Jos. Deschênes
L'Université du Bon Dieu
Ce matin, je m'arrête à la prière. C'est quoi prier? Autrefois nous avions la prière en famille le soir, et les prières terminées, mon père restait un bon moment en silence, la tête entre ses deux mains, appuyé sur le dos de sa chaise. C'était silence. Aujourd'hui je revois ces moments comme des instants de divin. Une fois les prières terminées, mon père priait.
J'ai découvert la prière pour moi à l'université du Bon Dieu. La nature a toujours eu un attrait spécial dans ma vie. Assis sur un coprs d'arbre mort, contemplons la nature. Il y a plusieurs essences d'arbres, chacune ont leur beauté et leur utilité: sapin, épiniette, bouleau, cèdre, cormier etc ... jamais les uns ont livré la guerre aux autres. Chaque espèce rend hommage au Créateur selon ce qu'il est. Dans cette contemplation, j'ai appris le commandement du Seigneur: Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Le parterre devant la maison présente une variété de fleurs qui font la beauté du jardin. Quand je le regarde j'admire cette beauté. Quand Dieu regarde le monde, il voit son parterre de fleurs avec ses variétés. Les lfeurs rendent gloire à Dieu à partir de ce qu'elles sont et vivent dans l'harmonie les unes avec les autres.
Assis près d'un cours d'eau, nous contemplons la force de l'eau qui coule à travers des méandres très sinueux. L'eau, c'est fort. Si la rivière continue toujours de couler, c'est qu'une source l'alimente. La rivière se fit sur sa source et reste fidèle à la source. En moi aussi une source alimente ma vie. Dans la mesure où je reste fidèle à la source et que j'ai confiance en ma source, ma vie continuera d'avancer et de grandir comme le cours d'eau qui coule toujours vers un cours d'eau plus grand et plus profond.
Ceci me conduit à Jésus dans l'Évangile de Jean: "Ce n'est plus sur la monagne ni au temple que vous adorerez, mais en esprit et vérité." Jn 4, 21. La nature, l'oeuvre de Dieu est une école de vie, de prière, de contemplation. La prière est communion avec Dieu en nous. La prière est contemplation. Nous avons fait beaucoup de nombrilisme avec la prière. Remarquons la différence dans la façon de prier entre Abraham dans Gn 18, 20-32 et Jésus en Luc 11, 1-13. Abraham est au niveau des mots, des supplications, il veut faire changer Dieu d'idée. Alors que Jésus invite à une relation de communion avec un Père. Une chose est certaine, Dieu n'a pas de répondeur sur son téléphone. Quand on l'appelle, ce n'est jamais une boite vocale qui répond, mais Dieu lui-même. Ensemble, frères et soeurs chrétiens, apprenons la contemplation, la prière à l'école de l'université du bon Dieu. Et comme l'écrit le Père Ringlet: "Entrez dans le jeu. Laissez-vous cajoler par la nature qui vous entoure, embrassez-la, qu'elle vous embrasse et que ce cloître devienne le lieu privilégié d'une grande tendresse."
Se glisser dans l'Écriture.
Écouter des moines.
Gabriel Ringlet: Effacement de Dieu. La voie des moines poètes. Albin Michel. Le Père Ringlet est professeur de théologie à Louvain et nous présente des extraits des moines poètes qui n'ont pas toujours été bien acceptés mais qui nous parlent avec chaleur de la rencontre du Christ dans la vie. En présentant ces extraits, le Père Ringlet nous dit son Dieu et sa foi. Ces textes sont parfois étonnants mais toujours riches de spiritualité. Ils éclairent notre vie spirituelle et notre agir chrétien. Les images des poètes pénètrent jusqu'au fond de l'être et les images ne provoquent jamais de conflit alors que les concepts, les énoncés théologiques provoquent souvent des batailles d'idées ou de mots. Laissons réchauffer notre coeur à la chaleur de cette parole.
Le coeur brûlant
Gilles Baudy, moine poète, pour expliquer le coeur brûlant sur le route d'Emmaüs, parle de remonter la mèche, comme on faisait hier avec nos lampes à l'huile. "A Emmaüs, tu étrennais tes pas tout neufs quand nous trainions les nôtres sur le chemin de la déroute. La nuit tombait, mais en nous tu remontais la mèche. (...) Dans une fraction de seconde, nos yeux s'ouvrirent sur une absence."
Remonter la mèche. Voila une image qui parle au coeur refroidit par le temps. Que de souvenirs remontent à la surface. Souvent ma mère disait: Monte un peu la mèche de la lampe pour jeter plus de lumière. Parfois aussi elle disait: Baisse la mèche tu vas noircir le globe. Il en est ainsi dans nos vies spirituelles. Quand la noirceur ou le doute s'installe nous avons besoin de remonter la mèche au contact de la Parole de Dieu, dans la prière ou encore avec un bon ami e. Parfois il arrive que la mèche est trop haute, le globe se noircit et la vie s'éteint. L'important est de doser au mieux la force de la lumière pour un éclairage approprié. Méditons bien cet exemple du Christ accompagnant ses disciples et remontant la mèche de la foi -assez mais pas trop. Nos contemporains ont besoin de découvrir cette présence du Christ ressuscité en eux et que nous les aidions à remonter la mèche de la foi pour que leur coeur se réchauffe et qu'ils "s'ouvrent sur une absence."
La chambre nuptiale.
Une communauté de Moines appelait leur chapelle "la chambre nuptiale." Ils se levaient la nuit pour un temps de prière à la chapelle et ils avaient baptisé ce lieu de chambre nuptiale. Ce lieu de la rencontre de deux amours: l'amour de Dieu qui vient à la rencontre de l'amour de l'être humain. L'amour de Dieu qui vient féconder et faire grandir l'amour de la personne humaine. Je trouve cette image très belle et je souhaite que l'on développe dans nos communautés chrétiennes des chambres nuptiales.
Ce lieu peut être aussi dans chacune de nos vies. Dans mon intérieur, il y a ce lieu de rencontre de deux amours. Dieu habite au coeur de nos vies et l'amour de Dieu vient rendre fécond mon propre amour et féconder ma vie quotidienne. Ce lieu de l'intimité, lieu de l'amour réciproque, lieu qui fait naitre la vie. Des chrétiens et chrétiennes aujourd'hui me parlent souvent de ce besoin de retrouver de ces lieux de silence, de paix, de communion. Les chrétiens ont délaissé la pratique sacramentelle, les rites et découvre une soif de spiritualité. Ils sentent le besoin de descendre dans leur puits intérieur chercher l'eau du Bon Dieu pour se désaltérer. C'est la recherche de l'essentiel.
Il faudrait convertir nos églises en fonction de ces besoins. Aménageons un lieu de silence à l'écart, baptisons-le comme on voudra. et convertissons la grande salle de l'église en maison du Bon Dieu, c'est à dire en salle de la communauté, de la famille chrétienne où les gens viennent fêter, se rencontrer, goûter, danser, célébrer. Ne nous laissons pas mourir à petit feu. Est-ce que la "chambre nuptiale" verra le jour?
J'ai lu.
Yvan Lamonde et Bruno Demers: Quelle laïcité? Médiaspaul. Ces deux auteurs jettent leur porpre regard sur cette question d'actualité qui a fait dépenser bien de la salive. Yvan Lamonde, historien, prone un changement assez radical dans la façon de voir cettte problématique, tandis que Bruno Demers, théologien, est davantage favorable au point de vue défendu par l'Église. Ils posent la distinction entre déconfessionalisation et laïcisation. Une petite brochure qui apporte un éclairage intéressant et nous aide à se former notre propre idée en meilleure connaissance. Bonne Lecture.
Quand vous priez ... Lc 11, 1-13.
Les disciples voient Jésus prier, il semble tellement heureux qu'ils lui demandent de le leur apprendre à prier. Dans la prière, Jésus a commencé à prêcher par l'exemple. Jésus en prière a donné le goût aux disciples de prier. Avant d'être des mots, des formules, la prière est d'abord une attitude, une relation. La prière est communion de vie avec Dieu qui s'exprime parfois avec des mots. La vie de Jésus a été prière et ma vie doit être aussi prière. "La prière est le souffle de Dieu en nous, qui nous permet de participer intimement à la vie intérieure de Dieu et de naitre de nouveau." H. Nouwen.
Alors Jésus va dire aux siens, quand vous avez le goût de prier adressez-vous à Dieu comme à un Père. Parlez à votre Père. Jésus va donner une formule pas tant dans l'intention qu'ils répettent les mots mais qu'ils découvrent comment s'adresser à son Père. D'abord parler au Père et ensuite parler de moi au Père. Quand je m'adresse à mon père, je commence par le saluer et lui dire que je l'aime. On veut que notre père soit aussi aimé, respecté et reconnu pour ce qu'il est. Par la suite je vais parler de moi, lui dire mes joies, comme mes rêves, mes peines et mes projets pour que mon père partage son expérience et me donne des lumières.
Jésus m'invite à faire la même chose avec mon Père. "Que ton nom soit sanctifié, ta volonté se réalise ... Ensuite je lui parle de moi: Permets- moi d'avoir toujours du pain, celui du coeur, du corps, de l'intelligence; donne-moi la grâce de pardonner comme toi tu pardonnes; aide-moi à ne pas abandonner la foi, à ne pas succomber au désir de tout lâcher quand ça va mal. Ainsi la prière devient l'expression d'une relation quotidienne avec le Seigneur. Avant d'être des mots, la prière est d'abord une vie. Ma vie comme baptisé doit être prière.
Il est important de nous situer devant la prière et les prières. Les prières sont des dévotions nécessaires, importantes pour exprimer souvent notre prière. Mais la prière est relation de vie et d'amour avec Dieu. ma vie, mon travail, mon repos sont prière parce que vécus dans une relation d'amour et de reconnaissance avec Dieu. Souvent quand mes prières sont terminées, ma prière commence. Comme dit le psaume 139: Que je me lève ou m'assois, tu le sais." Tous nos gestes sont connus de Dieu et réalisés en communion avec deviennent prière.
Souvent notre prière a un caractère négatif, nous prions contre la jalousie, la colère; nous ne voulons plus être ceci ou cela. Notre prière doit être positive, ne pas prier contre la jalousie mais avec la jalousie, avec ma colère ... ma vie, ce que je suis est l'objet de ma prière. Quand j'étais jeune, nous n'avions pas l'aqueduc, nous avions un puits artésiens. Nous creusions le puits jusqu'à une veine d'eau et cette eau était l'eau du Bon Dieu. C'est comme cela la prière, descendre dans notre puits intérieur pour rencontrer l'eau du bon Dieu. Notre vie deviendra prière d'action de grâce.
Nous avons besoin de ...
Si nous écoutons notre monde aujourd'hui, nous sommes témoins de guerre, d'attaques inhumaines, entre pays et même entre personnes. Nous sommes témoins d'un monde blessé qui ne sait plus guérir ses blessures. si nous écoutons autour de nous, nous sommes témoins de relations humaines difficiles, brisées expressions d'un monde blessé qui ne gère plus ses relations. Même nos paroisses sont parfois en lutte les unes contre les autres, des mouvements chrétiens vivent des chicanes inrternes désatreuses, des membres d'une même famille ne se parlent plus. L'agressivité montent sans cesse, notre monde est blessé.
Nous avons besoin de pasteurs. Nous avons besoin d'hommes, de femmes, d'adolescents capables de créer des relations de communion, de respect des autres dans leurs différences. Michée dit: "Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple." 7, 14. "Je suis le Bon Pasteur, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent." Jn 10, 14. Et Mathieu écrit que nous sommes la famille de Dieu frères et soeurs de Jésus Christ. Mth 12, 46-50. C'est le message que je retiens de la liturgie de ce mardi 19 juillet.
Notre monde a besoin de pasteurs: d'hommes, de femmes, d'adolescents capables d'écouter les brebis, d'écouter leur soif et leur faim pour leur donner une parole qui nourrit et fait vivre. C'est la mission que Jésus Christ s'est donné d'établir entre nous des relations de communion:" Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés." Notre monde est blessé et a besoin de pasteurs, pasteures pour soulager et guérir les blessures. Ce fut la mission du Christ et c'est la mission qu'il nous a confiée le jeudi saint au soir. Chaque fois que nous venons communier à l'Eucharistie, nous venons chercher la force de réaliser cette mission au quotidien.
Un pasteur est quelqu'un de fécond, qui accompagne la vie pour la faire gandir. Le Pape François nous rappelle que le pasteur n'est pas celui qui dit aux gens quoi faire ou penser, ne se situe pas au niveau de la loi: permis ou défendu, mais accompagne la vie, se situe au niveau du sens et des valeurs. C'est la mission confiée à tous les baptisés.
Notre monde est en réaction contre un pouvoir qui écrase, domine et dicte des façons de faire. Notre monde est en réaction contre un pouvoir qui n'écoute pas les personnes avec leur soif et leur faim, mais leur propose sa propre nourriture. Notre monde a besoin de pasteurs qui écoutent la soif et la faim de l'être humain d'aujourd'hui pour lui donner la nourriture qui fait grandir la vie. Mais une condition essentielle pour écouter la soif de l'autre, il faut d'abord savoir écouter sa propre soif et sa propre faim.
Nous sommes dans l'année de la miséricorde. La première porte de la miséricorde à ouvrir est celle de notre coeur. Notre monde a beosin de pasteurs: hommes, femmes, adolescents qui se placent à l'école de Jésus, qui se placent à l'écoute de leur propre coeur, de leur porpre soif et faim pour comprendre et accueillir l'autre et bâtir la communion. Dans la mesure où nous s'aurons nous écouter et nous placer au dela`des structures, des loi, du permis et défendu, nous pourrons rejoindre l'essentiel et bâtir un monde meilleur. Avec l'année de la miséricode, c'est le temps de commencer.
Encore un massacre.
Un soir, un travailleur entre chez lui de mauvaise humeur. Il s'est chamaillé avec son patron et comme le patron est le plus fort, il n'a pas gagné et est reparti agressif. En arrivant à la maison pour le souper, malheureusement la soupe est trop salée, il rouspète contre sa femme. Cette pauvre femme ne voulant pas augmenter la colère se tait et encaisse de l'agressivité. Son fils vient demander quelque chose, elle se sent bousculée et repousse l'enfant qui à son tour laisse grandir de l'agressivité. L'enfant est dérangé par le chat et lui administre un bon coup de pied qui l'envoie promener. La chat à son tour développe de l'agressivité, il rencontre une souris et mange la souris. C'est le phénomène de l'agressivité.
Peut-être que l'escalade de massacres vécus ces derniers temps s'inspire du même phénomène. L'Amérique et l'Europe ont vécu leur temps d'escalades meurtrières dans des pays où ils n'avaient pas d'affaire. Comme ils sont les plus forts, l'État Islamique utilise la ruse pour destabiliser ces puissances. Il faut lutter contre ces massacres inhumains, mais il serait peut-être bon de regarder la racine de ce mal pour guérir la maladie. Acutellement nous prenons des Tylénol, ça calme la douleur mais ne guérit pas. Nous avions un exemple dans nos anciennes grammaires: "Qui sème le vent récolte la tempête." Nous avions aussi un autre adage: "L.homme est un loup pour l'homme."
Comme chrétiens qui croient en l'Évangile, nous savons que les armes ne ferons jamais la paix. Elles font gagner des guerres, mais conduisent rarement à la paix. Nous savons aussi qu'on ne bâtit jamais sa place en écrasant les autres, un jour ou l'autre l'explosion se fait. Le chemin de la paix est celui de la miséricorde, du pardon et de l'amour, c'est le chemin du respect des personnes et des nations. Il y a deux mille ans, Jésus est venu nous faire part de ce projet. Combien de millénaires faudra-t-il encore pour que ce projet se réalise? Nous devons travailler pour que les êtres humains tirent la leçon de l'histoire et s'attellent vraiment au projet de la paix. Il ne s'agit pas de convertir l'État Islamique, mais de se convertir ensemble à ce qui est pleinement humain et donc pleinement divin.
St-Élie de ...
Nous avons visité St-Élie de Caxton. Moi, j'ai le goût d'écrire St-Élie de Fred. C'est beau St-Élie. Village propre, svelte et bien habillée comme une mariée en attente de son futur. Les gens sont fiers de leur village. On a l'impression que les maisons poussent comme des champîgnons parmi les arbres et sont d'une belle propreté.
En parlant d'arbres. ils ont un arbre très spécial qu'on ne voit nulle part ailleurs. Un arbre qui produit des parpamanes. Il est garni de ce fruit spécial que nous ne pouvons pas cueillir et pour la simple raison que ce sont les lutins qui les cueillent la nuit. La nuit, les lutins se permettent une petite ballade, cueillent les parpamanes et les déposent dans les paniers des restaurants, des hotels, des garages. Le jour venu les gens du village peuvent s'en régaler. C'est la spécialité de St-Élie. Si vous avez le temps, laissez-vous raconter la façon de planter un arbre de parpamane par Fred Pèlerin. C'est une opération qui demande plusieurs années de pratique, presqu'autant que de devenir médecin.
Le jeudi soir, dans le garage des arts, on présente un 5 à 7 musical. Les gens du village comme les visiteurs s'y rendent pour écouter la musique. Mais la musique est tellement forte qu'on ne l'écoute pas, elle nous assomme. Le soir où j'y ai assisté, pendant un boum de musique, le toit du garage a levé d'un bon pied et j'ai eu le temps de voir trois lutins, prit de frayeur, passer entre le toit et le mur. La musique est tellement forte que le temps s'arrête. L'horloge à l'entrée marquait cinq heures, et à la fin du spectacle, elle marquait encore cinq heures. le temps s'était arrêté. Comment font-ils pour savoir qu'il est sept heures pour arrêter? Je l'ignore et personne n'a pu répondre à mon interrogation.
St_Élie est tellement loin que nous avons l'impression d'être au bout du monde et que faire deux pas de plus, on tombe dans le vide. C'est l'impression vécue quand on monte au calvaire. La voiture arrive sur une butte et devant c'est le vide. On croirait que c'est la fin du monde. Mais non, la voiture redescend et nous retrouvons le chemin. Ce chemin est tellement étroit que nous ne pouvons même pas rencontré un lutin, il doit atttendre en haut. Mais sur le sommet: quelle féérie! St-Élie déploit sa robe de noblesse un peu comme un paon étale sa queue aux multiples couleurs. La forêt est d'un vert jamais vu ailleurs. C'est un immense jardin et le Paradis terrestre rougirait à côté de St-Élie.
St-Élie, c'est surtout la maison d'un conteur et humoriste de talent. St-Élie prend les couleurs de cette homme qui met de la chaleur, de la musique, de l'amour dans le coeur des personnes qui ont la chance de le rencontrer et de l'écouter. St-Élie n'est pas un village, c'est une vie qui éclate sous le talent de Fred Pèlerin.
