merveille!

Alors j'ai simplement le goût de reprendre le chant de Marie: Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il a fait pour moi (de moi) une merveille. Alléluia.

mardi, 28 avril 2020 13:31

Un soir.

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Le soir descendait lentement sur mon coin de pays, l'oeil des maisons s'allumait l'un après l'autre et laissait deviner des présences humaines derrière des volets demi-clos. Regardant ces changements se produire autour d emoi, mon imaginaire se promenait et mon regard rencontra le clocher de l'église paroissiale. Une idée se fit jour en moi et je viens vous la partager.

A Ste-Anne, j'ai de bons amis qui me gâtent et me rendent la vie belle. Il y en a plusieurs autres, plus nombrux, qui me saluent et avec une parole d'amitié mettent de la lumière dans mes yeux; il y en a encore beaucoup que je rencontre au hasard des marches quotidiennes qui me saluent tout simplement. Je navigue dans ce monde qui nourrit mon quotidien. Je ne sens pas d'hostilité ou de refus, seulement de l'indifférence.

Devant le clocher de l'église,  je me disais: Ce doit être comme cela avec le Seigneur. Il y a des chrétiens qui vivent une communion profonde avec le Chrsit qui lui font dire aussi que la vie est belle. Il y a des chrétiens en recherche qui saluent de loin, plus distants, parce qu'ils ne savent pas; il y a des sympathisants qui sortent de temps en temps participer à un rassemblement répondants à une invitation. Il y a aussi cette foule immense de chercheurs ou d'indifférents qui avancent devant un vide qui les questionne. Je n'ai pas senti de d'hostilité ou de refus, simplement un peu d'indifférence.

Devant le clocher de mon église, je me disais ce fut cela aussi au temps de Jésus. Des foules l'ont suivit pour ensuite le condamner à mort, des disciples l'ont abandonné, seules des femmes sont restées fidèles à leur amour. Il y avait des suiveux, aussi des chercheurs de sens et de liberté, comme aujourd.hui encore. Alors pendant que le soir s'appesantissait sur la région et que l'oeil des maisons s'éteignait doucement, j'ai compris que ce nous vivons est simplement une réalité normale qui nous apparait plus difficile à cause de l'époque de chrétienté d'où nous sortons. Nous sommes appelés sur un autre chemin sur lequel nous ne sommes pas haitués à voyager. Nous avons besoin d'n GPS et la Parole de Dieu est toujours là  pour nous éclairer.

Tout heureux d'avoir compris un autre chemin où je suis invité à cheminer par l'Esprit, j'entrai ce soir-là dans les bras de Mophée avec le sourire du vieillard qui caresse un rêve impossible. Bonne nuit.  

lundi, 27 avril 2020 14:14

Une autre partie du vaccin.

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Apprendre à écouter est à mon avis un élément important dans le vaccin spirituel que nous avons découvert hier. Écouter est le premier commandement donné par Dieu au peuple: "Écoute Israël, le Seigneur ton Dieu." Si tu écoutes nous dit le livre de la sagesse, tu apprends, tu t'enrichi;  si tu parles, tu répètes ce que tu sais. En ce temps de pandémie, il nous faut écouter avec les oreilles du ceur.

Quand je suis arrivé en paroisse après quatorze ans d'étude dont six à l'université, j'étais savant et j'avais les réponses à tout. J'avais beaucoup à donner et peu à recevoir. Un soir, je me rends à un meeting A.A. avec quelqu'un que je connaissais. A la fin de la rencontre, un homme m'approche et me dit: Viendrais-tu prendre un café chez moi. J'accepte et je me rends chez lui. Avec ma tasse de café, assis au coin de la table de cuisine, j'apprends que sa femme est à l'hopital gravement malade, sa vieille maman est venue tenir la maison et prendre soin des trois enfants en bas âge, et lui a été victime d'un accident et ne peut plus faire de gros travaux. C'est une situation très difficile. Je l'ai écouté jusque tard dans la nuit et quand je suis parti, il m'a serré la main et m'a dit: Merci d'être venu, si tu n'avais pas été là ce soir, j'aurais "slipper". C'est une expression pour me dire qu'il aurait recommencer à boire. IL n'en pouvait plus.  Je suis rentré chez moi en me disant qu'il y avait une école que je n'avais pas assez fréquenté, c'était celle de la vie. L'homme n'avait pas besoin de mes belles théories et phrases savantes, il avait beosin d'une oreille et d'un coeur pour l'accueillir, l'écouter et l'aimer.

  Ça m'a rappelé ce que des étudiants me  disaient à l'église à la fin de la messe: Jos, parle-nous donc à nous, explique nous la Parole de Dieu, on ne comprend pas ce que tu nous dit. Ce n'est pas facile et je n'ai pas toujours bien réussi. Aujourd'hui dans ce temps de pandémie et de confinement, nous avons cet urgent besoin d'écoute et d'écouter. Les parents, les éducateurs, les prêtres comme les médecins doivent développer cette capacité d'écoute. La télé nous montre chaque jour tant nos hommes politiques que les médecins, pharmaciens et éconimistes qui prennent du temps à répondre aux questions des gens. Le drame de la Nouvelle Écosse comme celui de la petite décédée à onze ans sont l'expression d'une très grande détresse.

Le temps de confinement est aussi un temps pour s'écouter soi-même. Si nous prenons le temps de nous demander qui dans notre vie a influencé le plus ma vie. La réponse sera dans la majorité des cas, la personne qui nous a le poins parlé mais dont l'écoute et le témoignage de vie nous a façonné.  Écouter pour comprendre et accompagner au lieu de juger. Écouter avec les oreilles du coeur, aimer et accompagner sont des éléments essentiels dans la vie pour créer un monde de paix et de communion. Ce doit être la grande qualité du pasteur dont nous parlerons dans les dimanches qui viennent. À vous toutes et tous, Bonne Journée. 

dimanche, 26 avril 2020 14:14

Un "Vaccin Spirituel."

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J'emprunte ce titre d'un message vu sur internet, je fais amende honorable à l'auteur. Le temps de confinement que nous vivons présentement nous fait voir avec plus d'acuité encore le vide spirituel dans lequel nos frères et soeurs ont cheminé depuis longtemps. Les gens me disent: nous sommes comme les païens, nous n'avons plus de messe; beaucoup de prêtres se sont évertués à trouve rmoyen de célébrer devant une église vide et une caméra. Nous avons mis l'accent sur la liturgie et la pratique, la spiritualité fut négligée et les dévotions populaires se sont effilochées au cours des ans  et nosu nous sentons devant un vide spirituel.

Ce vide, les apôtres l'ont vécu  à la suite de la mort de Jésus et le récit des disicples d'Emmaüs en est le signe. Mais Jésus leur a dit: "Allez en Galilée, c'est là que vous me verrez."  Ce temps de confinement nous envoie dans la Galilée de nos vies. C'est là que vous me verrez. Alors le premier élément de mon vaccin spirituel sera de reconnaitre, de faire l'epxérience de cette présnece divine au coeur de ma vie qui est ma force et mon compagnon de route. D'ailleurs Jésus dira plus tard aux siens; Je serai avec (en) vous jusqu'à la fin des temps." Nous ne sommes pas seuls sur la route. La présence du ressuscité en nous ne se fait pas découvrir par des enseignements mais par une expérience intérieure chaude et qui fait vivre. C'est un premier pas à faire.

Ce Jésus dont j'expérimente la présence en moi a dit un jour au paralytique: Prends ta vie en main et rentre chez toi. Nous sommes invités à être debout et positif dans la situation présente. Nous sommes peut être habitués à être souvent contre; nous luttons contre la maladie, nous luttons contre un ennemi. Jésus nous dit, soyez pour et non contre. Je lutte pour ma vie, ma santé. Ce confinement qui m'est demandé avec tous ses inconvénients est pour protéger ma vie, ma santé et celle des autres. C'est positif. Avant de regretter ce que je perds, il me faut regarder ce que je vais gagner ou que j'évite de perdre pour toujours. Soyons des êtres positifs.

Cette présence divine qui m'habite entre en communion avec moi. Ma prière devient une rencontre personnelle, un temps de communion avec quelqu'un, un temps de ressourcement intérieur qui me donne la force d'avancer sereinement. J'apprends à retrouver la prière moins comme des paroles mais comme rencontre de communion. Ma prière devient aussi bénédiction. Nous devons apprendre à bénir toutes ces personnes qui s'occupent de notre santé, de nos besoins essentiels, toutes ces personnes qui souffrent de solitude et meurent seules dans des résidences. Redécouvrons la force de la  bénédiction, elle est un élément important de notre spiritualité et de notre "vaccin spirituel."

Enfin méditons bien ce texte de Jean: "Je suis le Bon pasteur, je connais mes brebis," Je sais ce dont elles ont besoin. Continuons soeurs et frères chrétiens de méditer notre vaccin spirituel et laissons le Bon Pasteur nous accompagner sur notre route de concinement et de solitude.

samedi, 25 avril 2020 13:37

Un message de la nature.

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Depuis que le mnde est monde, la nature a toujours été le premier lieu de l'expérience spirituelle et religieuse,    écrit Jacques Grand'Maison. La nature est une grande maitresse de vie. Les uns l'appellent "L'Université du Bon Dieu", d'autres parlent de "la chambre nuptiale de l'homme et de Dieu." Jésus se sert beaucoup d'exemples venant de la nature pour son enseignement. J'ai grandi sur  une ferme et j'ai souvent écouté la sagesse de la nature. Son message n'est pas toujours facile à vivre. Essayons d'écouter un peu la terre ce matin comme méditation dans notre confinement.

D'abord, la terre, il faut l'aimer et la respecter. Le jardinier qui pétri sa terre avant de l'ensemencer, le fait avec amour parce qu'il touche de ses mains celle qui va lui assurer sa nourriture et sa capacité de vivre. Il sait aussi que la terre doit être respectée. La terre comme la vie ne se laisse pas organiser. elle donnera du cent pour un si nous la respectons. C'est la première leçon de vie que j'ai reçue; respecter la vie, respecter les personnes et suivre leur rythme de marche.

La terre répond à nos attentes et donne cent pour un si nous savons lui donner ce dont elle a besoin. Quand la récolte de jardinage ou de foin était pauvre, ma mère disait: On n'a donné `notre terre ce dont elle avait beosin pour produire. Nous faisions analyser la terre pour l'enricihir selon des besoins. J'ai toujours trouvé paradoxal que lorsque la terre ne produit pas bien, c'est parce qu'elle n'a pas ce dont elle a besoin, et quand les gens ne s'engagent pas dans les projets que nous leur porposons, c'est parce qu'ils ne croient plus,  ne veulent plus rien savoir, quand ils délaissent la messe, c'est qu'ils  ne croient plus. C'est bizarre que l'on  se dit rarement, c'est parce que nous ne leur donnons pas ce dont ils ont besoin. C'est là aussi une grande leçon de vie que la terre m'a donnée et qu'il n'est pas facile de vivre.   Savoir écouter l'autre pour répondre à son besoin et non à celui que je pense qu'il a besoin. Nous pourrions peut être nous poser  cette question fasse à la montée de violence, d'agressivité dans notre société. Il y a là à mon humble avis, une belle piste pour l'évangélisation

La terre m'a appris aussi l'importance des dons et des charismes dans la communauté chrétienne. Il y a des terres fertiles pour les céréales, d'autres meilleures pour les légumes; elle m'a appris aussi l'importance de varier les cultures et de ne pas ensemencer toujours les mêmes terrains avec les mêmes semences. Varier les semences est un élément important pour la production. La vie n'aime pas les ornières.  La vie se renouvelle. La terre a aussi besoin de se renouveler. Varier les semences, les façons de faire est une façon de permettre à la terre de donner son plein rendement et de la repsecter. Je me suis dit, il en est ainsi de notre vie en Église, en communauté. Nos communautés chrétiennes sont remplies de charismes et de dons très variées déposés par l'Esprit et  que nous ne savons pas toujours bien développer.   C'est là aussi pour moi  une grande leçon de vie, de pastorale que la terre m'a enseignée.

Les hommes de science nous montrent aujourd'hui comment la terre reprend ses droits et retrouve son rythme de vie depuis le confinement. La nature comme la vie ne se laisse pas organiser sans regimber. elle répond avec générosité à qui sait la respecter.  La situation vécue dans les maisons d'ainées depuis l'arrivée chez-nous de la covid-19 est un exemple de l'impuissance des systèmes qui répondent d'abord à des normes avant les besoins. C'est la même questions pour les Églises. Le coronavirus spirituel a vider les églises et nous n'avons pas écouter la vie et notre système ecclésial s'est avéré impuissant à répondre aux besoins spirituels des chrétiens. Nos gouvernements devrons revoir leur politique en santé surtout pour le regorupement des ainés dans des maison de plus en plus gande presque des monstres. Mon expérience en Église me dit notre urgent besoin d'écouter la vie, les personnes et de prendre la route avec eux.

En ce temps de confinement, nous avons du temps pour réfléchir et mieux comprendre notre vécu. Continuons à méditer cette piste chacun et chaucne apportant ses propres expériences, nous serons plus convertis le jour où la vie reprendra son cours plus normal. Que cette journée soit bonne pour vous toutes et tous qui me salurez aujourd'jhui.

 

vendredi, 24 avril 2020 12:47

Un beau moment d'Église.

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Ce matin, l'évangéliste  Jean (6, 1-15) nous présente Jésus dans un endroit désert loin des dépanneurs et des restaurants où une foule nombreuse l'a suivit. Alors Jésus va tester ses dsiciples: Où allons-nous trouver de la nourriture pour tant de monde? Les disciples sont dépassés et veulent renvoyer tout ce beau monde. Alors le Pasteur va parler. Vous avez dans cette communauté tout ce dont vous avez besoin pour nourrir la foule. Faites-les asseoir. La réponse vient de la communauté. Il y a un enfant qui posède votre réponse. Et dans les mains des disciples, le pain et les poissons se mutiplient et la foule est rassasiée. Jésus met en action la puissance de l'Esprit qui habite la communauté. Le premier miracle de Jésus n'est pas de multiplier le pain, mais de faire découvrir la puissance de l'Esprit dans la communauté. Ceci est encore vraie aujourd'hui.

Hier soir, j'entendais un artiste qui met en marche une guignolée pour venir en aide aux banques alimentaires débordées par les besoins à cause de la pandémie. La réponse aux besoins est dans la communauté. J'entendais un prêtre qui a développé une page "facebook" pour visiter les paroissiens, répondent à leur question et leur apporter une parole de réconfort. Ceci leur permet aussi de partager des expériences spirituelles qui nourrissent leur quotidien.   

Jésus nous présente l'attitude du pasteur qui connait ses brebis, qui sait ce dont elles ont besoin, ce dont elles sont capables et qui développe les dons de sa communauté. En ce temps de confinement ces situations se répètent chaque jour. La bonté, le partage, l'entraide, le support se multiplent dans nos communautés. L'Esprit est à l'oeuvre. Mais l'Esprit passe à travers les personnes. Nous avons besoin les uns des autres et nous voyons la vie de l'Église se réveillée dans l'agir des baptisés. Il me semble que Jésus vient me dire  aujourd'hui: Vous vous plaignez en Église de l'»absence des chrétiens, le manque de prêtres,   j'ai déposé, dit Jésus, tout ce dont vous avez besoin dans vos communautés, pourquoi ne vous en servez-vous pas? C'est la question que je porte. J'avoue que j'ai longtemps été comme les disciples, j'aurais aimer aller au dépanneur pour avoir des prêtres ou des chrétiens dans l'église. Aujourd'hui je pense autrement et chaque jour m'apporte un moment d'action de grâce devant la multiplication des pains et des poissons au coeur des communautés chrétiennes. Je crois que le temps est venu pou rnous de regarder ce que le monde laïc nous apporte de force, de chaleur humaine, foi en la vie, etc .. Ma conviction  est que l'Église du terrain est en train de se donner les ministres dont elle a besoin et nous invite ainsi à une grande conversion. N'oublions jamais que c'est un enfant qui a présenté les pains pour nourrir la foule. Les chemins de Dieu ne sont pas nos chemins. Alléluia.

jeudi, 23 avril 2020 21:28

Une maladie.

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On ne peut s'empêcher de penser aux personnes de la Nouvelle Écosse qui vivent une tragédie laquelle s'ajoute à la pandémie. D'autant plus que les familles doivent vivre leur deuil dans le confinement. Je ne peux m'emoêcher également de penser à toutes les personnes âgées qui vivent seules à l'écart de leur famille et surtout qui rencontrent la mort sans une main filiale pour soutenir leur courage.

Ces cas en tout semblable à bien d'autres nous font prendre conscience que notre monde souffre d'un mal presqu'incurable; un mal prenicieux qui le ronge. Cette maladie a pour nom le  système. Nous avons tout érigé en système qui sont devenus trop souvent des lieux de pouvoir et où les usagers, pour lesquels ces systèmes sont érigés, sont au bas de l'échelle et les derniers servis. que ce soit au plan éconimique, politique, de la santé et même religieux; ce qui nait comme un service devient rapidement un système. La tragédie de la Nouvelle Écosse est un cri d'une société qui souffre de la maladie du système, il en est de même de la violence vécue à tous les niveaux.

Ce cri de la sociéét est celui d'un "mal aimé." La recette d'une relation et d'une vie paisible est l'amour et le respect des autres. Notre société est en mal d'amour, d'accueil et de respect des personnes.  Le confinement nous fait réaliser l'importance et notre besoin de relation humaine, besoin de présence; nous avons tous besoin des autres. Comme chrétiens, nous devons retrouver des façons de prier, de communier ensemble et avec le Seigneur qui nourrissent notre vie intérieure et notre témoignage chrétien. Ce temps de confinement est  un moment précieux de discernement  sur l'importance de l'Eucharistie au coeur d'une communauté chrétienne. Peut être retrouverons-nous la célébration autour de la table de communion. Les Actes des Apôtres quer nous lisons nous montre comment les apôtres ont remplacé l'autel du temple par la table familiale de la communion. Profitons de ce temps d'arrêt pour nous demander où se trouve aujourd'hui la mission que le Christ nous a donnée au soir du Jeudi Saint. Prenons un temps de silence intérieur pour écouter l'Esprit nous indiquer la route. Cette route sera peut être celle de notre monde physiquement, mentalement et spirituellement aflfigés et blessés. Seigneur, tu sais mieux que nous ce dont nous avons besoin, éclaire notre lanterne pour nous permettre de suivre ta route et non la nôtre. Amen.     

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