Jos. Deschênes
Thomas, mon jumeau. Jn 20, 19-31.
Ce matin, j'ai fait un rêve. Je ressuscitais à place de Jésus et ma première visite aurait été pour le peuple qui avait crié à Pilate: Crucifie-le; je serais ensuite aller visiter Pilate pour lui faire voir son coup raté. Je serais allé visiter les Grands Pêtres pour les inviter à la conversion. Mais c'aurait été un signe de faiblesse et de vengeance. Jésus a pris un autre chemin.
Depuis Pâque, nous sommes passés avec les apôtresà cete période de découverte et d'expérience de la résurrection du Christ. Pour nous, l'occasion d'affermir notre propre expérience, notre propre foi au Christ vivant au coeur de nos vies. La foi n'est pas un acte qui se prouve au plan scientifique, seule une expérience personnelle nous permet de connaitre cette présence divine au coeur de notre vie. Aujourd'hui dans notre Église, après des années de remise en question nous sentons une remontée de l'expérience spirituelle. Il s'agit davantage d'une démarche personnelle de foi que suscite l'amour.
Dans l'Évangile de notre dimanche notre jumeau Thomas nous donne une laçon de foi avec son doute. il pourra dire: Mon Seigneur et mon Dieu. Qui de nou saujourd'hui peut dire avec foi et amour: Mon Seigneur et mon Dieu. À Thomas,Jésus dira: vois mes mains, vois mes plaies, vois le brisure de mon côté. Tuomas a eu cette avantage de toucher les plaies de Jésus. Et nous? Je peux aussi touche rle splaies de Jésus quand je renccontre un frère ou une soeur découragé et que je prends le temps d'accompagner un peu, quand je rencontre une personne blessée par la vie ou par d'autres personnes et que je prends le temps de soulager avec amour. Les plaies de Jésus sont encore là béantes dans la vie de bien des gens surtout dans ce temps de guerre et je peux les toucher. Est-ce que ma prière est le chamin qui me conduit vers les autres, et ce chamin est celui de l'amour.
Jésus ressucité nese présente pas comme quelqu'un de puissant, mais il se fait reconnaitre sous les apparences d'un blessé qui apporte son pardon. Il nous invite aussi à toucher ses plaies dans les autres, autour de nous et en nous. Ce geste ne sera pas un geste de division, mais un geste d'accueil, d'amour et de réconciliation. Il est beau et grand ce geste de Jésus qui dit à Thomas: vois mes mains, vois mon côté; Jésus ne demande pas un geste de pitié, mais un geste d'amour. Souvent dans des repas entre amis, il arrive que quelqu'un expose ses soufrrances et son besoin d'être aidé. Les personnes présentes qui on des liens d'amitié avec lui ou elle, apporte une écoute et un soutien. C'est le geste de l'amour. C'est celui de Thomas et de Jésus.
Nous avons tous l,occasion un jour ou l'autre de toucher les plaies de Jésus. Nous avons l'occasion de rencontrer quelqu'un qui doute et cherche, quelqu'un qui soufre dans son corps ou son coeur et qui a besoin d'apaisement, des gens qui ont délaissé l'Église et sont en recherche de vérité, de paix et parfois de consolation. Même dans l'Eucharistie nous recevons aussi un Jésus blessé qui cherche un peu d'amour autour de Lui. Que notre communion soit aussi un moment d'accueil et de prière avec un Jésus aux mains endolories. puissions-nous dire avec Thomas: Mon Seigneur et mon Dieu.
Pâques. Jn 20, 1-9,
Le Christ est ressuscité, Alléluia! C'est le dimanche de Pâques. E. Renfort écrivait: "Pour un croyant aucune preuve de la résurrection est nécessaire, pour l'incroyant, elle n'est pas suffisante." Il ne peut y avoir de preuve valable de la résurrection, seule une expérience personnelle permet la foi. Dans l'Évangile de Jean ce matin, Marie Madeleine va au tombeau pour être prés de celui qu'elle aime. Le tombeau est vide. Notons quelques détails importants. La pierre est enlevée, et c'est une femme la première qui va au tombeau,
C'est Marie Madeleine qui va au tombeau. Pendant que les disciples sont renfermés à Jérusalem par peur des juifs, Marie sort de bon matin pour retrouver Jésus. Elle s'y rend attirée par la force de l'amour. Ceci nous indique une condition essentielle pour retrouver Jésus au coeur de nos vies. Ce n'est d'abord parce que d'autres nous l'ont dit, mais parce que j'en ai fait l'expérience personnellement. La foi est le fruit d'une démache personnelle et d'une rencontre avec le Seigneur. Mais cette visite nous redit aussi la place que revêt le ministère des femmes dans la communauté. C'est un sujet de méditation que l'Évangile d'aujourd'hui nous propose. Celui qui aime et se met en route pour le rencontrer le trouvera certainement.
La pierre est roulée devant le tombeau et ce dernier est vide. L'obstacle majeur devant le tombeau est disparu. Je peux me demander pour moi aussi qu'elle est la pierre que je dois enlever dans ma vie pour rencontrer le Seigneur? C'est peut-être la pierre de mon indifférence, de mon orgueil, etc. C'est un obstacle qui m'empêche aujourd'hui de rencontrer la Christ en moi. Les disciples viennent au tombeau sur la parole de Marie et le disciple que Jésus aimait vint, vit et il crut. Pierre le cérébral vient aussi, il entre, voit et le texte ne dit pas quIl crut. Seul l'amour éveille la foi et la fait proclamer.
La seule preuve de la résurrection aujourd'hui est notre présence comme chrétien. La résurrection n'est pas un retour à la vie, elle est un passage à une autre forme de vie comme la naissance. La mort est le terme de la vie ici-bas et le passage vers une autre forme de vie éternelle. La plupart d'entre nous avons vécus dans un monde où la foi allait de soi, on croyait tout simplement. Aujourd'hui nous vivons dans un monde plus critique qui veut faire sa propre expérience. Nous sommes invités a faire l'expérience de Jean au tombeau: "Il vit et il crut." Le texte ne dit pas: Il sut et il crut, non savoir et croire mais VOIR et croire.
Alors ce matin, c'est l'entrée de l'humanité dans l.éternité. C'est pour assurer cette éternité que Jésus par amour pour nous souffrit la passion et voulu rester en nous pour nous accompagner sur le route vers cette éternité. Et pour nous accompagner, il nous donna l'Eucharistie, présence régulière au coeur de nos vies, présence d'amour, de communion, de partage qui ne nous fera jamais défaut.
Méditons....
Nous vivons en Église des moments difficiles aujourd'hui. La pratique religieuse est faible, l'argent ne rentre plus dans les coffres des Fabriques et l:avenir s'annonce difficile. C'est qu'une société nouvelle est en train de naitre et la société ancienne disparait doucement. Depuis nombre d'années nous avons essaye toutes sortes de remèdes dans de nouvelles formes de structures qui n'ont rien apportées de neuf. Alors quoi faire?
Je crois qu'il nous faudrait penser d'abord l'Église comme un peuple en marche dans une société donnée. on ne peut pas essayer de conserver le modèle d'hier et nous ne pouvopns pas inventer un modèle nouveau. L'Église ne s'invente pas, elle se vit et se bâtit. Ce nouveau modèle ne peut venir d'en hasut, mais partir d'en bas vers le haut sous la mouvance de l'Esprit divin.
Si j'écoute mon expérience, je crois qu'»il faut avoir le courage et la patience de s'assoir avec les gens aujourd'hui pour écouter ce dont ils ont besoin. On parle beaucoup de spiritualité aujourd'hui. Ce sera sans doute le filon à exploiter pour avancer. Partir du désir des chrétiens dans le concrêt de leur vie et par petit groupes de vie regarder l'avenir. Comme l'on fait les premiers chrétiens. Il ne faut pas avoir peur d elaisser tomber les manières de faire d'hier, la pratique sacramentelle, des ordres et des obligations pour redonner une certaines liberté d'actions aux chrétiens. Il s'agit moins d>'étuder les discours du Pap ou des cardinaux que de prêter attention aux discours des chrétiens d'ici pour qu'ils remontent vers les Évêques et le Pape. Nos Évêques sont des guides et non des Maitres qui dispensent la doctrine et les façons de faire.
Il nous faudra repartir de questions comme: Qu'est l'Église? ce qu'elle est dans notre monde d'aujourd'hui afin de se libérer des vieux schèmes d'hier. La notion d'Église s'est durcie au cours des siècles et a perdue une bonne partie de sa valeur. Elle est devenue une faiseuse de rites. Pour ma part, je ne crois pas que c'est l'Église qui est malmenée, mais la façon dont nous l'avons présentée et vécue. Nous sommes passés au cours de l'histoire d'une Église communauté à une Église de foule et je crois que c'est malheureux.
Essayons de retrouver la notion d'Église à la lumière de la Parole de Dieu, et ensuite nous regarderons comment la vivre.
Lazare, Dehors, Jn 11, 1-45.
Aujourd'hui, l'évangéliste Jean nous rapporte une page magnifique de la vie de Jésus. Celui-ci ressusscite dans l'amour celui qu'il aime. C'est une belle page d'Évangile, un grand geste d'amour. Jésus demande d'abord d'enlever la pierre qui bouche l'entrée du tombeau, puis il demande à Lazare de sortir. Un geste émmouvant fait par amour d'un ami décédé.
Comme au matin de Pâque, on enlève la pierre devant le tombeau. Enlevez la pierre de vos vies nous dirait Jésus. La pierre est ce symbole de tous les objets qui encombrent nos vies chrétiennes et nous empêchentd e vivre librement à la sute du >Christ. Ce peut être des obligations, des amours attachements, de l'argent qui bloque nos relations, etc.... Nous trainons trop souvent dans nos vies de ces attaches qui conduisent en dehors de la route tracée par l'Évangile. Enlevez la pierre, détachez-vous de ces liens qui briment votre liberté nous dirait Jésus.
L'attitude des deux soeurs esrt aussi intéressante à méditer. Marthe court à la rencontre de Jésus alors que Marie reste bien tranquille à la maison. Marthe en profite pour dire à Jésus: Si tu avais été ici, mon frère ne seraitpas mort. Mais l'absence de Jésus était voulue. C'était pour manifester la gloire de Dieu. Marie le contemplative ne vient pas à la rencontre de Jésus, elle sait ce que Jésus va réaliser pour elles. Jésus sait que le geste qu'il va poser l'entrainera à la mort. Les autorités juives ont peur de Lui et se disent que s'il continue, le peuple va croire en lui et ces messierus vont perdre leur pouvoir. C'est pourquoi ils chercheront à le mettre à mort. C'est ainsi que Caïphe avait dit: Vous ne comprenez qu'il est de votre intérêt qu'un seul homme meurt pour le peuple plutôt que la nation toute entière périsse. Alors Jésus sait que ce geste de ressusscité Lazare va le conduire à la mort.
Mais dans un geste d'amour profond, Jésus dira: Lazare, viens dehors! Imaginons ce geste très émpuvant pour la famille. Beaucoup s'ouvent à la foi, d'autres se ferment sur eux même et refusent et les Grands Prêtres se déunissant en conseil pour décider de so sort. Aujourd'hui encore beaucoup ne croient pas à cette présence de Jésus ou son indifférents. Lazare est chacun de nous avec ses pierres; et Marie dit: Non, il sent mauvais. Peut être que derrière nos pierres nous aussi nous avons peur que cela sente mauvais parce que nous jugeons les gens ou les méprions. Mais à nous aussi Jésus nous dit: SORS. Je vais guérir ton mal. C'est ce que Jésus réalise pour nous à chacune de nos Eucharisties. Jésus nous redit: Viens dehors avec moi et je guérirai ton mal.
Élargit l'espace de ta tente.
Anne-Marie Pelletier: Vivre au risque de l'autre. Novalis. 2025. À parrtir du texte de la Genèse: "Élargit l'espace de ta tente," Lauteur nous met en présence de cette vision du monde d'aujour'hui de se replier sur soi même et rop souvent d'oublier l'autre. L'auteure nous montre à partir de la Bible cette importance de l'accueil, de l'ouverture à l'autre... Lecure enrichissante.
Refléter la lumière du Christ. Jn 9, 1-41.
J.sus sortant du Temple vit un aveugle de naissance. On demande à Jésus: Qui a pécéh, lui ou se parents, pouir qu'il soit aveugle? Alors profite de l'événement pour faire une petite catéchèse, pour nous dire que nous chrétiens devons être une lumière, reflt de la lumière du Christ, pour notre monde. Nous ne sommes une lumière par notre propre moyen parsonnelle mais en nous laissant illuminer par Jésus Christ dans son Évangile. Jésus nous dit simplement que si nous cvoulons voir ele monde avec des yeux plus clairs et bienveillants, il s'agit simplememnt de se laisser illuminer par LUI.
Depuis le premier dimanche du carême, Jésus nou sinvite à être nous même, à demeurer fidèle à notre être intérieur. Aujourd'hui il nous redit: Si tu veux être reflet de ma lumière soit fidèle à toi-même, à ton être intérieur. En sortant du Temple, les gens rencontre un homme souffrant d'un handicap, leur première question: Qui a péché? Ils ne s'occupent pas de l'état de l'homme mais de savoir qui a péché pour le rendre aveugle, qui est coupable. Cet homme avec un handicap n'existait pas, il n'a pas d'intérêt pour les gens. C'est probablement le sort encore aujourd'hui de nombreux handicapés que la société oublie ou n'églige. On croit peut ête encore aujourd'hui que les malades, les handicapés sont des êtres punit par Dieu. On croit souvent que Dieu agit comme nous.
Tous les êtres humains handicapés ou non est un être divin venu de Dieu et nous sommes tous dans les même conditions spirituelles, égaux. Nous sommes tous crées par Dieu et donc divin. Dieu n'agit pa comme nous. Il ne punit pas, mais pardonne, soutien et accompagne. et souvent une personne atteint d'un handicap est L'occasion pour les autres d'être présence de Dieu. Aujourd'hui l'homme aveugle est l'occasion pour les autres d'être lumière du Christ en lui prodiguant une préesnece, un accompagnement et recevant de lui un témoignage de foi qui peut renforcer notre propre foi.
Alors Jéus s'arrête et pour comble, c'était un jour de Sabbat. Les gens veulent savoir ce qui s'est passé: L'homme qu'on appelle Jésus a fait d ela boue, il me l'a appliqué sur les yeux et m'a dit: Va te laver. J'y suis allé et je vois. Alos Jésus a guérit l'homme non seulement par sa voix mais aussi par le toucher. La voix e tla toucher sont important pouor un aveugle. Ila indiquent une présence, une proximité, de la tendresse l'opposé de la colère, de l'indifférence ou du mépris. C'est un don. Trop souvent nous faisons le contraire mais au fond de tout être humain il y a un morceau de bonté et d'humanité caché par des des mauvaises habitudes ou des blessures.
Il est intéressant de constater la différence de situation juste dans le regard des gens et celui de Jésus. les gens voient un coupable ou des coupables punis et nl'autre voit un être humain rempli de bonté qui a besoin d'être reconnu pour ce qu'il est. Ceci vient me poser une question: Quel est le regard que je pose sur les autres? Est-il comme celui de Jésus ou à l'image de celui des gens% Le contraste est saisissant entre ces deux regards dans le texte d'aujourd'hui. Celui qui était aveugle, voit; et ceux qui voyaient deviennent aveugles. Tu es tout entier dans le péché et tu nous fait la leçon. et ils le jetèrent dehors. Jésus est venu pour les malades, les handicapés et aujoourd'hui il nous apprend à être agent de lumière et je crois la chose devenu très urgente dans un monde en changement et qui prend ses distances de l'Église et devient a-religieux. Soyons fidèle à nous mêmes comme Jésus l'a été.
L'eau qui redonne vie. Jn 4, 5-42.
La vie de l'être humain ressemble à un cours d'eau. Elle est fidèle à la source qui l'alimente et se répand en se donnant pour faire germer et entretenir la vie. L'eau arrose les terrains secs, répand une humidité bienfaisante sur la terre pour que la vie grandisse. La sécheresse détruit la vie. L'eau aussi répare les terrains brisés et aide la vie à reprendre sa place. C'est le message de notre célébration d'aujourd'hui avec la rencontre de la Samaritaine au puits. À la condition de rester fidèle à sa source qui alimente.
Jésus fatigué et assoiffé se repose au puits de Jacob alors que la femme vient cueillir de l'eau. Elle vient le midi alors qu'il n'y a personne au puits parce que sa vie est brisée et elle ne peut entendre les commentaires des gens qui viennent aux heures d'affluence. Alors fidèle à lui-même, Jésus se repose. Il demande à la femme de lui donner de l'eau. Jésus va lui donner une eau qui guérit. Il lui dit: Appele ton mari. Je n'ai pas de mari, qu'elle lui répond. Jésus lui dit: tu as 5 maris et maintenant tu es seule. Et à ce moment Jésus va guérir son coeur, lui donner l'eau qui rassasit la vie intérieure. Et la femme lui dit: Seigneur, donne moi de cette eau que je n'aie plus soif et n.aie plus besoin de venir puiser. La Samaritaine fait l'expérience du Christ Messie et laissant là sa cruche et les disciples et part proclamer à tous sa rencontre avec quelqu'un qui lui a dit ce qu'elle est, une femme blessée, et qu'Il vient de guérir à de sa profonde blessure intérieure.
À la suite des tentations et de la transfiguration des dimanches précédents, Jésus nous donne l'exemple où nous conduit la fidélité à notre source intérieure, la fidélité à nous-même. Il nous donne aussi l'exemple de la qualité de notre vie, de notre mission: Donner la vie, faire naitre la vie, guérir les coeurs brisés. Jésus ne commence pas sa mission chez les riches qui pourraient lui rendre au centuple le bien qu'il leur ferait. Il va chez les pauvres, les gens mal pris et aussi des ennemis des juifs. Pour Jésus, l'important est la personne humaine et pas d'abord ce qu'elle a fait. La femme est étonnée de constater que Jésus lui parle parce que les juifs ne parlent aux Samaritains. Et Jésus commence par lui demander un service: Donne-moi à boire. Il ne lui fait pas de reproche ou de commentaire sur sa vie, il lui demande de l'eau. La femme est étonnée: Comment tu es juif et tu me demandes à boire à moi, une samaritaine.
C'est touchant et merveilleux de voir Jésus s'adresser à la samaritaine. Il vient à elle comme un mendiant qui a beosoin, il entre en dialogue avec elle, il lui fait confiance et alors il peut entamer un vraie démarche de conversion. Il peut aller plus loin et lui donnera l'eau qui désaltère l'intérieur du coeur. Çeci ma rappelé un souvenir. Je faisais la visite paroissiale au début de mon ministère et j'entre un soir dans une maison où la dame est seule, elle m'offre à m'asseoir et prend un petit pouffe et va se placer devant la téléviseur dos à moi. Nous sommes que les deux dans la maison. Le mari entre et s'assoit pas un mot. Le femme ferme la télé et vient s'assoir face à moi et commence à vider son sac de colère contre l'église, les curés. Je l'écoute sans un mot. Je dois partir parce que d'autres familles m'attendent. Alors je me lève, lui donne la main et à son mari et lui dit: Madame, vous avez sans doute souffert beaucoup de l'Église pour avoir autant de colère dans votre coeur. Ils se sont regardés les deux et le mari me dit: Revenez nous voir, nous aimerions parler avec vous. Je reviendrez.
Ces gens blessés par la vie qui garde au coeur des fissures profondes ont besoin d'être aimés, acceillis et être rassasiés de l'eau de la vie et de l'amour. La rencontre de Jésus avec cette femme au puits de Jacob est une rencontre d'amour. La rencontre dont elle avait besoin. Jésus est venu étancher notre soif de vivre, d'être heureux, soif d'aimer et d'être aimé. Les gens viennent à Jésus d'abord sur la parole de la femme, puis ensuite ils lui diront: Maintenant nous croyons que c'est lui le Messie, le Sauveur du monde. C'est la parole que l'Évangile d'aujourd'hui nous invite à proclamer haut et fort dans un monde brisé par l'ambition, la jalousie, la colère où il nous faut offrir l'amour, l'accueil, la tendresse. Nous devons avoir d ela bonne eau à offrir pour conduire les gens à Jésus. Nous devons aussi être à l'exemple de Jésus des mendiants et non des milliardaires., des chrétiens fidèles à leur source de vie: Jésus Christ.
Une invitation. Mth. 17, 1-9.
Nos lectures de ce 2e dimanche de carême nous invitent à sortir de nous même pour suivre l'invitation du Seigneur à nous dépasser et à devenir profondment nous même. À Abraham, Dieu dira "Quitte ton pays et vers le pays que je te montrerai." Et Jésus invite ses disciples à quitter leur confort pour l'écouter et le suivre,
"Quitte ton pays, ta famille, ton père et ta mère, ta maison et va vers le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation." Dans l'Évangile, Jésus se présente aux siens sous un jour nouveau et leur Dieu leur dit: Écoutez-le. Nous avons là deux invitations du Seigneur à devenir ce que nous sommes vraiment. Abraham est installé confortablement dans ses habitudes et idées préconçues alors Dieu l'invite à sortir de ce confort pour le suivre sur la route de la vie. Dieu vient de le choisir pour en faire le père d'une grande famille. Abraham partit avec son neveu Loth vers un pays inconnu. Dieu lui demandait un grand déracinement pour bâtir ailleurs un projet concernant le monde entier de l'époque.
Sur la montagne, Jésus se présente sous un autre jour et leur dit: Écoutez le. C'est à dire, suivez-le sur le chemin qu'il vous indique. Remarquons la réplique de Pierre; Il est bon d'être ici, dressons-y trois tentes. Alors une voix du ciel se fit entendre et dit; C'est mon fils bien-aimé, Écoutez-le. C'est une autre invitation à sortir de nos sécurités pour prendre la route avec le Christ. C'est comme si Jésus leur disait: Regardez bien ce que vous serez si vous édoutez ma voix, si vous demeurez fidèles à vous même. L'invitation de la transfiguration est une invitation à quitter nos conforts, nos idées toutes faites et à nous ouvrir sur l'avenir.
Écoutez-le nous dit le texte de l‘’Évangile. C'est une invitation à faire silence dans nos vie pour entendre la voix de Dieu. C'est une invitation à aller dans le silence de la montagne pour entendre ce que le Seigneur veut nous dire, pour entendre le projet que le Seigneur veut vivre avec nous. Nous avons tous l'occasion de faire cette expérience, un jour ou l'autre, comme je l'ai fait moi même, il y a près quatre-vint ans. Dieu nous donne la lumière pour orienter nos départs et éclairer notre route.
Il m'apparait que dans notre situation d'Église que nous vivons présentement, cette invitation trouve toute sa raison d'être. La société change, les besoins ne sont plus les mêmes qu'hier et notre mentalité, nos façons de voir doivent aussi changer. C.est à nous aujourd'hui que le Seigneur redit; Quitte ton pays et va vers le pays que je te montrerai. La foi demeure la même, mais nos croyances et nos façons de faire doivent changer. L'Église sort doucement de l'église pour se retrouver dans la rue. Dimanche dernier nous avons rencontrer Adam, Eve et Jésus devant un choix et nous avons pris conscience des conséquences de leurs choix. Aujourd'hui Dieu nous invite encore à choisir de devenir des disciples sur la route à la rencontre des hommes et des femmes d'aujourd'hui. Que la lumière du transfiguré éclaire la route que nous avons à prendre pour sortir de la nuée qui obscurcit notre chemin et entendre Dieu nous dire: Celui-ci est mon Fils bien-aimé, Écoutez-le.
En lisant.
Paulo Coelho: La cinquantième montagne. L'auteur a pris le récit d'Élie dans le premier livre des rois et en a fait un roman. Pour comprendre cette lecture, nous devons nous reférer au livre d'Élie. C'est intéressant. Bonne lecture.
L'heure des choix. Mth 4, 1-11.
La liturgie de notre premier dimanche de carême, nous présente deux personnes placés devant des choix de vie. Dès le point d edépart du carême, on veut nous mettre devant nos propres choix. Nous avons les gens au début d ela création placés au Paradis terrestre devant une interdiction de Dieu, un choix de vie pour Adam et Eve. C'est le commencement du monde. Dans l'Évangile une autre personne, Jésus, est placé aussi devant des choix. C'est le commencement de sa vie publique. Il est intéressant de méditer la façon dont chacun répond à ces choix. Le Seigneur nous a doué d'un libre arbitre et veut placer l'être humain en face de choix, comment va-t-il utiliser son libre arbitre?
Lors de la création, les gens restent attirés par leur désir humain, l'arbre était beau à voir et le fruit était bon. Alors la femme mange, en donne à l'homme et ils sont heureux de leur choix. Remarquons que lorque Dieu vient, ils sont semblables à nous aujourd'hui: Ce n'est pas ma faute, c'est le femme; ce n'est pas ma faute c'est le serpent. C'est la faute des autres. nous avons les mêmes réactions dans des situations embêtantes aujourd'hui: ce n'est pas ma faute, on m'a menti, je ne le savais pas, etc. Jésus répond d'une autre façon devant le choix qu'il a à faire, nous allons le méditer.
À Jésus aussi, on présente des choix intéressants; on le questionne au niveau du pouvoir ou d'un besoin essentiel de l'être humain: Fais que ces pierres deviennent du pain. Quand tu es dans le désert, sans nourriture, la faim te travaille le ventre rapidement. Mais Jésus se réfère à Dieu pour refuser. On le tente ensuite au niveau de son amour de Dieu: sur le pignon d'une maison, on lui dit: Jette toi en bas, Dieu va venir te secourir. Jésus encore une fois va se reférer à une parole de Dieu pour refuser. Enfin il est tenter au niveau de l'ambition, de la possession: sur une haute montagne pn lui dit: Si tu m'adores, je te donnerai tout ce territoire. Mais Jésus répond tu n'adoreras que Dieu seul.
Jésus a le choix entre une d.écision selon "la musique de son être" comme dit Jean Vanier. Une décision qui va selon son être profond, qui va le faire grandir ou bien -comme Adam et Eve- répondre à un désir immédiat qui va faire obstacle à l'épanouissement de sa valeur d'enfant de Dieu. Nous sommes souvent placés devant des choix qui nous feraient avancés et grandir , mais la nature humaine est assez forte pour nous faire choisir autre chose, comme dit l'Écriture: Nous fait manquer notre cible. C'est aujourd'hui que nous avons à répondre, à faire nos choix. C'est aujjourd'hui que nous bâtissons nos relations d'amour avec les autres et avec Dieu. C'est aujourd'hui que nous avons à vivre nos relations personnelles avec Dieu, son Fils et l'Esprit.
Mais il faut toujours se souvenir que Dieu ne punit pas. Il est présent pour nous accompagner et nous aider à avancer, à faire de meilleurs choix, il est patient et nous attend. Nous sommes responsables de nos choix et nous devons en assumer les conséquences. C'est nous qui nous plaçons dans de mauvaises conditions par des choix à l'encontre de notre être d'enfant de Dieu. Dieu nous prend tels que nous sommes et nous aime aussi tels que nous sommes et nous aide à avancer et à devenir meilleurs.
C'est confiant dans cet amour divin que nous pouvons commencer notre carême vers la Pâque prochaine. La prière, le partage, et la reconnaissance de l'amour de Dieu en nous sont les trois piliers de notre démarche intérieure. Le carême est d'abord une affaire de coeur et d'amour avant d'être des gestes extérieurs à poser. Comme l'a écrit Frédéric Lenoir: "Va vers toi. "Oui laissons émerger les bons côtés de notre personne, embrassons-les, bénissons-les, et demain sera meilleur.
