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Homélies, réflexions et spiritualité

Nouvelles

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

lundi, 20 novembre 2017 15:35

La prière du CD.

Je me suis posé la question: Est-ce que je prie comme un CD? je fais tourner un CD, c'est beau, mis une fois terminée, c'est fini. Mais parfois je reste accroché aux paroles ou à la mélodie pendant un certain temps. Je fais mes prières que je récite de mon mieux soit par coeur ou avec l'aide de textes. Une fois terminé je passe à autre chose. Comme mon CD, c'est fini. Un signe de croix et hop, c'est fini,  la journée commence.

Questionné, j'ai ouvert la Bible: Montre-nous à prier. Lc 11, 2. Les apôtres ont vu Jésus en prière. Ils étaient habitués comme moi à réciter de nombreuses prières, et voyant Jésus en prière, ils se sont dit: faudrait apprendre à prier, ça l'air le "fun". Le texte ne nous dit pas le contenu de la prière de Jésus. Ce qui a frappé  les disciples est l'attitude de prière de Jésus.

Alors Jésus leur a dit: quand vous priez, parlez à votre Père. Il leur a donné un exemple dans le Notre Père. Il n'a certes pas donné un texte à apprendre par coeur, mais indiqué une route pour parler au Père. Mais j'ai ressorti mon CD et enregistré le Notre Père que je récite fidèlement et avec bonne conscience. Ma mémoire a longtemps zigonné sur cette réalité et je me suis dit: Si j'allais visiter mon père chaque jour en lui répétant toujours la même formule, il se poserait surement des questions.

Les formules de prières sont importantes, mais elles sont comme le seuil d'une maison. Quand j'entre quelquepart, j'ouvre la porte, je franchis le seuil et je suis en présence de gens et en état de communion avec eux. C'est un peu cela les textes de prières. Ils nous permettent d'entrer en nous d'y découvrir une présence et d'entrer en communion avec cette présence divine. Le CD est terminé, La prière commence. Je ne termine plus un temps de prière par un signe de croix. Je ferme mon livre, toute ma journée devient prière, communion avec cette présence du divin rencontrer  en moi. C'est ainsi que souvent je ne récite plus le Notre Père, mais je dis mon Notre Père, je m'adresse à mon Père, -parfois quand je célèbre seul chez moi-  je suis en communion avec la présence divine qui m'habite.  Voila, je crois, où l'Esprit nous conduit.

dimanche, 19 novembre 2017 16:57

Une source jaillissante.....

Noua avons vécu une animation sur le thème de la vie selon Simonne Pacot. Quelques personnes avaient le goût d'aller plus loin dans cette volonté de faire grandir la vie telle que nous la possédons. Simonne Pacot s'inspire beaucoup de la Parole de Dieu et du même coup nous fait découvrir la Parole sous un nouveau jour qui nous rejoint davantage dans le vécu. Prenons-nous des chemins de vie ou de mort? Comment les blessures nous arrêtent dans notre évolution et comment aussi ces même blessures ou difficultés peuvent être des chemins de vie si nous savons les vivre. Ce fut une journée très enricihissante qui nous  conduira sans doute à mettre sur pied un groupe de lecture pour en fair profiter d'autres personnes. Notre monde à soif et faim de spiritualité, de sens, de façon de retrouver son équilibre spirituelle. Nous vivons actuellement un temps d'Église fructueux en découverte de la Parole de Dieu. L'image de Dieu se refait doucement dans le coeur des chrétiens.  L'être humain est en perpétuel changement, la société est en changement constant et nous interpelle sur la route de la vie. Pendant que les systèmes meurent doucement mais à travers des spasmes douloureux, la vie chrétienne se fraie un chemin comme une nouvelle pousse au printemps. Je redis avec coerur»: La vie est belle!

dimanche, 19 novembre 2017 00:27

Face à toi-même.

Jean-Marie Lapointe: Être face à la rue. Ed. Libre expression. 2017. L,auteur raconte son expérience auprès des itinérants. En lisant ce livre, je voyais repasser le chapitre 25 de Mathieu qui défilait  devant mes yeux à chaque page. Le Père Benoit Lacroix disait que les chrétiens avaient délaissé la pratique sacramentelle mais avaient gardé vivante la pratique de la charité sur le terrain. Ce livre en est la preuve vivante. C'est une lecture qui ne laisse pas indifférent,  qui élève et nous montre du doigt l'oeuvre de l'Esprit dans la vie quotidienne. "Je rêve d'une Église qui prenant des empreintes de tout être humain découvre le doigt de Dieu" écrivait quelqu'un. En lisant ce livre que je voyais le doigt de Dieu à chaque page. Ne serait-ce pas une belle forme de "diaconie" exercée dans l'Église? Moi, je rêve d'une Église qui qui pourra découvrir l'Église là  où elle vit. Bonne Lecture.

jeudi, 16 novembre 2017 17:32

Baisse ta vitre!

Quand je voyage, souvent je dois baisser ma vitre soit parce qu'il fait chaud, ou pour donner ou demander un renseignement. Je la baisse aussi pour donner des sous aux étudiants qui font un pont payant pour leur voyage de fin d'année. Baisser sa vitre, c'est entrer en contact avec quelqu'un, c'est enlever une frontière qui m'empêche de communiquer avec l'autre. Trop souvent peut être je garde ma vitre levée. Baisser sa vitre, c'est acceuillir un sourire et se laisser transformer, se laisser évangéliser par l'autre. Alors, je me donne un mot d'ordre: Baisse ta vitre!

 

mardi, 14 novembre 2017 23:23

Nazareth ou Jérusalem.

Il m'apparait extrêmement important pour bien comprendre Jésus Christ et aussi Charles de Foucauld de bien connaitre Nazareth, la spiritualité de Nazareth. Jésus est né et a vécu à Nazareth, lieu d'incarnation, à Jérusalem il y est allé pour être condamné à mort. le Père Emmanuel Asi résume ces deux spiritualités, celle de Nazareth et celle de Jérusalem.

Nazareth est synonime de charismes et d'engagement. Jérusalem de devoir et d'obligation.

A Nazareth, nous parlons de laïcs et d'une liturgie de la vie. A Jérusalem nous rencontrons des prêtres et des lévites.

A Nazareth, c'est une voix prophétique. A Jérusalem, ce sont des liturgies, des rituels et des rubriques.

A Nazareth, la Parole de Dieu est la force du prophète. A Jérusalem, la structure et la loi constituent le pouvoir des prêtres et du roi.

A Nazareth, Dieu est incarné. A Jérusalem, Dieu a été mis à mort, assassiné et crucifié.

Ces deux spiritualités contituent un défi pour nous encore aujourd'hui et sont l'image de notre conception de Dieu et de la religion. En nous demandant dans quelle spiritualité Jésus s'est située, posons-nous aussi la question dans laquelle je me situe comme disciple, comme croyant, comme chrétien, comme prêtre? Cette question, Charles de Foucauld se l'est posée et y a répondu par sa vie. Il disait: "J'aspire à Nazareth." Il voulait s'emparer de Nazareth. Il ne voulait pas vivre à Nazareth, mais laisser Nazareth vivre en lui comme un chemin de vie..

 

mardi, 14 novembre 2017 23:13

Une question?

Mathieu en 25, 14 nous présente une parabole: Un maitre part en  voyage et confie des talents à ses employés leur donnant la repsonsabilité de les faire fructifier. Il fait confiance à ses gens. Deux ont doublé leurs talents, un seul a eut peur et l'a enterré. Je me suis posé une question farfelue, question que je me  pose depuis longtemps en Église. Quand un prêtre quitte une paroisse, il est parfois difficile aujourd'hui de le remplacer. Serait-il pensable de faire comme le monsieur de l'Évangile et de confier des responsabiltiés à des gens sur place pour continuer l'animation de la paroisse, présider aux  baptêmes, aux funérailles, à des célébrations dominicales de la Parole etc ... C'est certain que je rêve en couleur, mais il me semble que l'Esprit Saint est encore dans l'Église quelque part.

mardi, 14 novembre 2017 15:37

Question de peur. Mth. 25, 14-30.

 

VIVRE, c'est quitter l'esclavage et vivre debout a écrit un sage. Nous sommes souvent esclave du regard de l'autre, de son approbation ou souvent nous avons peur de sa réaction et nous vivons dans la peur sans jamais nous réaliser pleinement. Ne serait-ce pas la leçon de l'Évangile d'aujourd'hui?

Le Seigneur dit: aux uns je donne cinq talents, à d'autres deux talents et à certain, un seul talent. Notre mission est de faire fructifier ces talents. le Maitre de la parabole ne revient pas chercher le fruit de son investissement, mais voir comment chacun a fait fructifier son don.

Jésus fait appel à notre sens des responsabilités et à notre fécondité intérieure. Ou bien nous sommes féconds et feront fructifier ces dons, ou bien nous serons stérile et allons l'enfouir par peur de le perdre. Ceci nous rappelle le texte de la création: "Soyez féconds." Fécondité de l'intelligence, du coeur, de l'esprit et de la chair.

Faire fructifier les dons reçus est une mission qui fait partie de notre être de chrétien et d'enfant de Dieu. Le baptême nous fait participer au sacerdoce donc à la mission du Christ. Il fait de nous des prêtres, des prophètes et des pasteurs. Je suis un être spirituel et non seulement animal. Comme baptisés et disciples du Christ nous sommes envoyés faire d'autres disciples: "Allez, enseignez, faites des disciples." C'est là notre fécondité de baptisés. Ce n'est pas quelque chose qui s'ajoute à notre être, mais qui en fait partie et nécessaire comme l'air que l'on respire.

Cependant nous vivons des peurs qui bloquent trop souvent notre agir et favorisent la stérilité de notre action. Nous avons peur de l'opinion des autres, de la pauvreté de notre agir, du rejet, des critiques, ... de sorte que nous enterrons nos talents au lieu de les faire fructifier. L'image que nous avons de Dieu, un Dieu vengeur, punitif, peut aussi bloquer notre fécondité. Il sera peut être temps de purifier notre image de Dieu. Le Dieu de la parabole est un Dieu bon, qui fait confiance, rend responsable, donc un Dieu qui fait avancer et non qui paralyse.

Mais nous pouvons nous demander aussi quel sort nous réservons dans nos communautés paroissiales à celui ou celle qui a peur et cache son talent. Est-ce qu'il est abandonné à lui-même? Est-ce que la communauté   met en route un accompagnement pour soutenir ces personnes? Il ne faut jamais oublié que trop souvent nos structures, nos disciplines et nos lois paralysent la bonne volonté des chrétiens.  Si moi je suis dans cette situation, quelle action j'entrevois pour développer mes talents? Comment je deviens adulte et libre dans ma vie et dans ma foi?

L'Évangile nous invite à nous mettre en route ensemble dans le respect les uns des autres pour permettre à chacun de développer ses talents et rendant grâce pour tous les dons et charismes déposés dans nos communautés  chrétiennes pour l'annonce de la Bonne Nouvelle.

dimanche, 12 novembre 2017 18:03

vivre....

VIVRE, c'est quitter l'esclavage et vivre enfin debout.

Nous sommes trop souvent esclaves du regard de l'autre, de son approbation, de sa considération. Mais pour qui  sommes-nous venus ici sur terre? Pour que l'autre soit heureux ou pour que nous le soyons. Vivre en fonction de l'autre, c'est choisir la survie. Vivre en fonction de soi, c'est quitter la survie pour enfn vivre notre vie.

 

mercredi, 08 novembre 2017 15:08

Le voile du Temple se déchire. Mc 15, 38.

Lors de la mort de Jésus le voile du temple se déchire, ce qui séparait le monde de Dieu vient de disparaitre. Au baptême de Jésus le ciel se déchire et Dieu s'adresse  au Christ. Lors du procès de Jésus, Pliate déchire sa chemise ne trouvant pas de motif de condamnation. Lorsque Jésus passe quelque part, il déchire tout ce qui fait obstacle à sa venue. Jésus déchire nos idéologies, nos façons de le concevoir pour nous indiquer le vrai chemin de vie. Jésus est venu dire au monde que sa présence n'était pas dans des lieux d'abord mais dans le coeur et la vie de chaque personne. Le premier lieu  où Dieu est présent et se fait découvrir est la nature: l'université du Bon Dieu. elle n'est pas bâtie de main d'homme.

Nous nous sommes fabriqué des lieux de présence du Christ, nos églises,  oratoires, tabernacles. Nous sommes pârfois prisonniers de ces lieux qui sont devenus une charge financière trop lourde. Ces lieux sont importants pour nous mais ne changent rien pour Dieu. Le Père Candiard, o.p. écrit: Mais il est central dans une vie chrétienne, que cette frontière entre le lieu sacré et lieu profane, si commode pour nous, se défasse. La distinction n'est pas évangélique, et je crois qu'au contraire, Jésus passe son temps à déchirer tous les rideaux du Temple qui établissent une séparation entre la vie ordinaire et la présence de Dieu. Il faut que la présence de Dieu déborde l'église."  Quand tu étais sous le figuier, P. 144.

En  méditant ces textes, je pensais aux chants populaires, que l'on califie de profane, que nous pourrions utilisés lors des funérailles par exemple. Nos chansonniers écrivent des textes magnifiques qui parlent au coeur et pourraient nourrir la vie et la foi des chrétiens. Alors que nos chants reigieux si beaux soient-ils parlent à la tête et laissent les gens sur leur appétit. Le Père Congar avait écrit la même chose, il y a plusieurs années: "Il y a deux mille ans, Jésus est venu nous dire que la dualité grecque du sacré et du profane n'existait pas et nous en sommes encore prisonnier." Jésus n'a pas fini de déchirer les rideaux que nous dressons erntre nous et Lui.

Ceci nous renvoie à la rencontre de Jésus avec la Samaritaine au puits de Jacob: "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est ni sur la montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Les vrais adorateurs adoreront en esprit et en vérité." Jn 4, 21. Nous sommes envoyés au premier tabernacle, celui de notre vie, de notre coeur. Si humainement nous avons besoin de lieux, ce ne sont que des moyens. Pour ma part, un lieu important de rencontre du Seigneur est aussi ma chambre à coucher. Dans ce lieu de silence, je rencontre au coeur de ma vie Celui qui m'habite entierement. "Dieu comble son bien-aimé quand il dort." Ps 126, 2.

mardi, 07 novembre 2017 18:04

La passion de Jésus.

Jésus vient s'attaquer à une société qui rejette les gens, les mette à l'écart de la vie sociale soit à cause de leur maladie ou par respect des lois. Il veut signifier que les personnes sont plus importantes que les lois. C'est ainsi qu'il guérira un lépreux le jour du sabbat: Mc 1, 40. Les lépreux étaient ces personnes atteintes d'une maladie que l'on croyait contagieuse qu'il fallait écarter, aujourd'hui ce sont des personnes qui ne répondent pas toujours aux lois ou coutumes et que l'on met de côté, que l'on exclus. Le jour du sabbat, personne ne fait d'activité, repos complet. Alors la passion au coeur du Christ fut le respect des personnes, dans une communauté, nul n'est exclus, et les lois sont au service des personnes et non l'inverse.  Jésus entre dans nos Galilées personnelles ou paroissiales pour changer nos mentalités.

La passion de Jésus pour les pauvres et les mal aimés de la société va le conduire à s'opposer aux société qui oppriment les personnes et les empêchent d'avancer. Il prend la défense de ces personens et guérit un paralysé. Mc 2, 1-12. Il va ainsi démontrer l'importance des personnes sur les lois.

Cette passion de Jésus pour les personnes va le conduire à donner des leçons aux parents dont l'amour étouffant empêche les enfants de vivre librement leur vie. C'est la contestation des pouvoirs soit public ou famillial qui étouffent et il va guérir la fille de Jaïre. Mc 5, 35.

Cet amour des personnes va conduire Jésus à s'attaquer aux sociétés qui exploitent les personnes au lieu de les guérir. Mc 5, 21, guérison de la femme hémoroïse qui perd sa vie et qu'une foule de médecins ont exploitée. Jésus va même annoncer au monde qu'il est venu mettre au pas les esprits mauvais et la mort en marchant sur les eaux. Mc 6, 45.

Jésus est venu annoncer un monde nouveau, un monde où les personnes et les serviteurs sont en première ligne et ses actions viennent entériner son enseignement. Ses miracles ne sont pas seulement ou d'abord des gestes merveilleux et de puissance, ils sont surtout des signes que le royaume de Dieu est arrivé et qu'il est actif au coeur du monde. Cette passion l'a mis en contradiction avec les chefs de la société de son temps et la fidélité a  cette passion au coeur du Christ l'a conduit au Calvaire et à la résurrection.