Jos. Deschênes
La grandeur de l'être humain. Lc 6, 27.
Les lectures de ce dimanche nous renvoient à notre propre image intérieure. La beauté de ce que nous sommes. Le livre de Samuel nous présente Samuel devant son ennemi David endormi et sans défense. Samuel prend l'épée de David mais et se retire et il dira à David: Je n'ai pas voulu porter la main sur l'envoyé de Dieu. Samuel a son ennemi à sa merci et au lieu d'en profiter, il épargne sa vie. Nous sommes tous de par notre baptême des envoyés de Dieu.
Ceci me fait penser à Jésus sur la croix qui, au lieu de condamner, dira: Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font. Dans l'Évangile de Luc aujourd'hui, le Seigneur nous rappelle le grand commandement de l'amour: Pardonne même à tes ennemis. Mon ennemi est un enfant de Dieu créé comme moi a son image et ressemblance. Mais souvent un enfant blessé dans son coeur, son intelligence et est conditionné dans son comportement. Je me suis souvent répété que celui que je n'aime pas est le fruit lui aussi de l'amour inconditionnl du Père. je me souviens toujours de ce père qui disait à son fils qui venait de faire un coup pendable: "Tu es plus grand et plus beau intérieurement que l'acte que tu viens de poser."
Une queston peut nous retenir aujourd'hui: Qu'est-ce que l'amour? Ça veut dire quoi AIMER? Aimer, c'est être capable d'acceuillir l'autre ou les autres pour ce qu'ils, avec leurs différences, leurs blessures et marcher avec eux. Jésus nous invite à aimer quelqu'un non seulement ou d'abord pour ce qu'il fait, mais pour ce qu'il est. Aimer vraiment selon l'Évangile, c'est être capable de dépasser l'extérieur pour voir l'être humain, l'enfant de Dieu. L'amour est capable de réchauffer les hivers de nos vies et faire poindre la chaleur du printemps. Aimer n'est pas utiliser, mais faire grandir. C'est difficile au quotidien mais possible si nous travaillons avec Dieu et non sans lui ou contre lui.
Nous sommes invités à devenir ce que nous sommes; des êtres tissés par l'amour divin qui nous habite toujours et invités à rayonner de cet amour. La présence de l'Esprit en nous demeure toujours la force nécessaire pour vivre cet amour. C'est dans les moments difficiles que se vérifie la force et la grandeur de notre foi. Nous vérifions la robustesse de notre voiture dans les chemins raboteux et non d'abord dans les chemins pavés de neuf.
Nous sommes invités à devenir ce que nos sommes vraiment. Quand je suis devant quequ'un que je n'aime pas ou que j'ai de la difficulté à aimer, de mandons-nous: Si j'étais à sa place qu'est-ce que j'aimrais que l'on me dise? Qu'est-ce que j'aurais besoin que l'on fasse pour moi? Aimer, c'est remplacer le cycle de la colère et de l'agressivié par celui de la paix, du pardon, de la miséricorde. Nous avons tous un jour ou l'autre besoin de la force du Chirst ressuscité, notre communion eucharistique nous permet de communier à cette source même de l'amour qui devient le ciment de nos relations humaines.
Des miettes. Mc 7, 24-30.
Jésus rencontre une païenne, une syro-phénicienne qui lui demande la guérison de sa fille. Alors en bon juif, il rétorque qu'il est venu pour les juifs et non les petits chiens de païen. La dame a une réponse merveilleuse: Les petits chiens peuvent manger les miettes qui tombent de la table de leur maitre. Jésus n'est pas venu donner des miettes à personne; alors il répond à la foi de cette dame et la fille est guérie.
La réponse de la dame est stupéfiante. Elle ne dit pas: tu peux le faire, ou je crois que tu peux la guérir. Elle a un réponse de foi extraordinaire qui nous inspire. Le Seigneur réponds à la foi et il ne donne pas de miettes. Qu'est-ce que Jsus vient nous dire ainsi. Jésus veut nous faire prendre conscience que la personne humaine est la plus important. Il fait comprendre à la mère qu'elle a souvent préféré son chien, son travail, ses caprices aux bons soin de sa fille. Pour Jésus l'important est la personne humaine et il veut en m ême temps donner une leçon à la mère. Dorénavant prends bien soin de ta fille, elle est plus importante que tout le reste. Et moi?
Regarde qui tu es. Lc 6, 17; Jér. 17.
Les lectures de ce dimanche tant Jérémie que Luc nous invitent à méditer sur l'image de nous-même, celle que nous nous faisons et celle que Les textes nous envoient. Jérémie nous dit:» Si tu mets ta confiance seulement en toi-même, en tes propres forces, ta vie sera aride. Tu n'es pas seulement une bête à nourrir, tu es appelé à autre chose. Au contraire si tu comprends bien que tu es un être spirituel concçu à l'image d'un être supérieur à toi, tu as des valeurs spirituelles données par ton Créateur, alors tu seras comme un arbre planté près d'un cours d'eau qui bien irigué porte du fruit même dans les temps de sécheresse.
Le cours d'eau est symbole de cette présence divine qui nous habite et irrigue notre vie., Même dans les temps de sécheresse spirituelle, nous sommes alimentés par cette présence pour porter du fruit et des fruits en abondace. Il y a en nous cette force spitieulle qui nous fait porter des fruits de paix, d'amour, de joie, de miséricorde.... Si nous sommes capables d'aimer, de pardonner, d'aider même quand c'est difficile, c'est qu'en nous coule cette eau vive du Seigneur. Il nous faut en faire l'expérience.
L'Évangile de Luc avec les béatitudes nous envoie dans la même direction. Ces béatitude de Jésus sont lesc ommandements de la nouvelle Alliance. Elles conduisent les commandements du Sinaï à leur plénitude. Jésus dira: Je ne suis pas venu abolir la loi, mais la conduire à sa perfection. Si nous regardons les commandements donnés à Moïse, ils concernent des comportements, des façons d'e faire: Tu ne voleras pas, tu ne commetras pas l'adutère, tu adoreras le Seigneur... Ils commencent ordinairement par "TU". Ce sont des ordres venues de l'extérieur qui imposent des façons de faire. Et on nous dit: Le TU, TUE. Nous savons dans les relations humaines que souvent le TU, TUE la relation parce qu'il est un genre de condamnation.
Les béatitudes se situent au niveau humain et concernent des façons d'être. Ce ne sont pas des ordres, mais une invitation à être pleinement ce que nous sommes. Les béatitudes ne nous situent pas au niveau de l'agir, mais au niveau de notre être. Autrement dit, ce que tu fais est-ce que cela a du sens avec ce que tu es? L'invitation laisse l'être humain libre de ses choix. Et Jésus est venu nous libérer de toutes les entraves qui nous empêchent d'être libre.
Les béatitudes sont une invitation à avancer "selon la musique de notre être." Heureux es-tu si tu deviens un être de paix. Heureux es-tu si tu vises la pauvreté du coeur et que l'argent deviens un moyen se servir. Heurex=ux es-tu si tu dépasses les quolibets les injures pour respecter tes valeurs et ta foi. Nous sommes invités sur la route de la perfection avec le Seigneur. Alimenter par la force divine comme l'arbre planté près d'un cours d'eau pour porter du fruit, comme nous dit Jérémie. C'est là que notre liberté entre en jeu. Comme c'est une invitation, le choix nous appartient et c'est moins sécurisant qu'un ordre.
Jésus descend de la montagne et donne les béatitudes dans la plaine contrairement à Mathieu où Jésus reste sur la montagne. Ici Jésus parle à un foule rassemblée. C'est au coeur de notre quotidien que nous sommes invités à devenir des artisans de paix, d'amour, de pardon, de miséricorde. Les béatitudes nous renvoient à ce que nous sommes intérieurement. Elles sont l'habit de la foi que le Seigneur a confestionné avec le tissu de l'amour, de la miséricorde, du respect des personnes. C'est comme le vêtement nuptial de la Nouvelle Alliance en vue de participer aux noces éterenelles de l'Agneau. Notre Eucharistie devient un avant goût de cette communion éternelle.
Jésus bâtit son Église. Mc 6, 53-36.
L'Évangile de Marc nous présente Jsus au coeur de son Église. Sur la route du monde, il rencontre des malades, des pauvres, des estropiés, des malheureux et Jésus les libère de leur entrave. Jésus tranqillement bâtit son Église. Ce ne sont pas des murs de pierres ou des voutes finement décorées, mais des coeurs de chair souffrants. Les foules accourent vers Lui parce qu'ils sont certains d'y trouver l'accueil et le réconfort dont ils ont besoin.
Ce matin, Jésus vient me rencontrer pour bâtir avec moi son Église. En ce temps de pandémie, l'Église de Jésus Christ aussi est malade et a besoin de réconfort. Il n'y a pas seulement la maladie physique, il y a aussi le mental qui ne va pas bien, il y a la vie communautaire aussi au ralenti. Ma prière devient ce moment privilégié de rencontre avec le Seigneur, moment de communion qui m'unit aussi à tous mes frères et soeurs du monde pour leur porter un rayon de soleil, de lumière. Ma communion à tous ces gens dans ma communion au Christ nous libère de toutes ces entraves qui nous tiennent près de la terre. Jésus vient guérir ma liberté, ma vie parce que je suis son disciple et son témoin. Nous avons besoin de développer cette réalité que nous sommes ensemble l'.Église de Jésus Christ ici et maintenant. Bonne Journée.
A Cana.
A Cana, Jésus dit au serviteur remplissez d'eau ces urnes et puisez. C'est qu'il me dit ce matin: remplissez d'eau, l'eau de l'amour, de la paix, du pardon, de l'accueil, de la miséricorde les urnes humaines pour leur donner le goût du bon vin de l'alliance. Faires découvrir que le règne du Père est en eux et que je suis au sein de leur vie pour les accompagner. On entend parler de liberté de religion aujourd'hui à cause de la pandémie et de la ferneture des églises. Je suis perplexe. Ceci concerne trois ou quatre pour cent de la population. Qu'est-ce que nous réclamons pour les quatre-vingt-dix huit autres. Ce matin je suis triste et indigné de voir mon Église prendre position contre le passeport sanitaire pour aller à la messe alors que tout un peuple est en souffrance et que n'écoutons pas leur cri. Je prie pour notre conversion.
Envoyés en mission. Lc 5, 1-11.
Jésus passe sur la rive de notre vie et nous dit: "Je ferai de toi un pêcheur d'hommes." Voila la grande aventure que le Seigneur veut vivre avec chacun de nous à sa façon. Cet aventure est le fruit d'une rencontre personnelle et aimante avec Lui. Cette aventure sera fructueuse à la condition que comme Pierre nous puissions dire au fond de nous-même: Sur ta parole je vais jeter le filet. Le projet du Seigneur n'est pas le nôtre et nous n'avons â pas le regarder avec nos seuls yeux. Il faut laisser le regarde du Seigneur nous éclairer.
Nous savons tous que le poisson hors de l'eau meurt. Et Jésus nous envoie sortir l'être humain de l'eau pour qu'il vive .L'être humain de par sa condition d'être créé est souvent submergé par des eaux de détresse, de peur, d'angoisse ou de mauvaises habitudes; Jésus nous envoie en nous éclairant de sa parole pour libérer nos soeurs et nos frères de ces entraves à leur liberté. Notre mission est une mission de vie., une mission de guérison pour redonner la liberté de vie et spirituelle. La parole de Pierre est très importante pour la réussite de notre mission. Pierre est un habile pêcheur, il a pêché toute la nuit sans rien prendre et ce "blanc bec" de nazaréen vient lui donner des leçons de pêche. C'est normal que Pierre ait des réticences. quand nous entrons dans le domaine spirituel, nous devons dépasser nos connaissances humaines pour écouter l'autre et la vois du Seigneur inscrite en nous. Si les chrétiens sont partis aussi massivement de la pratique sacramentelle, ne serait-ce pas aussi parce que nous avons trop écouter notre propre parole?
Le Seigneur dit à Pierre: Avance au large. Sort de tes ornières, tes coutumes, tes sécurités et va là où le poisson t'attends. Le Pape François nous invite à aller aux frontières. Mais nous pouvons être au large et rester dans nos structures et nos idées toutes faites. Qu'allons nous faire au large? C'est une bonne question. Nous allons partager une expérience de vie, nous allons faire découvrir la présence du Christ au coeur de nos vies, nous allons inviter les gens à vivre de leur ressources intérieures et de la présence divine qui les habite. Aller au large, c'est avancer là où le monde vit pour les écouter et leur faire découvrir la richesse qui les habite. Nous n'allons pas leur dire des choses que nous avons et qu'ils n'ont pas, mais leur faire découvrir ce qu'ils sont et sans doute qu'ils ignorent. Aller au large à la manière de Jésus, c'est passer d'un mode de transmission comme hier, à un mode de découverte. L'athlète découvre ses forces et les développe, l'entraineur ne lui donnepas de forces, il lui fait découvrir ce qu'il est. Alles au large, c'est aussi faire découvrir à l'être humain ce qu'il est.
Ils prirent tellement de poissons que les filets menaçaient de se rompre. La parole de Jésus est féconde. Cette fécondité nous a été donnée aussi lors de la création: Soyez fécond, dit le Créateur. Notre mission sera féconde dans la mesure où nous nous laisserons éclairer par cette parole inscrite au fond de notre coeur. Souvent dans notre vie spirituelle nous comptons trop sur notre unique force et nous sommes voués à l'échec. Notons que Luc nous dit que les apôtres quittèrent tout et le suivirent. Ils quittèrent non seulement leur barque et leur métier de pêcheurs, ils quittèrent tout. Ils quittèrent leurs vision de la vie religieuse, leurs ornières, leurs peurs, leurs hésitation et leur doute et suivirent Jésus. C'est à cela que je suis appelés aujourd'hui. Dans uns société en changement nous sommes invités à quitter nos visions dépassées par la vie pour avancer au large avec le Christ.
Ce texte de Luc m'anvoie deus messages spéciaux aujourd'hui. D'abord nous sommes invités à une expérience profonde avec le Christ en nous pour entendre sa voix et pouvoir dire comme Pierre en ce temps difficile: SUR TA PAROLE JE VAIS JETER LE FILET. Et un autre message est TOUT QUITTER POUR SUIVRE LE CHRIST. En ce temps de changement dans la société, nous aimons rester dans le confort de nos habitudes, de nos sécurités et Jésus m'invite à tout quitter pour le suivre au large de la vie. Faisons confiance à la parole de Dieu inscrite en nous.
Jésus guérit.
Jésus guérit un homme prit d'une maladie qui le rend intenable. Il envoie la maladie dans des porcs qui se jette dans la mer. Mc 5, 1-20. Qu'est-ce que Jésus vient me dire ce matin? On peut dire beaucoup de choses de ce texte. La première leçon que je retiens est que Jésus vient nous guérir et nous rendre libre. Les porcs n'existaient pas en Israël, c'est l'animal de l'envahisseur Romain. Jésus guérit l'homme de ce qui l'empêche d'âtre lui-même et indique en même temps qu'il libère le peuple des forces extérieures qui briment sa liberté. Une leçon que nous devons retenir pour nous personnellement et que toute religion devrait aussi garder au fond du coeur. Jésus est venu nous apprendre à vivre selon "la musique de notre être" selon l'expression que j'aime bien. Nous sommes facilement portés à imposer nos façons de voir et à brimer la liberté des autres.
Nous avons à l'apprendre à l'intérieur des mesures sanitaires en ce temps de pandémie. Nous vivons souvent des contradictions. Le convoi de la liberté de cette fin de semaine en est un exemple. Le "convoi de la liberté" est venu brimer la liberté de vie des citoyens d'Ottawa. C'est le convoi de ma liberté et je me foute de la vôtre. J'ai le droit de manifester dans la mesure où je n'empêche pas les autres de vivre. Nous n'avons pas toujours la même définition de la liberté. Jésus est venu nous guérir et nous permettre d'être nous même. Parfois la guérison est lente. Réfléchissons un petit peu. Bonne journée.
Si je n'ai pas l'amour...
Jésus me dit par la bouche de Paul: Si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. 1 Cor. 12, 31 sss. C'est le message qu'il m'adresse pour ma journée. Ça rappelle le chant de Raymond Levesque: Pourquoi le monde est sans amour. Il est intéressant de relire ce texte en remplaçant le mot AMOUR par mon nom. "Jos prend patience, etc.. Certaines paroles nous font grincer des dents. C'est comme cela que nous touchons de plus près nos blessures et nos difficultés. C'est là aussi que la parole nous aide à améliorer notre façon d'être. Laissons-nous imbiber de cet amour gratuit du Seigneur pour le semer autour de nous. Bon dimanche.
tu es don.
Alex Deschênes: Tu es don, Novalis, 2021. Il s'agit d'une étude très approchable de la Théologie du corps de Jean-Paul 11. C'est un livre que j'aurais aimé lire quarante ans passés, mes réponses aux jeunes couples ou adolescents auraient été plus convenables. Cette étude veut simplement nous inviter à mieux découvrir qui on est pour vivre mieux ce que nous sommes. "Deviens ce que tu es", tel serait une belle leçon a retenir. Bonne lecture.
Écoute.
Aujourd'hui nous sommes bombardés d'informations et de réflexions de toutes sortes où il est parfois difficile de s'y retrouver. Les uns disent blancs, d'autres disent bleus ou noir sur le même événement ou même décision. Jésus nous dit ce matin: Faites attention à ce que vous entendez. Mc 4, 21-25, Nous vivons un temps où la liberté prend bien des sens et du terrain et cela doit nous rendre prudent. la vérité sortira presque toujours de son silence.
Nous devons nous laisser inspirer par l'attitude de Jésus Christ. La liberté et la vérité me permettent de défendre mes droits mais je ne vis pas seul dans le désert. Vivre en société suppose à la fois des droits mais aussi des devoirs. Ma liberté finit là où la liberté de l'autre commence. Jésus dans l'Évangile nous inspire à prendre le temps de discerner ce qui est juste ou non. J'entendais hier soir une dame parler de pro choix. C'est bon dans la mesure où je ne brime pas le choix de l'autre. À voir les attitudes, je ne crois pas qu'on ait toujour sla bonne définition de "choix." Ce matin, ma prière est que l'Esprit qui m'habite éclaire mes choix afin qu'ils soient bons et purs. Bonne journée.
