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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mardi, 22 novembre 2016 17:07

Je lis encore!

Jean-Marc Piotte: Le révolution des moeurs. Comment les baby-boomers ont changé le Québec. Ed. Québec-Amérique, 2016. L'auteur fait une brève analyse de la révolution tranquille et celle des moeurs chez nous. Nous cheminons avec certaiins groupes qui ont  façonné  le Québec. Les québécois on voulu se libérer du poids des systèmes tant politique,économique que religieux. Ce livre éclaire non seulement un passé, mais se fait uitile pour regarder l'avenir. L'auteur nous parle de trois revues qui ont marqué la pensée au Québec: Parti pris, Mainmise et La vie en rose. Bonne Lecture.

dimanche, 20 novembre 2016 18:03

Fête du Christ Roi-Pasteur.

Aujourd'hui, fête du Christ roi-Pasteur, j'ai vécu deux événements riches spirituellement. Ce matin, je présidais l'Eucharistie et nous vivions la célébration mensuelle de la famille. Les enfants présents qui pour la plupart font les parcours catéchétiques, en compagnie de leurs animattrices, furent invités en équipe à dessiner le message de l'Évangile pendant que les adultes nous faisions un partage sur l'Évangile. En fonction de la priorité diocésaine "Semons la Parole," nous avons étudié la parabole du semeur. Les enfants sont venus exliqué leurs dessins. Ce fut un moment important pour les enfants et ça leur a permis de mieux intégrer le message de l'Évangile. Ca nous a rappelé l'épisode de la multiplication des pains où un enfant avait apporté les pains et les poissons pour nourrir la foule. Aujourd'hui les enfants sont venus nous nourrir de leur compréhension de la Parole de Dieu semée dans leur coeur et qu'ils ont semée dans le nôtre. Nous avons voulu faire un lien entre à la fois notre priorité diocésaine "Semons la Parole," la fête du Christ Roi-Pasteur qui sème son amour dans nos coeurs et la famille premier lieu de la semence des valeurs de l'Évangile.

La Victoire de l'Amour m'a apporté une autre piste de réflexion. Un jeune papa nous a partagé son expérience spirituelle. Adolescent, il était devant un questionnement sur l'existence de Dieu et la résurrection du Christ. La porte de l'athéisme s'ouvrait devant lui. Il a cherché des réponses à ses questions et il est devenu un grand croyant.Ce qui m'a retenu c'est qu'il ne donnait pas de réponses apprises par coeur ou dans des livres. C'était une expérience vécue. Là est mon émerveillement. Nous, on apprenait des réponses de catéchisme par coeur  que l'on répétait souvent comme un magnétophone. C'était livresque. Lui, il parlait d'une expérience de foi vécue.  C'est le cheminement que j'ai fait, je veux être de moins en moins un magnétophone; et c'est la démarche d'évangélisation que nous devrions avoir  aujourd'hui.

A la fin de l'émission, un père de famille a commenté l'Évangile du jour: Jésus crucifié avec les larrons. Cet homme nous a laissé trois messages comme commentaire. D'abord le besoin de faire des choix. Jésus était là où il devait être, à côté de ceux qui souffrent et sont condamnés. Il a choisi d'accepter la mort pour aller vers la résurrection. Dans mes impasses, est-ce que je veux en sortir ou m'en sortir? Le deuxième message est de voir ce qui est bon dans l'autre et dans les événements que je dois vivre. Quand je dis bonne journéE à quelqu'un, je lui dis regarde ce qui est bon dans ta journée. Jésus voit ce qui est bon dans le larron et il dira: "Aujourd'hui, tu seras avec moi dans le Paradis." Et enfin un troisième message est d'aimer. Quand tu aimes, tu n'as pas le temps de juger.

J'écris ces lignes à chaud à la fin de ces événements. Ils m'ont tellement rejoins que je ne peux les laisser tomber. Bonne semaine.

 

dimanche, 20 novembre 2016 17:20

Gandhi

Arun Gandhi: Mon grand-père était Gandhi. Ed. Eyrolles, 2015. Arun raconte la philosophie de la non-violence de son grand-père. Ayant connu une enfance pleine de racisme, il devient un adolescent  colèrique et prêt à la bataille. Ses parents l'envoient vivre un certain temps chez son grand père où il apprend l'importance de la non-violence. Il nous livre donc cet héritage de son grand père qui est une éducation à la nom-violence. C'est une lecture très riche pour aujourd'hui dans l'éducation des enfants. "La paix est une réalité de notre coeur avant d'être une réalité dans le monde." Si nous voulons changer le monde, nous devons d'abord commencer par changer notre propre coeur. Excellente lecture.

samedi, 19 novembre 2016 15:00

Un simple grain de blé.

On m'a raconté cette petite histoire inspirante. Un homme cherchait une définition de la paix. Il visita un ermite sur cette question. Celui-ci lui remit un simple grain de blé. Il apporta le grain et le déposa dans un coffret doré et chaque jour il regardait dans le coffret, mais rien ne se passait. Découragé, il visite un vieux sage et lui demande une explication. Le sage lui dit:  tant que tu laisseras ce grain dans ton coffret, rien ne se passera, même il risque de se dessécher. Va, répnds-le, sèmes-le et tu auras un jour un grand champ de blé. La paix ne la garde pas dans ton coeur, répands-la, sème-la et tu auras un jour un monde de paix. Et ça commence pas une petite semence.

Cette petite histoire nous fait comprendre l'importance de ne pas laisser nos talents se dessécher dans nos coeurs. C'est en donnant, en semant, en répandant nos valeurs que le monde changera. Il y a trop de gens aujourd'hui qui dorment sur un trésor. Il y a trop de chrétiens aujourd'hui munis d'un trésor qu'ils ils ne savent pas utiliser. Notre Église est assise sur les TLM et laisse se dessécher des trésors parce qu'ils ne correspondent pas toujours à notre façon de voir et d'agir. Trop souvent aussi, et j'en suis témoin, des trésors sont étouffés par le système sous prétexte de défendre les traditions et la saine doctrine. Le Pape François en est aussi la victime.

L'Esprit souffle où il veut. Le temps de l'Avent qui se présente devrait être pour nous chrétiens et chrétiennes un temps pour faire naitre le Christ dans le monde devant nous. Notre liturgie nous fait toujours attendre le Christ à Noël. N'oublionspas qu'il est là depuis deux millénaires. Cette année essayons donc d'aller semer notre grain de blé pour faire naitre le Christ au coeur de notre monde déchiré. L'Esprit Saint sera notre guide.

 

mardi, 15 novembre 2016 21:40

J'ai lu

Collectif: Questions controversées sur la bible. Novalis. 2016. Un groupe de biblistes commentent des textes bibliques sur des questions difficiles de la Bible. Ils n'apportent pas de réponses, mais soulèvent des questions. les lecteurs sont conduits à faire leur  jugement. Que dit la bible sur la création du monde? Jésus était-il marié? Né d'une vierge? Thaumaturge ou charlatan? Autant de questions que d'aucuns se posent, que souvent l'opinion populaire transportent d'une façon erronée et que des universitaires portent dans leur recherche. Ce livre nous laisse sur des questions et c'est heureux parce que la question garde une ouverture pour la recherche alors que la réponse clôt le bec. C'est une lecture passionnante qui ouvre des horizoons et questionne nos sécurités.

mardi, 15 novembre 2016 16:29

A la découverte d'un roi.

Nous sommes souvent mal à l'aise de parler de Jésus roi de l'univers par suite des images pas toujours constructives véhiculées des systèmes de pouvoir. Cependant, je me plais à nommer Jésus roi de l'univers et mon roi. J'aime lui donner ce nom. Allons à la découverte de notre roi.

Un roi est à la tête d'un royaume; il s'agit d'abord d'un peupleavant un territoire. Parlant de Jésus, Saint Paul écrit: "Il est la tête du corps, la tête de l'Église." Col. 1, 18. Jésus est la tête, c'est à dire le rassembleur du peuple. durant ses trois années de vie publique, il nous a enseigné quelle sorte de roi il était pour nous.

Jésus est d'abord un roi qui a du coeur. "Un samaritain qui était en route arriva près du blessé au bord du chemin, il le vit et fut saisi de compassion. " Lc 10, 29. Notre roi est pris de compassion devant un blessé et le prend en charge. Il fu tému jusqu'aux entrailles. Notre roi prend le pauvre sur ses épaules et en prend soin.

Notre roi est celui qui accueille à bras ouvert le pécheur qui revient et il fait la fête ppour marquer sa joie. Lc 15, 11. Non seulement il accueille, mais il part à la recherche de celui qui s'est égaré pour le rassembler avec les autres. L'évangéliste utilise souvent l'expression "réjouissez-vous". Notre roi se réjouit du retour des égarés et fait le fête. Notre roi dira: le commandement que je vous donne est de vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.

 

Notre roi est aussi celui qui sur la crois dira à son Père: "Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." Aujourd'hui même tu seras avec moi en paradis." La façon de Jésus de vivre sa royauté vient contester notre façon humaine de la vivre; c'est une royauté de service et non de pouvoir.

Notre roi commence sa vie publique à Cana lors d'un mariage, moment de communion, moment d'alliance; il terminera sa vie publique au Cénacle dans un repas de communion. Toute sa vie, il enseigne comment vivre cette réalité de communion les uns avec les autres.  Voila le roi qui se révèle à nous aujourd'hui, et ce roi nous a dit "Je vous ai donné l'exemple pour que vous fassiez de même." Notre roi est d'abord un Bon Pasteur.

Lc 23, 35-43; Paul aux Colossiens 1, 12-20.

mardi, 15 novembre 2016 15:26

A la découverte d'un Roi.

Nous sommes ordinairement mal à laise de parler de Jésus comme un roi. Notre monde est allergique à la royauté et aux systèmes de pouvoir.Cependant je me plais à appeler Jésus roi de l'univers, à l'appeler mon roi. J'aime lui donner ce nom. allons ensemble à la découverte de notre ROI.

Le roi es tà la tête d'un royaume; il s'agit d'abord d'un peuple avant le territoire. Parlant de Jésus, Saint Paul écrit: "Il est la tête du corps, la tête de l'Église." Col. 1, 18. Jésus est le roi d'un peuple, d'une multitude de frères et soeurs à travers l'univers. Dans ses trois ans de viepublique, Jésus nous a tracé le portrait de sa royauté.

Jésus est d'abord un roi qui a du coeur. "Mais un samaritain, qui était en route, arriva près du blessé

vendredi, 11 novembre 2016 14:52

Qu'ossa donne?

Dans quelques jours, dans le monde catholique, se fermera la porte de la miséricorde. L'année de la miséricorde est terminée. Pour parodier un ancien premier ministre du Québec, à la prochaine fois. Que nous reste-t-il de cette année dans notre coeur et nos communautés chrétiennes? Qu'ossa donne, dirions-nous. L'année de la miséricorde n'est pas une année de récolte mais de semailles. Nous ne pouvons pas mesurer les fruits de cette année et ce n'est pas le but.

L'athlète qui se prépare à un plongeon s'amène sur le tremplin et de prépare à sauter. L'année de la miséricorde nous a placés sur le tremplin pour préparer le plongeon. Aujourd'hui, à la fin de l'année, le moment est venu de faire le plongeon dans la miséricorde au quotidien. Le moment est venu de nous tourner vers tous ces bénévoles qui à travers le Québec, chaque matin, ouvrent la porte de la miséricorde pour accueillir les personnes en difficulté. L'année de la  miséricorde nous a permis de goûter davantage à la parole de Dieu, à la miséricorde du Père pour en témoigner au quotidien. L'année de la miséricorde est une lancée vers l'avenir. Nous sommes sur une lancée et non sur un arrêt.

Le logo de la miséricorde, le Bon Pasteur avec sa brebis sur les épaules, nous signifie là où nous devons aller et comment le faire. Nous le faisons en portant les malheureux sur nos épaules, c'est à dire en les soutenant et les accompagnant  dans leur difficulté. Il ne faudrait pas que cette année soit limitée à passer une porte et à réciter un chapelet. Nous sommes des gens de rites et de dévotions et le danger de nous contenter de cela nous guette constamment.

"Nous sommes dans une humanité blessée qui porte des blessures profondes et qui ne sait pas comment les soigner," nous dit le Pape François. Le mal est ellement ancré que l'on entends souvent: Il n'y a rien à faire. C'est ce mal de vivre de l'homme d'aujourd'hui qui nous invite à dépasser notre dévotion à l'église pour trouver la route de la miséricorde sur le terrain. La prière est essentielle, l'expérience du sacrement du pardon est essentielle, mais c'est un tremplin pour avancer au quotidien. alors dimanche ouvrons toute grande la porte de notre coeur et faisons le plongeon de la miséricorde au quotidien.

mercredi, 09 novembre 2016 15:02

Patron ou architecte.

Saint Paul nous dit en sa première lettre aux Corinthiens: "Vous êtes une maison que Dieu construit. Selon la grâce que Dieu m'a donnée, moi, comme un bon architecte, j'ai posé la pierre de fondation. La pierre de fondation , personne ne peut en poser d'autre que celle qui s'y trouve: JÉSUS CHRIST." 1 Cor. 3, 9-12. Voila une piste d'évangélisation: Découvrir la pierre de fondation posée dans chacune de nos vies. Découvrir Jésus Christ au coeur de nos vies. Nous ne sommes plus à l'heure de la catéchèse, mais à l'heure du kérigme. Nous ne sommes plus à l'heure de l'enseignement mais de la découverte. Est-ce que nous posons les fondations ou si nous plaçons des structures où il n'y a pas de fondation? Notre priorité pastorale à Gaspé trouve toute son importance: Semons la Parole; faisons découvrir le Christ, le reste viendra par surcroit.

mercredi, 09 novembre 2016 14:38

Un thermomètre.

J'écoutais, ce matin, un journaliste commentant l'élection du nouveau président des États Unis, il utilisait l'image du thermomètre. Ce nouveau président est un message envoyé  par le peuple d'un désir de changement dans l'administration de l'État. Quand je regarde le thermomètre, il me révèle comment m'habiller pour sortir marcher. Il faut savoir lire le thermomètre. L'élection de Trump est une conséquence et il renvoie au véritable problème. Est-ce que les américains sauront bien lire leur thermomètre.

Devant moi, j'avais une photo du Pape François et je me suis posé la même question: N'est-il pas le thermomètre de notre Église d'aujourd'hui? Pourquoi l'Esprit a-t-il soufflé l'élection de cet homme? Il est tellement aimé, écouté qu'il répond à une volonté de changement généralisée chez le  peuple chrétien. Il n'est pas le thermomètre de l'establishment au Vatican, mais celui du peuple chrétien. La résistance qu'il fait naitre est en est un signe évident. D'ailleurs j'ai eu un petit sourire cette semaine devant la réaction rapide de Québec lors du changement de poste du Cardinal Ouellet à Rome. On a prouvé par la négative ce que l'on voulait nié. 

Je crois qu'il nous faut lire ces thermomètres, prophètes à leur façon,  qui appellent des changements. On peut ne pas aimer leur façon de faire, mais ils réveillent comme les prophètes de l'ancien testament et comme le Christ. Il ne sagit pas de comparer les personnes mais de voir les messages. Attendons au québec l'arrivée de tels thermomètres tant au politique qu'au religieux afin de brasser la "cage." Ayons confiance en l'avenir.