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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

dimanche, 14 avril 2019 18:44

Prions un petit peu.

Seigneur, envoie-nous des fous qui s'engagent à fond. Qui aiment autrement qu«,en parole et qui se donnent pour de vrai jusqu'au bout.

Il nous faut des fous, des déraisonnables, des passionnés, capables de sauter dans l'insécurité: L'inconnu toujours plus béant que la pauvreté.

Il nous faut des fous du présent, épris de vie simple, aimant la paix, purs de compromission, décidés à ne jamais trahir, méprisant leur propre vie. Capables d'accepter n'importe qu'elle tâche, de partir n'importe ou, à la fois libres et obéissants, spontanés et tenaces, doux et forts.

Seigneur, envoie-nous des fous. Ls-Joseph Lebret, o.p.

 

dimanche, 14 avril 2019 18:31

La vie.

La vie toute entière est un lent processus d'enfantement à soi-même. La mort en est le couronnement qui permet cette duexième naissance appelée résurrection. Denise Badeau.

L'au-delà dont nous parlons est un au-dedans, il n'est pas après, il n'estpas derrière les nuages ou au-delà des étoiles, il est ici, maintenant." Maurice Zundel.

Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant. Doris Lussier. 

 

 

samedi, 13 avril 2019 18:45

Parlons des prêtres.

Dans quelques jours, ce sera le Jeudi Saint et on nous dit que ce jour-là Jésus créa le sacerdoce. Le prêtres se font plus rares et l'animation pastorale des paroisses en soufffre. Aujourd'hui je veux parler des prêtres. C'est qui ou quoi pour moi un prêtre aujourd'hui?

Un prêtre aujourd'hui, pour moi,  dans notre contexte d'Église et de société, doit être un contemplatif:

Un contemplatif du monde dans lequel il vit pour être proche, l'écouter, comprendre ses besoins, ses rêves, ses désirs, ses doutes et surtotu pour l'aimer. Aimer les gens tels q'ils sont et les accompagner non leur dire quoi faire.

Un contemplatif de la Parole,  du Christ ressuscité vivant dans le coeur des chrétiens d'ici. Cette Parole qui éclaire et donne l'attitude et le mot qui convient pour accompagner et soutenir les chrétiens dans leur marche vers le royaume.

Un contemplatif de la nature, l'université du Bon Dieu, comme disait le Père Bujold. Contempler le message de l'eau qui coule pleine de vie, écoute la sagesse  et le silence des arbres qui enseignent comment vivre les uns à côté des autres dans l'harmonie et nous rappelle le commandement de l'amour. Contempler la vie qui bouge, se renouvelle et nous invite à toujours avancer. Plus on se rappeoche de l'humain, de la nature, plus on se rapproche du Divin, de Dieu présent à son oeuvre.

Un prêtre aujourd'hui, pour moi, doit être un être passionné comme le Christ:

Le jeudi Saint, Jésus sachant que c'était son dernier repas avec les siens prit du pain -symbole de son humanité, de sa vie- et dit aux siens, Je suis venu vous annoncer un Père plein de tendresse et d'amour,; je suis venu vous présenter le seul commandement qui tienne, celui de l'amour; je suis venu défendre la veuve, le petit, le pauvre, l'opprimé; je suis venu vous dire que les personnes sont plus importantes que les lois ou les structures; je suis venu vous enseigner la miséricorde; je suis venu vous enseigner une façon de vivre selon le plan du Père.   Ce fut la passion de ma vie. Ce soir, cette passion, je vous la donne pour que vous en soyez témoins jusqu'aux confins de la terre. Je serai avec vous comme un bon pain, une nourriture, une force pour vous aider à la réaliser. Un prêtre, pour moi est ce passionné de la passion même du Christ.

Nous parlons souvent de la passion du Christ le vendredi saint, nous aimerions peut être entendre les coups de mateau enfonçant les clous, mais nous ne parlons  pas souvent de cette passion du coeur qui l'a fait vivre, qui était sa raison de vivre et qui l'a conduit au Calvaire. Le jeudi saint au soir, sachant qu'il allait mourrir, Jésus donna cette passion aux siens. Passion pour la vie, passion pour l'être humain, passion pour l'amour. le prêtre aujourd'hui ne se définit plus par les rites, les pratiques sacramentelles, mais par cette passion du Christ au coeur du quotidien. Je traduirais autrement: le prêtre doit être un contemplatif et un passionné au coeur de l'Église et non au choeur de l'église. Au lieu d'écouter les coups de mateau, écoutons les battements de son coeur de Dieu.

Parler de vocation aujourd'hui nécessite une démarche de conversion pour sortir des sentiers battus de formation et découvrir les chemins du Seigneur aujourd'hui. Notre défi aujourd'hui est de recevoir cette mission du `Christ dans le même esprit que lui, comme celui qui sert, accompagne, relève et fait grandir. Parler du prêtre aujourd'hui c'est parler de celui qui a reçu l'autorité du service à l'Écoute des pauvres et des mal pris de la société. Devant une société où grandit la violence, l'agressivité, où le Seigneur devient presqu'un inconnu, présentons les défis actuels et donnons aux jeunes la passion du Christ  qui leur permettra de relever les défis d'aujourd'hui. Les jeuens ont besoin de défis  qui les mettent en mouvement, et il me semble que notre société leur en offre.

mardi, 09 avril 2019 14:43

De quoi parlez-vous?

De quoi parlons-nous au Québec? C'est simple, on parle de laïcité. quand j'entends les discours qui se tiennent sur ce sujet, j'ai l'impression d'entendre  la chanson: Tout le monde veut aller au ciel, mais personne ne veut mourir. Tout le monde veut la laïcité, mais personne ne s'accorde pour la mettre en pratique. On complique les choses simples et nous n'apprenons pas à simplifier les choses compliquées. De toute façon quand nous les vieux seront morts, les religions auront aussi disparues. J'enternds beaucoup de "placotting" sur les signes religieux, c'est édifinat, pas toujours. Mais si on mettait l'accent sur les personnes, sur la qualité des relations humaines, le respect des personnes, ce serait sans doute moins problématique et sans doute plus intéressant. La religion, c'est pas des signes, des rites, mais un vécu quotidien qui donne du goût à la vie, qui fait tomber les pbarrières, qui fait respecter les autres, etc ... Il y a beaucoup trop de gens qui aiment s'agenouiller devant le Grans Crucifié, mais lève le poingt devant les petits crucifiés de la vie.   Parlons moins de laïcité, mais de "laics cités" qui vivent l'amour au quotidien.

 

mardi, 09 avril 2019 13:21

Quelqu'un entre chez-moi.

En ce dimanche des rameaux, quelqu'un s'invite dans ma Jérusalem pour me parler d'amour. Un jour, j'étais étudiant, je me baladais sur les Plaines d'Abraham et un bon monsieur ramassait dans les poubelles, les bouteilles, les cannnettes qu'il vendait. Je m'apitoyais un peu sur son sort de mendiant. lorsqu'un étudiant que je connaissais s'approche de moi et me dit: Ce monsieur est un médecin et dans ces moments libres, il ramasse ces objets qu'il vend pour donner aux écoles pour les petits déjeuners.Quelqu'un était entré chez moi et avait changé mon regard pour éviter les jugements trop rapides.

Quelques années plus tard, un soir, j'étais en réunion on vient me chercher parce que quelqu'un veut me voir. J'y vais et me trouve face à un jeune homme qui cherche un endroit pour coucher. Il n'a pas de tente et fait un peu frais. Intérieurement je maugrée contre ces "pousseux" qui nous dérange  pour les abriter. Je vais quand même l'instaler dans uen salle au sous sol du presbytère. Le lendemain matin me sentant un peu fautif d'avoir ragé ainsi, je vais dans la salle l'inviter à déjeuner. Il est parti. Sur le pas de la porte, une envelopp m'attend avec 65$ et un petit mot: "Des gens m'ont donné cet argent, je n'en n'ai pas besoin, vous avez certes des enfants qui ont besoin pour l'école, vous leur partagerez. Merci." Quelqu'un était entré dans ma Jérusalem pour changer mon regard.

Aujourd'hui, dimanche des rameaux, quelqu'un entre chez moi pour changer mon regard. Jésus entre dans notre vie sur un âne, c'est à dire assis sur mes limites, sur ce qui en moi m'empêche de me rendre a la résurrection pour les transformer en amour. joie, pardon. "Le signe auquel on reconnaitra que vous êtes mes disciples, c'est à l'amour que vous aurez les uns pour les autres." La marque de commerce du chrétien est l'amour de Dieu et du prochain.

La foule qui acclame Jésus s'est trompé de personne. Ils croyaient acclamer un libérateur des romains et cet homme sera condamné à mort. Ceci vient nous questionner. Est-ce que nous aussi on se trompe de Jésus parfois dans nos prières et nos demandes? Le Jésus que j'acclame n'est pas celui qui répond à mes caprices, mais celui qui m'accompagne par amour pour me permettre d'aller jusqu'au bout de mon humanité divinisée en lui. Cet homme qui entre dans ma Jérusalem me donne une mission: "Détachez le petit âne et emmenez-le moi". Libérer les gens de tout ce qui les empêche de me reconnaitre, de me trouver dans leur vie et conduisez-les jusqu'à moi. C'est tout le travail de l'évangélisation de conduire les gens à Jésus.

Nous nous préparns aujourd'hui à nous rappeler les événements qui ont marqué la fin du passage ici bas de Jésus de Nazareth. Jésus nous dira par fidélité et par amour de vous et de mon Père j'irai jusqu'au bout de ma mission, et pour vous indiquer ce qui vous attend, je ressusciterai.  La passion du Christ est le témoignage de la force de l'amour et de la fidélité jusqu'au bout. Jésus entre chez moi aujourd'hui pour m'accompagner dans ma propre fidélité jusqu'au bout de mon être d'enfant de Dieu. En lisant la Passion aujourd'hui n'oublions pas qu'elle se continue chaque jour sur notre terre dans le sort réservé aux migrants qui meurent en route, les femmes et les enfants victimes de violence, les ouvriers pères de famille jetés sur le carreau comme de vieilles guenilles dont  n'a plus besoin. 

Jésus entre chez nous aujourd'hui pour changer notre regard à l'image du sien et nous dire que l'amour est plus fort que la haine et que la vie est plus forte que la mort.

lundi, 08 avril 2019 14:54

En jasant.

Le deuxième texte de la création place la création  de l'homme d'abord et la femme en deuxième et tirée de l'homme. Quand on parle de la chute au paradis terrestre, c'est la femme qui mange du fruit et en donne à Adam. Pourquoi ce n'aurait pas été l'inverse?  En lisant ces textes à la lumière des études féminismes, je me rappelais des conversations entendues dnas mon jeune âge concernant les filles et même des mises en garde de certains professeurs au collège classique.. Si une fille était enceinte, c'était toujours de sa faute. Nous sommes dans une Église  de style patriarchal et de célibataires et nous sommes devenus étrangers à la vie des familles. Est-ce que le Seigneur ne nous invite pas à faire une démarche de conversion? C'est, pour moi, la joie des découvertes, d'une lecture plus rafraichissante de la parole de Dieu, puissé-je vivre encore longtemps.

 

lundi, 08 avril 2019 14:35

En lisant.

Marie-Francçoise Hanquez-Maincent: Les femmes dans l eministères de Jésus. De l'ombre à la lumière. Médiaspaul. Cette femme, docteure en Écriture Sainte, fait une lecture de la bible avec les yeux d'une femme et nous fait découvrir la place importante des femmes dans le ministère du Christ. Les récits de la résurrection que nous lirons prochainement sont éclairant sur le sujet. La bible a éte  écrite, lue et commentée par des yeux d'hommes dans un contexte de société patriarchale. Les femmes biblistes font une approche différente qui éclaire les situations et fait "passer de l'ombre à la lumière." Ces travaux nous apportent une vision plus globale de la Bible et nous permettent de mieux comprendre pourquoi l'histoire a placé la femme dans un rôle secondaire et même effacé. Ces écrits sont   stimulants  pour s'approprier une nouvelle vision d'Église. Bonne Lecture.

 

jeudi, 04 avril 2019 14:20

J'ai un demi siècle.

Le 13 juillet 1969, la paroisse de Gaspé vivait un moment important. La communauté chrétienne entrait dans sa cathédrale neuve. Depuis longtemps les célébrations se vivaient dans la crypte qui est devenue le sous-sol de l'église actuelle. Au départ, Mgr Ross  avait préféré bâtir le Séminaire avant la cathédrale et ensuite la crise économique a fait retarder le projet. Alors, ce matin de juillet, c'était jour de fête et de joie.

Ce matin là, nous pouvions lire des sentiemnts divers dans les yeux et le visage des paroissiens. Les uns étaient heureux: "Enfin nous avons notre église comme les autres paroisses." D'autres par contre affichaient des sentiments plus mitigés: cette église ne ressemblait pas à un église, surtout pas à une cathédrale. Mais la joie de s'y retrouver en famille a vit fait oublier ces  nouveautés.

Un autre événement se produisait aussi ce matin là qui piquait un peu la curiosité. Un nouveau vicaire arrivait en même temps. C'étatit un inconnu et les gens se demandaient bien quelle "bébite" leur arrivait. Je faisais aussi ce jour là mon entrée comme vicaire à Gaspé. J'arrivais des études en Europe et c'étairt mon premier jour de ministère dans le diocèse.  Je me souviens encore du thème de l'homélie que nous avions développé le curé Michel Lemoignan et moi-même. A partir des textes de Saint Paul, nous avions exploité le thème du temple. Nous sommes le temple de l'Esprit Saint, la communauté est le temple de Dieu et cette église où nous entrons est la maison de Dieu, c'est à dire le temple où la famille chrétienne se rassmenble pour fêter et célébrer.

La cathédrale m'a beaucoup parlé. On a répété a satiété que l'architecte avait imaginé la strcuture de l'église à partir de la nature environnante. Il avait adapté l'archetecture à l'environnement. Cette réalité me révélait l'importance d'adapter ma présence pastorale aux gens avec qui je vivais. Nous étions à la sortie du concile, la société quebécoise se transformait rapidement, les défis étaient autres, ceci exigeait une présence pastorale différente répondant à ces besoins nouveaux. La cathédrale me donnait une leçon à ce sujet. L'architecture de cette église m'invitait ailleurs au coeur du monde qui m'entourait.

L'intérieur de l'église me livrait aussi son message. En entrant nous étions accueillis par une grande salle de rencontre et de célébration. La réserve eucharistie était située dans une chapelle latérale favorisant la prière et le silence; le choeur de l'église nous présentait les trois lieux importans d'animation de la célébration: le lieu de la Présidence, le lieu de la Parole, et le lieu de l'Eucharistie. L'importance était placée sur la célébration  et l'assemblée. C'était vraiment la maison de Dieu, maison de la famille des enfants de Dieu. Ce lieu où les enfants de Dieu sont heureux de se retrouver pour créer des liens, fraterniser et célébrer.

Mais l'intérieur de l'église m'a envoyé un autre message qui m'a souvent chambouler intérieurement. Chaque dimanche avant l'Eucharistie, nous étions, le curé et moi, à l'arrière de l'église pour accueillir les gens, créer des liens qui favorisaient la célébration. Nous entrions ensuite et montions au choeur pour célébrer. Le choeur est haut et la lieu de la présidence est loin au fond du choeur. Les gens nous disaient souvent: "Nous avons l'impression que vous n'êtes plus avec nous." Vous êtes au-dessus de nous et loin. Cette remarque m'a souvent chatouillé et je me disais est-ce que ma présence pastorale donne l'impression que je ne suis plus avec eux?  Que je suis au-dessus d'eux,  loin et que je ne les écoute pas? Cette église m'invitait, nous invite encore ailleurs. Nous étions invités à descendre du CHOEUR pour être au COEUR de la communauté. J'ai essayé de vivre cela au mieux, mais je n'ai pas toujours bien réussi.

Je me suis souvent assis le jour pour écouter le silence de ce lieu. Nous mettions parfois de la musique douce et des étudiants venaient souvent s'asseoir pour lire et méditer dans le silence chaud de cette église. Noua avions ainsi l'occasion d'avoir avec certains une rencontre pastorale très intéressante. Nous n'avions pas l'impression du sacré devant le tabernacle comme dans les autres églises. Nous avions l'impression d'être au coeur du divin. C'était la maison de Dieu, c'était notre maison. La simplicité du milieu nous envahissait d'une présence chaude, silencieuse et qui invitait à la louange. Non seulement elle est une église, un cathédrale ou peut être demain un basilique, elle sera toujours un message d'Évangile au coeur de la Gaspésie. Je crois ,naïvement sans doute, que le retard à sa construction était un clin d'oeil de l'Esprit Saint qui voulait nous inviter  ailleurs. Je souhaite que notre cathédrale demeure longtemps une parole d'Évangile qui nous invite à adapter notre présence pastorale à la vie des femmes et des hommes de chez nous, une parole d'Évangile qui nous invite à mettre l'accent sur le rassemblement des chrétiens au coeur de la fraternité humaine à l'instar de Mgr Ross le bâtisseur de chez nous.  Alleluia.

Les Messieurs scribes s'en prennent à Jésus en lui présentant une dame prise en flagrant délit d'adultère. Ils veulent piéger Jésus pour le condamer. Nobles défenseurs de la loi, ils s'insurgent contre toute attaque à la loi même au détriment des personnes. Méditons la leçon que Jésus nous donne à travers cette rencontre.

Les scribes sont debout dans l'attitude du pouvoir qui attaque et veut avoir raison. La dame est écrasée devant cette attiude de pouvoir. Jésus le Bon Pasteur s'abaisse au niveau de la dame, il s'abaisse jusqu'àu niveau de la misère pour la relever. Nous sommes en présence de trois personnes et de trois formes de présences. La présence du pouvoir qui écrase et condamne, la présence de la misère qui a besoin d'une main secourable, et la présence du pasteur qu'on veut prendre au piège.

Derrière l'acte posé qui brise la loi se trouve une personne blessée. Le plus important est-il la loi ou la personne? la présence de la femme et des scribes vient questionner notre attitude ou notre facilité de juger les autres.  Sommes-nous au niveau des lois et des structures ou des persoones? Il nous est facile de juger et trop souvent sans savoir de quoi ou de qui nous parlons. Comme on dit souvent; Juger selon les apparences. Les scribes veulent condamner Jésus parce qu'ils ont peur de perdre leur pouvoir. Jésus annonce le pardon et cela leur fait peur.

Jésus va réagir comme le Bon Pasteur. Il s'abaisse au niveau de la dame et prend un moment de silence. Il ne condamne pas les scribes, il les renvoie à leur propre conscience. Il se relève pour être au même niveau qu'eux: "Que celui qui est sans péché lui lance la première pierre." Vlan! voila nos bons scribes pris au piège de leur conscience. Ils s'éloignent les uns après les autres. Face à leur conscience, ils reconnaissent leurs propres bêtises et se retirent. Jésus dit alors à la dame: "Personne ne t'a condamnée?" Alors moi non plus je ne te condamne pas."

Dernièrement, je suis allé dans une famille où on m'a parlé de laïcité. Les parents condamnaient le fait d'enlever les curcifix des lieux publiques. Pendant qu'on me parlait, je  jetais un regard circulaire dans la maison pour réaliser qu'il n'y avait pas de crucifix dans la maison. La dame s'est rendu compte de mon geste et me dit: Il doit être dans les tiroirs quelque part. Il nous est très facile de juger. Nous sommes prêts jeter la pierre aux autres avant de regarder celle de notre oeil. Aujourd'hui, Jésus vient questionner à la fois notre façon de regarder et juger les autres et notre façon d'accueillir l'autre avec un jugement ou avec miséricorde. Aujourd'hui encore trop souvent dans notre vie personnelle comme vie en Église nous faisons passer la loi et les coutumes avant les personnes. Nous sommes témoins régulièrement de suicides, de meurtres, d'agressions de toutes sortes; souvenons-nous que derrière ces crimes, il y a une personne blessée qui attend une parole de pasteur: Je te comprends et ne te condamne pas.

L'être humain, le coeur humain qui s'est laissé façonner par l'amour du Christ sera un coeur comme celui de Jésus "tourné vers la misère." Jésus s'abaisse souvent à notre niveau pour nous comprendre et nous relever pour aller plus loin. Ce passage de l'Évangile nous fait sentir battre le coeur de Dieu. Et Paul nous redit comme aux Corinthiens: "Laissez-vous réconcilier avec le Christ." Laissons-nous façonner par l'amour inconditionnel du Christ qui guérira notre coeur et nous remettra sur le chemin de la liberté. D'ici Pâques, donnons-nous comme mission de relever les belles actions réalisées par nous et autour de nous, regardons ce qui est beau et grand pour le proclamer et rendre notre monde plus positif. Jésus nous y invite.

 

dimanche, 31 mars 2019 15:13

Réjouissons-nous...

Le père de l'Évangile nous invite à nous réjouir parce que fils est revenu en santé. Réjouissons-nous parce que des frères et soeurs dans la foi posent au quotidien des gestes de bonté, de soutien, de réconfort et d'aide sous bien des formes à l'égard des autres. Réjouissons-nous et bénissons cette Église qui chaque jour sur le terrain rend présent l'Évangile de la miséricorde et de l'amour. Réjouissons-nous et festoyons avec cette Église de la route et de la vie. Comme dit l'annonce de la TÉLÉ: Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

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