Jos. Deschênes
L'auberge.
Les disicples sur la route d'Emmaüs s'arrêtent à l'aiberge et là ils découvrent une présence du ressuscité. Comme auparavant le bon samaritain conduira le blessé à l'auberge pour le faire soigner. L'auberge est donc un lieu important dans la vie de Jésus et du chrétien.
L'auberge est le symbole de l'hospitalité, de l'accueil, comme le fils prodique sera reçu par son père et accueilli comme un fils. Même la graine a besoin de l'hospitalité de la terre pour germer et porter du fruit. La porte et les fenêtres n'ont d'autre utilité que de laisser passer la lumière, que d'éclairer la maison. Mais la maison joue son rôle que dans la mesure où on se sent chez soi, que nous puissions jouir de l'intimité.
Le temps qu enous vivons en Église qujourd'hui nou invite à faire de nos églises comme de notre coeur des auberges accueillantes, ouvertes et remplies d'amour. Des auberges où chacun se sent chez soi et heureux d'y revenir. Prions pour que notre Église devienne une auberge où les chrétiens font l'expérience du ressuscité et ainet le goût de venir célébrer.
Des intrus.
Pierre a eu la mauvaise idée de guérir un paralysé sans avoir été mandaté par les grands prêtres. Quelle audace!. Act. 4, 1-12. Les grands prêtres lui demandent de quel droit il se permet d'agir ainsi. Ce texte est très éclairant pour notre vie chrétienne et d'Église. Les grands prêtres sont les défenseurs et les protecteurs de la loi et de la docrine, alors l'Esprit Saint n'a plus le droit d'agir sans leur permission.
Ce teste nous apporte deux pistes de réflexion. D'une part, les défenseurs du système qui questionnent et condamnent et d'autre part, un pasteur qui répond au besoin des gens sous la motion de l'Esprit Saint. L'homme n'est pas guérit par le respect de la loi mais par la force de l'Esprit du ressuscité.
Ceci nous place aussi devant ces mêmes pistes de réflexion. Devons-nous sauver un système religieux ou répondre aux besoins spirituels des chrétiens. Qu'est-ce qui est le plus important pour nous? Ce ne sont pas les façons de faire qu'il faut garder, mais les façons d'être à partir de l'Évangile. Laissons-nous questionner comme chrétiens.
Lendemain de Pâques.
Il est évident que si nous voulons reconstituer les événements tels que vécus au lendemain de Pâques, cela ne conduira nulle part. Ce n'est pas le comment qui importe, mais le pourquoi etle sens des événements porteur d'un message de foi. Les évangélistes racontent les événements à leur façon selon les auditoires et les circonstances. De plus, les apparitions de la résurrection ne sontt pas des apparitions physiques La résurrection est une expérience de foi, expérience du coeur qui ne se mesure pas à l'aune de nos regards physiques. Combien de fois n'avons-nous pas aperçu un parent ou un mai décédé; et nous l'avons vu. Est-ce nos yeux ou notre mémoire, ou notre amour qui l'apercevait?
Les évanglistes nous raconte leur foi en la résurrection à travers une expérience de vie. Nous reconaissons Jésus ressuscité lorsque nous refaisons des gestes qui nous le rendent vivant. Comme les disicples d'Emmaüs ou les disciples au bord du lac qui l'ont vu manger du poisson. C'est dans des moments de communion, de partage, de charité que le Seigneur se fait reconnaitre. C'est dans des moments d'amour que le Christ fait sentir sa présence. Notre coeur n'était-il pas tout chaud lorsqu'il nous parlait en chemin. C'était un moment de rencontre et de communion qui a eu son sommet dans la fraction du pain. Combien de fois je me suis dit à la suite de rencontre avec des chrétiens en recherche: Comment se fait-il que j'ai dit telle chose alors que je n'y avait jamais pensé? C'est la que nous découvrons la force d'une présence qui nourrit notre foi. Le Père Zundel disait: Je ne crois pas, je sais. Nous pourrions dire la même chose. Nos expériences de vie peuvent nous faire dire comme à Jonas: Je sais que mon Rédempteur est vivant. Le christ ressuscité est toujours là avec nous pour éclairer notre route comme un bon GPS. Bonne journée.
La route de l'expérience. Lc 20, 19-31.
Nous sommes invités à rencontrer notre jumeau aujourd'hui. Dans l'Évangile de ce dimanche, nous rencontrons notre bon ami Thomas dont le nom signifie "jumeau." L'Évangile ne dit pas de qui il est jumeau, nous pouvons penser qu'il est le jumeau de chacun et chacune d'entre nous. Nous pouvons admirer l'attitude de Jésus qui est vraiment celle du Bon Pasteur. Cette attitude de Jésus est aussi une invitation à nous chrétiennes et chrétiens de nous inspirer de cette attitude de Jésus dans notre rencontre avec les gens qui ne croient pas ou pensent ne pas croire.
Au lendemain de la résurrection, les apôtres n'ont rien compris aux événements vécus par le Seigneur. Ils se sont barricadés dans une salle aux portes solidement verrouillées. On ne parle pas de femmes dans la salle et pourtant elles auraient du avoir peur elles aussi. Les femmes sont sur la route à la découverte du ressuscité et porteuses de la bonne nouvelle. Cette réalité doit nous questionner beaucoup: Pourquoi les femmes sont-elles seules sur la route de la vie à la recherche du ressuscité, alors que les hommes sont enfermés et que Jésus doit aller les rejoindre dans leur peur. Ceci nous dit au point de départ que l'expérience de la réssurection n'est pas affaire de tête mais de coeur. Faire l'expérience de la résurrection est affaire d'amour, affaire de relation, affaire de coeur.
Jésus entre dans la salle, le ressuscité à la clef des coeurs, il peut entrer partout. Il leur dit: La paix soit avec vous. Certains biblistes nous disent que le mot original que nous traduisons par PAIX signifie aussi ÊTRE DISCIPLE, aujourd'hui nous pourrions dire: ÊTE CHRÉTIEN. Jésus leur dit: Cessez d'être des peureux et devenez mes disciples. C'est l'invitation qu'il noua adresse encore aujourd'hui: Dans votre société en transformation soyez mes disicples et témoins de ce que j'ai enseigné et vécu. Jésus nous invite à déverrouiller nos portes, à calmer nos peurs, à écouter et méditer sa Parole pour être profondément chrétiens aujourd'hui et répondre aux besoins de nos frères et soeurs dans la foi. Nous sommes le temple du christ et de l'Esprit Sant et nos portes sont souvent verrouillées par nos routines, nos coutumes, nos sécurités ce qui nous empêche d'être témoin du ressuscité.
Jésus ne fait pas de reproche à ses apôtres d'être restés enfermés. Il pourrait leur dire: Je vous ai envoyés en mission et vous vous enfermés dans la peur et vos sécurités. Jésus en Bon Pasteur s'approche de ses discioles pour leur redonner courage et les remettre sur les rails de la mission. Dans notre contexte d'Église, nous ne pouvons que MÉDITER ET ADMIRER cette attitude de Jésus et surtout nous en inspirer pour notre attitude chrétienne aujourd'hui.
Et voici que se présente notre bon ami Thomas. Cet homme est vrai, il ne croit pas sur parole, il a besoin de signe. Et l'attitude de Jésus est extraordinaire. comme pour la femme accusée d'adultère, Jésus s'abaisse jsuqu'à répondre aux déesirs de Thomas. En contemplant ce geste, je pense toujours au lavement des et la phrase de Jésus: Je vous ai donné l'exemle pour que vous fassiez de même. Voila l'attitude du pasteur, du chrétien dans notre monde. Il n'y a pas de bons ou mauvais chrétiens, de bosn ou mauvais paroissiens, mais des personnes avec leur histoire, leurs blessures, leur frustration, qui attendent l'attitude de Jésus qui répond à leurs besoins avec amour. Jésus nous invite à la contemplation de ces gestes d'accueil et de compréhension afin d'apporter le baume de l'amour et de la charité sur les plaies parfois encore béantes de nos Thomas afin qu'il aient le goût de dire: Mon Seigneur et mon Dieu.
Célébrer l'Eucharistie, c'est entendre la voix de Jésus et recevoir la force de la vivre comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie révéler au monde la puissance de l'amour infini de Dieu au coeur de vos vies.
Ressuscité!
Aujourd'hui, c'est jour de résurrection. Les femmes vont au tombeau qu'elles trouvent vide. Vide comme leur coeur qui n'a rien compris des événements passés. Come il nous arrive souvent à nous aussi de comprendre après coup le sens des événements de notre vie. Jésus vient dire aux siens: "Je suis encore là avec vous, mais autrement." Cet AUTREMENT nous avons besoin de le découvrir pour nous aussi.
Ce matin dans nos églises, notre coeur sera peut être vide devant le vide des bâtiments à la messe de Pâques. Nos jeunes ne sont pas là. Ils ne croient plus à rien. ils n'écoutent plus notre parole. Que de doléances n'entendrons-nous pas ou ne dirons-nous pas nous-même? L'Église du Christ est toujours là sur le terrain, mais autrement. Au matin de Pâques, Jésus envoie les siens en Galilée, c'est à dire dans la Galilée de leur vie au quotidien, c'est là que vous me verrez. Nous avons besoin de ressusciter pour présenter à notre monde une Église crédible qui influence le contenu de la vie; une Église qui sort de ses rites, de ses théories toutes faites, de ses structures pour rejoindre le Christ dans la Galilée de la vie d'aujourd'hui parce que c'st là que Jésus nous attend.
J'ai assisté vendredi à la célébration de la Passion. Je dis bien assisté parce que le rite fait de nous des spectateurs. Nous étions quelques personnes présentes avec beaucoup de neige sur la couverture. J'étais triste et questionné. Des événements importants dans notre vie humaine et d'enfants de Dieu passent inaperçu aux yeux de baucoup de monde et on ne semble pas nous en préoccuper. J'ai l'impression que la routine a pris définitivement le dessus, nos rites et discours planent au-dessus des têtes sans nous déranger. Je me revoyais faire ces mêmes rites, il y a 50 ans devant une église pleine. Nous avons besoin de ressusciter pour découvrir la présence du Christ dans les Galilées de nos vies. Alons-nous ressusciter ou simplement célébrer une résurrection d'il y a 2000 ans?
Bonne résurrection à nous toutes et tous.
Levez les yeux.
Beaucoup de personnes aujourd'hui peuvent lever les yeux vers la croix de Jésus et se dire: Nous aussi vivont notre vendredi saint. Mais espérons que pour eux comme pour Jésus ce jour aboutisse à Pâques. Aujourd'hui vendredi saint, je vais faire mon chemin de croix chez moi devant ma croix et le drapeau de l'Ukraine, les images de la terreur au métro de New York, la frayeur dans les rues de Montréal à cause des tueries qui se répètent, des féminicides, etc .. Le chemin de croix de Jésus se continue aujourd'hui, les victimes sont là sous nos yeux: "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." Il ne faut pas réduire notre vendredi au chemin de croix de trois heures dans nos églises, c'est trop facile. Il ne s'agit pas seulement de pleurer sur Jésus qui a souffert il y a 2000 ans, mais pleurons sur Jésus qui souffre aujourd'hui et souvent près de nous ignoré
L'an dernier à cause du confinement j'avais fait mon chemin de croix devant la maison qui accueille le sfemmes visctimes de violence, la maison enfantaisie qui reçoit les enfants qui ont besoin d'accompagnement scolaire, les maisons qui prennent soin des persones âgées malades, etc... Jésus vit encore son chemin de croix aujourd'hui, ne l'ouiblions pas. Nos communasutés chrétiennes vivent aussi leur vendredi saint, tout un pan de vie et d'histoire est en train de disparaitre pour arriver à Pâque.
Cependant aujourd'hui est la plus grande preuve d'amour d'un Dieu envers son peuple. Ce que Jésus a voulu nous montrer c'est le coeur de son Père, le vrai visage du Père que les hommes avaient corrompu en le présentant comme un Dieu punitif, un être de la loi et du bon ordre. Jésus est monté au Calvaire à cause de l'amour pour son peuple, par fidélité à sa mission, poour ne pas se renier lui-même. Jésus n'est pas offert en victime au Père pour le satisfaire, mais il s'offre par amour et par fidélité à ce qu'il est Fils de Dieu. Jésus n'est pas sacrifier par la main de l'homme puisqu'il pourrait s'enfuir, il fait du sacré de sa vie en se donnant par amour pour nous et son Père.
Je suis encore là. Jn 20, 1-9.
Les femmes vont au tombeau, mais le tombeau est vide. Peut-on s'imaginer ce qui serait arriver si Jésus était demeuré au tombeau à faire du ménage quand Jean et Pierre sont arrivés? Nous n'aurins pas besoin de croire en la rsurrection, nous le verrions de nos yeux vus.
Mais retenons la belle phrase concerant Jean: Il vit et il crut. La foi en la résurrection est le fruit d'une expérience et non de connaissance. Jean a vu et s'est sans doute souvenu des paroles de Jésus ce qui lui a permis de croire. Il faut bien se dire aussi que Jean était appelé le diciple bien-aimé. Alors l'Expérience du ressuscité se fait au niveau du coeur. C'est une expérience de vie qui se passe en bas des épaules. C'est une des faiblesses de notre vie chrétienne ce manque d'expérience quotidienne, vitale du Christ ressuscité.
Marie ne parle pas de résurrection , mais dira simplement: On a enlevé le Seigneur et je ne sais pas où on l'a mis. Elle parle donc d'une disparition. Et comme elle se situe au niveau de la conniassance, elle doit avouer son ignorance sur le sort de Jésus. Il faudra Jean qui se situe au niveau du coeur pour reconnaitre le fait de la résurrection. Jésus est toujours là mais autrement. Pierre le cérébral voit mais ne dit rien, il ne comprend pas. Comme il n'a pas comprit le vendredi saint, il ne comprend pas non plus Pâques.
Pâques est la fête d'un passage, d'une libération, celle des juifs de l'esclavage d'Égypte vers la terre promise. Pâque d'aujourd'hui est aussi la libération de l'être humain de ses prisons personnelles vers la liberté présentée par Jésus. La libération d'une vision erronée de Dieu pour entrer pleinement dans une relation vivante avec Dieu. De Jean on dit qu'il vit et il crut, puis-je en dire autant de ma vie chrétienne? La présence du ressuscité est souvent exprimée dans notre vie pour nous permettre de reprendre la vision de Jean. Le Père Zundel disait: Je ne crois pas, je sais. Je sais par expérience que Jésus est toujours vivnt en moi.
Jésus ressuscité n'est pas extérieur a`nous et se reconnait par une expérience de vie. Pâques est un grand geste d'amour envers l'humanité, un grans mouvement vers l'avant. C'était non seulement la résurrection de Jésus, c'est aussi la naissance du mouvement spirituel que le Christ était venu implanter en notre monde. Si Jésus n'était pas ressuscité, nous ne serions pas là aujourd'hui.
Un fait qu'il nous est bon de retenir est le fait que ce sont des femmes qui vont au tombeau et non les disciples, signe que la résurrection est une affaire de coeur et non de tête. Les évangélistes nous rappelle alors la place, le ministère spécifique des femmes dans la communauté Église. Le ressuscité a confié à des femmes le ministère de la vie, un ministère pas encore découvert et mis en place mais nous espérons que ça viendra un jour. Les femmes vont au tombeau pour embaumer un corps et les voila récipiendaire d'une nouvelle inouie de sorte que les apôtres n'y croient pas. Aux yeux des gens du temps, les femmes sont les pires et les moins crédibles témoins de la résurrection. Jésus ressuscité est fidèle à lui-même et s'inscrit en faux avec la mentalit. de son temps Et c'est à elles que ce message de vie est conifé. Pâques est un temps de sortie d'Égypte vers la Terre Promise, ce sera peut être un jour cette sortie vers un ministère spécifique de la femme en Église? Alléluia.
Les passions de Jésus
Nous avons l'habitude de lire la Passion de Jésus le vendredi saint. Nous avons moins l'habitude de lire la passion de Jésus au jour le jour dans l'Évangile. Il me semble que Jésus a vécu deux passions dans sa vie: une passion quotidienne et celle du vendredi. Nous disons souvent de quelqu'un qui se donne tout entier à une mission que c'est une vraie passion. Je pense ici à Martin Luther King, Louis Riel, et combien d'autres que nous avons vu à l'oeuvre dans leur milieu. Des gens engagés en Église, des jeunes qui se donnent volontiers pour aider d'autres jeunes; ils le font non pour l'argent, on dit c'est une vraie passion. Jésus a vécu cette passion toute sa vie.
Il défendu les pauvres, les enfants, les rejetés de la société, la femme accusée d'adultère; Jésus a voulu nous faire découvrir que derrière le condamné ou le fautif, il y a un enfant de Dieu blessé par la vie, ce qui modifie son comportement et ce n'est pas la punition qui va suffire à guérir sa blessure, mais un accompagnement, une présence chaleureuse au quptidien. Pour Jésus ce ne fut pas seulement une mission, mais une vraie passion et cela l'a conduit au Calvaire.
Jésus a été condamné pour deux raisons: les messierus du système religieux l'ont condamné parce qu'il se disait Fils de Dieu. Cela dérangeait leur conviction et leur attente du Messie. Pour eux il s'agissait d'un blasphème. Et quand le Grand prêtre lui a demandé d'affirmer qu'il était Fils de Dieu, il a répondu: même si je vous le dis, vous ne me croirez pas. Lc 22, 68. Jésus n'étais pas le genre de Messie qu'ils attendaient.
Le pouvoir religieux ne peut condamner, ceci relève du pouvoir civil. Cependant pour le pouvoir civil: Se dire Fils de Dieu, n'est pas un motif à condamnation. Il faut donc trouver autre chose. Alors on l'envoi à Pilate en l'accusant: IL s'est dit Roi de Juifs. Alors il devient dangereux pour Pilate et un genre de fauteur de trouble. Pourtant comme une patate chaude on le renvoie de Caiphe à Pilate parce que ce dernier ne toruve pas de motif de condamnation. Par peur de la foule, Pilate va le condamner et le livrer pour la crucifixion.
Jésus accepte la mort. Il pourrait se délivrer et prendre la fuite, mais par fidélité à lui-même, fidélité à sa mission, fidélité à la passion de se sa vie, il va donner sa vie. Il nous donne l'exemple. Il veut nous libérer de nos préjugés, de notre égoisme, libérer de nous même pour accepter la mort, c'est à dire Faire du sacré de notre vie. Jésus a fait du sacré de sa vie en nous faisant entrer dans un relation vraie et profonde avec nous même et avec le Père.
Notons qu'à la mort de Jésus le système religieux du temps est à l'agonie et un monde religieux nouveau est en trainde naitre. Le voile du temple se déchire pour laisser passer la Nouvelle Alliance. Mc 15,38. C'est un peu ce que nous vivons aujourd'hui. Une nouvelle façon de faire Église est en train de naitre et une autre façon s'éteint doucement. Faudra laisser le voile de notre temple se déchirer pour laisser passer la nouvelle vision d'Église.
Nous lisons cette année l'Évangile de Luc en liturgie, et notons que seul Luc met des femmes sur la route de Jésus avec sa croix. Luc nous présemte un Jésus présent aux femmes qui ne condamne pas mais accueille. Ne serions-nous pas invités à revoir notre façon de considérer les femmes en Église, de penser leur minsitère propre et significatif. Laissons déchirer le voile de nos sécurités, de nos structures et de nos doctrines pour que paase l'Église d'ajourd'hui. La passion du Christ et ses leçons se vivent aujourd'hui et c'est pour aujourd'hui que nous devons la lire. Dans la prière et le discernement, laissons-nous imprégner du message des passions et des leçons de notre frère Jésus Christ.
Le sacrifice de Jésus
Notre image de Dieu influence beaucoup la notion de sacrifice de la croix.
Si notre image de Dieu est celle d'un dieu qu'il faut apprivoiser à cause du jardin de l'Eden, nos sacrifices auront l'odeur d'attirer ses bonnes grâces.
Si notre image de Dieu est celle d'un être courroucé qu'il faut apaiser, nos sacrifices auront valeur de mérite. Mériter des faveurs, des pardons.
Si par contre notre image de Dieu est celle de la compasison, de l'amour, de la bienveillance, nos sacrifices seront des actes d'amour, des signes d'alliance.
Ainsi toute la Bible est l'histoire de ce lent apprentissage de l'image de Dieu qui donne gratuitement et en abondance.
Nous lisons au prophète Isaïe: Que m'importe vos innombrables sacrifices? Je suis rassasié des holocaustes de béliers, du sang des taureaux, (...) ce que je veux c'est votre coeur.
Le sacrifice du Christ est un sacrifice en ce sens qu'Il fait du sacré de sa vie. Ma vie nul ne la prend, c'est moi qui la donne. Dans l'Ancien Testament, la victime était offerte par la main d'un autre; ici Jésus se donne, il accpete la mort par amour et pour ne pas se renier lui-même. Il est venu par amour pour le peuple et acccepte la mort par fidélité à sa mission. Le sacrifice de Jésus est en quelque sorte l'anti sacrifice de l'Ancien Testament. Il est un geste de la Nouvelle Alliance.
Le vrai symbole chrétien de ralliement n'est pas la croix qui porte un Christ nu et assasiné, mais celle qui représente un Christ dans sa splendeur de ressuscité.
La Passion de Jésus continue; ce matin plusieurs personnes furent fusillées dans le métro aux États Unis... Nous pensons aux féminicides. Les chrétiens font leur chemin de croix devant ces lieux où leurs parents ou amis sont tombés, où le Christ fut fusillé aujourd'hui dans ses frères et soeurs. Jésus s'est donné pour que ces choses n'arrivent jamais. Mais ....
La grande oubliée.
Une femme prend du parfum de grand prix et le verse sur le spieds de Jésus. Quelque temps plus tard, Jésus s'agenouille pour laver les pieds de ses disciples. Magnifique gested 'humi;ité et de service. Lavez-vous les pieds le suns les autres dira Jésus, je vous ai donné l'exemple. Parfumer les pieds de Jésus, c'est parfumer les pieds des petits, des pauvres, des mal aimés, de ceux qui souffrent etc ... Et Jésus dit: Faites ceic en mémoire de moi.
Au sortir de ce temps de pandémie, la maladie mentale affecte beaucoup de personnnes et ont besoin que quelqu'un leur lave les pieds. Notons que ce texte de Jean met une femme en relation très près de Jésus. Celui-ci se sert d'une femme pour nous donner l'exemple, chose imprensable au temps du Christ. On croirait entendre cette autre parole de Jésus :Père, je te remercie d'avoir caché cela aux sages et aux savants et de l'avoir révélé au petits du royaume. Les femmes ne sont pas le spetits du royaume mais considérée comme tel. Elle est une prophétesse et elle sera au pied de la croix en Jean vendredi.
