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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

mercredi, 28 août 2019 15:08

Silence, on tourne!

Sur un plateau de tournage, l'important est le moment présent, le moment vécu afin que le film soit bien réalisé. La qualité du film repose aussi sur la qualité du comédien. Dans la vie, l'important est le moment que je vis présentement et ma qualité de présence à ce moment. L'homme moderne a appris à vivre à l'extérieur de lui-même et à être jugé et à juger sur le paraitre et l'efficacité. Le droit et le défendu a souvent plus de place que le sens et les personnes. Sur mon téléphone, je peux avoir deux ou trois personnes en ligne en même temps et je cours de l'une à l'autre.  Je ne veux rien manquer. Et souvent nous devenons étrangers à nous-mêmes. Le silence est devenu presqu'un ennemi. Être seul face à soi-même devient insupportable.

Un remède à tout cela est d'apprendre à bien vivre le moment présent., de se connecter sur notre intérieur, nos valeurs, nos besoins d'inrériorité. Nous avons un urgent besoin de rentrer en nous même pour retrouver nos valeurs, ce qui nous fait vivre, notre spiritualité. Nous avons parfosi encombré notre quotidien de pratiques religieuses bonnes en soi mais qui encombrent les rouages de notre vie quotidienne et le film de notre vie manque de profondeur. Dans l'Évangile de Mathieu aujourd'hui: Mth 22, 27-32, Jésus passe un bon savon aux scribes et pharisiens qui donne beaucoup d'importance à l'extérieur  au détriment des personnes et des valeurs. Du même coup, Jésus nous invite à un bon lessivage dans nos vies quotidiennes. L'important est ce qui se voit avec les yeux du coeur.

Ceci nous conduit trop souvent à mettre l'accent sur ce qui va mal et à oublier le reste. Nous avons ainsi une vision étriquée de la réalité. Nous vivons dans la société de belles choses qui passent inapperçues pour laisser la place aux choses négatives. Comme nous sommes trop souvent à la surface de la vie, ce qui se vit en profondeur passe facilement à l'oublie. Quand on dit que notre monde a besoin de spiritualité, c'est souvent ce besoin de se retrouver comme personne humaine et non seulement comme une machine qui produit. Silence, on tourne! Silence, rentre dans ta chambre intérieure et va cueillir les fleurs de l'espérance, les fleurs du moment présent qui vont mettre du soleil dans tes yeux. 

 

 

 

"Il était un roi d'Espagne qui s'ennorgueillissait de son lignage, mais qui était aussi réputé pour sa cruauté envers les faibles gens. Un jour qu'il traversait en Aragon un champ avec son escorte -des années auparavant son père était mort à cet endroit au cours d'une bataille- il rencontra un saint homme qui remuait un énorme tas d'ossssements.

Que fais-tu ici? lui demanda le roi.

Honneur à votre majesté, répondit le saint homme. Quad  j'ai appris que le roi d'Espagne arrivait, j'ai décidé de recueillir les os de votre père pour vous les remettre. Mais j'ai beau chercher, je ne les trouve pas`: ils  sont semblables aux os des paysans, des pauvres, des mendiants et des esclaves."

Cet anecdote nous parle de l'Évangile d'aujourd'hui. Ne prenez pas la première place au risque de vous faire reculer, prenez votre place, ne vous prenez pas pour un autre;  l'important n'est pas ce qui parait mais ce qui existe en dedans.

Jésus aujourd'hui nous apprend à lire. Il entre dans la salle et regarde les gens prendre place et lit l'événement. Les convives vont à la première place. Ils se donnent de l'importance et se croient supérieur aux voisins. À la table du Seigneur, ce n'est pas comme cela que nous sommes accueillis. L'important est la qualité du coeur. Notons que Jésus arrive chez un pharisien, un monsieur qui connait beaucoup de chose et a du pouvoir. Il n'est pas au niveau des valeurs mais de l'apparence et du pouvoir. Il n'avait pas compris  que le pouvoir est d'abord un service et que la qualité du service des pauvres et des petits est le plus important. Et les gens qu'il a invités sont certes du même acabit.

L'humilité, c'est d'être à sa place, seulement à sa place mais tout à sa place. L'humilité n'est pas de se déprécier, d'être négatif, c'est souvent de l'orgueil mal placé. L'humilité c'est d'être capable de reconnaitre ses limites comme ses talents et de jouer pleinement son rôle dans un esprit de service et d'amour. Ma mission, elle m'appartient, je ne suis pas supérieur ou inférieur, je suis à ma place et je suis en état de service. Pensons à notre façon de voir notre situation d'Église devant la baisse rapide de la pratique religieuse. Pensons aussi comment nous regardons les pauvres, les personnes blessées dans leur intelligence, ou leur coeur. Ne sommes-nous pas enclins à voir ces situations d'une façon mécanique? Juger à partir des actes posés au lieu du contenu et du coeur? Le Seigneur nous apprend à lire au delà de ce que nous voyons.

L'idéal du sage est une oreille qui écoute, dit Ben le Sage. la valeur de l'être humain se mesure à la qualité du coeur non seulement à sa fonction dans la société ou à son compte de banque. Ce matin dans mon Eucharistie, le Seigneur me dit qu'il est avec moi comme du pain, une force pour vivre au mieux cette mission d'amour et de service dans la simplicité du coeur comme un bon et fidèle serviteur.

dimanche, 25 août 2019 17:26

Le chemin?

Antonio Machado dit: Coup par coup, pas par pas, Voyageur, il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant et si l'on regarde en arrière on voit le sentier que jamais on ne foulera de nouveau. Voyageur, il n'est pas de chemin, le chemin se fait en marchant."

J'aurais le goût d'écrire: chrétiens il n'est pas de chemin d'avenir; Église, il n'est pas de chemin, le chemin se fait en marchant, la vie s'écrie en vivant pleinement le moment présent le plus fidèlement possible à ce que nous sommes au fond de nous même. la vie peut changer, la société peut changer, notre page de vie chrétienne s'écrie en vivant pleinement le moment présent la où nous sommes plantés. Regarder en arrière n'est pas pour imiter et répéter mais pour m'inspirer afin de bien vivre pleinmeent le moment présent dans la fidélité à ce que je suis au fond de moi même. Le chemin se fait en marchant.

 

vendredi, 23 août 2019 13:44

Réfléchissons un petit peu

Jésus dit: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu et ton prochain comme toi-même."  Mth 22, 34-40. Jésus met au coeur de son enseignement le commandement de l'amour. Ce commandement est inscrit au fond de notre coeur. J'inscrirai ma loi au fond de leur coeur, dira le Seigneur au prophète. Le commandement de l'amour ne vient pas de l'extérieur qui commende des gestes, mais du fond du coeur qui nous pousse à agir. les commendements de l'Ancien Testament était extérieur et nous demandait des comportements: tu feras cela ou tu ne feras pas ... Jésus est venu non abolir la loi, mais la porter à son achèvement. C'est pourquoi la loi du Nouveau Testament s'exprime dans les béatitudes qui sont des réalités imprégnées dans notre vie qu'il nous faut laisser monter et vivre.

Ceci nous renvoie à notre être humain. La seule force qui peut nous faire changer vient de l'intérieur et non de l'extérieur. La loi extérieur peut changer notre agir soit par obéissance ou peur,  mais non notre volonté ou notre désir intérieur. Si je veux changer un mauvais comportement, il est important que je fasse monter en moi les forces bonnes. J'emplit ma bouteille de bonnes choses au lieu de vouloir corriger ce qui me semble mauvais. C'est une force positive qui vient déplacer et enlever une force négative. Le commenadement de l'amour inscrit au coeur de mon être est cette force positive qui me permet de faire disparaitre des sentiments de haine, de colère, etc ... 

On raconte qu'un jeune adulte, dépressif, avait perdu goût à la vie. Une amie lui apporta un chat. L'homme apprit à aimer le chat, en prendre soin, lui acheter ce dont il avait besoin, il reprit goût à la vie et redevint actif. L'amour pour le chat a été plus fort que son découragement et il retrouva le goût de vivre. C'est toujours la question de la bouteille  demie vide ou  demie pleine. Il en est de même pour ce que nous appelons  le péché. Si nous apprenons à découvrir notre force intérieure, les raisons qui nous font agir d'une mauvaise façon, nous pourrions remplir notre bouteille de positif et éviter bien des "péchés." Et la santé de nos relations humaines et avec le Seigneur en serait améliorée.  Ne sommes-nous pas habitués à travailler seulement sur le négatif? Ne sommes-nous pas inmvités depuis 2000 mille ans à dépasser les commandements de l'Ancien Testament pour redécouvrir les béatitudes du Nouveau Testament?  Réfléchissons juste un petit peu.

 

mercredi, 21 août 2019 14:21

L'homme vertueux.

"L'homme vertueux n'est pas celui qui obéit à la loi morale ou religieuse, mais celui qui discerne ce qui augmente sa puissance d'agir," écrit Frédéric Lenoir commentant Spinoza. C'est mettre l'accent non sur des normes extérieures qui m'obligent à agir mais sur les valeurs intéreures qui me font grandir dans l'amour et la communion, qui donnent de la qualité à mon être et mon agir.

 

mardi, 20 août 2019 14:40

Des bâtisseurs.

Nous avons connu des bâtisseurs de cathédrale. Des gens qui ont exprimé leur foi à travers des oeuvres très belles, riches souvent, et qui disaient à leur façon que la plus belle maison devait être celle du Seigneur. Comment on vivait la naissance de Jésus à Bethléem? Ces ges ont laissé un héritage magnifique très lourd à leurs descendants et qui devient dans certains milieux sujet à chicane et division. Ces bâtisseurs ont aussi érigé des structures pour accompagner la vie et les personnes. La vie ne suit pas les structures.

Nous avons connu aussi des bâtisseurs de mots. Des théologiens, je pense à saint Thomas, qui ont bâti des énoncés et théories théologiques pour encadrer la vie. La vie de notre Église a été marquée par la présence de ces bâtisseurs de mots. Depuis Vatican 11 et la révolution tant française que celle du Québec, les nouveaux  bâtisseurs de mots ont changé leur vision pour l'ajuster sur la vie qui évolue constamment. Le message de l'Évangile est resté le même, c'est l'habillement qui est modifié. De nouveaux bâtisseurs de mots se sont ajoutés, ce sont des bâtiseures, des femmes sont sorties de la cuisine pour apporter au monde une vision plus rafraichie de la foi et de l'Église. 

Nous avons connu aussi des batisseurs de vie et de liberté. Je pense ici à François d'Assise,  Martin Luther King, et à beaucoup de femmes qui se sont levées pour, à l'exemple de Marie, devenir des bâtisseuses et bâtisseurs de vie dans nos milieux. 

Pendant que ces bâtisseurs se penchaient sur leur tablette de travail, la vie suivait son chemin. Certans bâtisseurs restaient rivés à leur travail de s'éloignait de la vie, alors que d'autres essayaient ainsi de suivre la vie et les gens et se sentaient devenir étrangers aux deux faces du monde: celle des structures et celle de la vie. J'ai participé à ma façon à ces trois formes de bâtisseurs et aujourd'hui, je crois que les bâtisseurs de vie avaient la meilleure vision. Ne sommes-nous pas invités aujourd'hui à devenir des bâtisseures et bâtisseurs de vie et de liberté. Ne sommes-nous pas invités à découvrir la puissance du sacerdoce de notre baptême et la fécondité des ministères que l'Esprit fait naitre. Ne sommes-nous pas invités à redécouvrir l'importance du ministère féminin dans notre Église? Soyons des bâtisseures et bâtisseurs de VIE et de LIBERTÉ.

 

mardi, 20 août 2019 13:57

Jésus le rassembleur. Lc 13, 22-30

"Moi, je viens rassembler toutes les nations, de toute langue." "Alors ils viendront de l'Orient et de l'O:ccident, et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu."   Voila le principal message de Jésus aujourd'hui. Le projet de Dieu avec l'humanité est de rassembler tous les êtres humains dans l'amour et dans la communion les uns avec les autres. Nous sommes en cheminement depuis la création du monde, chaque jour nous avons à bâtir ce rassemblement. L'histoire nous  apprend que l'être humain est porté vers l'individualisme et les structures et c'est souvent à recommencer.

Dimanche dernier, Jésus nous parlait du feu qu'il était venu allumé sur la terre: ce feu de l'amour qui rassemble. Aujourd'hui il nous parle aussi de la porte étroite à franchir pour entrer au royaume. Jésus nous invite à passer par la porte de la miséricorde, de l'amour, du respect des personnes dans leurs diversités, de l'accueil sans condition, porte du pardon, porte qui libère, enfin la porte des valeurs chrétiennes vécues au quotidien. La porte de l'Évangile.

Jésus se situe au niveau du coeur, au niveau des valeurs et non de l'agir. "Nous avons mangé et bu en ta présence et le Seigneur dira: Je ne vous connais pas." Nous pourrions dire aujourd'hui: Nous sommes allés à la messe tous les dimanches, nous avons payé notre dîme, nous avons fait nos pâques, etc .. Mais Jésus pourrait nous répondre aussi: Je ne vous connais pas. Nous devrions répondre: Nous avons donné à manger à celui qui avait faim, donner à boire à celui qui avait soif, etc .. Jésus n'est pas un comptable qui additionne les actes de dévotions, mais un pasteur qui s'occupe des brebis. La seule balance où Jésus veut peser le poids de nos vies est celle de l'amour et de la communion avec nos frères et soeurs. La question que Jésus me pose aujourd'hui: Est-ce que tu mesures la qualité de ta vie chrétienne à l'aune de la fidélité aux pratiques sacramentelles ou à la mesure de la dfidélité à ton baptême qui t'invite à vivre en fils ou fille bien-aimé du Père?

Jésus est venu rassembler les êtres humains en communauté de foi et de partage. Jésus n'est pas venu faire des strucrtures ou des façons de faire, mais établir une communion de vie entre nous. Il est venu rassembler. C'est sur ce chantier que Jésus invite des travailleuses et travailleurs. Être des bâtisseurs de liens, de relations réussies, être des bâtisseurs de communion entres les personnes. Le Pape François invite à être des bâtisseurs de ponts. Nous sommes invités à devenir des bâtisseurs de petittes communautés chrétiennes autour du Christ ressuscité. Nous sommes envoyés dans un monde  individualiste créer des liens de communion, de pardon et d'amour.

Le Seigneur nous dit par la bouche d'Isaïe: "Je prendrai même des prêtres et des lévites parmi eux." Le Seigneur veut rassembler les gens en communauté et une communauté vivante fait naitre les pasteurs dont elle a besoin. Aujourd'hui sur le terrain, au quotidien, des pasteures et pasteurs continuent l'oeuvre du Christ de rassembler à travers des services communautaires pour le mieux êtres de la vie. Nous sommes invités à les reconnaitre et à les accompagner.

L'Eucharistie est le sacrement de la communauté et nous sommes invités à devenir des bâtisseurs de communautés vivantes. Dans l'Eucharistie le Christ nous fait du bon pain avec lui pour nourrir la vie de foi des chrétiens autour de nous. Communier au Christ, c'est communier à cette volonté, à cette mission du Christ de devenir des pasteurs dans notre quotiiden. Et rendons grâce ensemble d'être choisis par le Christ comme disciples et comme envoyés pour bâtir son règne de paix, d'amour et de fidélité.

 

dimanche, 18 août 2019 13:56

Il s'est arrêté.

Ce matin, au coin du quai chez nous, un homme est triste avec sa bouteille de bière. Il n'a plus de compagnie, seule sa bouteille de bière est là avec lui. les uns passent pour aller pêcher sans s'arrêter. Il est crasseux, sent mauvais et dégouline sa bière. D'autres passent en lui adressant un regard de mépris et lui lancent entre les dents: Débarrasse.

Quelqu'un passe on pourrait l'apeller LUI ou ELLe, '.arrête, le regarde avec compassion. L'homme lui dit: Je suis une pourriture, ma vie est du fumier, personne ne s'arrête pour me dire un mot de bonté. La seule place où je sens que je serai heureux, c'est le bout du quai si j'ai la force me m'y rendre.

LUI ou ELLE lui prend la main, le relève, lui dit une parole qui fait vivre: tu dis que ta vie est du fumier, mais n'oublie jamais que le cultivateur fait pousser de belle choses avec le fumier, tu peux en faire autant. LUI ou ELLElui donne quelques sous pour manger et le remet sur la route de la dignité humaine et de la vie.

LUI ou ELLE, c'est le Christ dans la personne qui s'arrête pour cet homme. Mth 8, 1.

 

samedi, 17 août 2019 13:39

Une visite.

Ce matin, Jésus vien tme faire un clin d'oeril dans ma porte pour me demander comment j'accueille les gens dans mon milieu. Des gens présentent des enfants à Jésus  et les disciples veulent les éloignés. Alors Jésus leur dit: Laissez les enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est à ceux qui leur ressemblent. Mth. 19-, 13-15. Jésus nous invite à être des communautés accueillantes qui reçoivent les gens et les aiment comme ils sont. Jésus ne dit pas: faites-leur de la catéchèse et quand ils seront prêts amenez-les. Voulons-nous amener les enfants à la messe ou à Jésus? Voulons-nous faire vivre des sacrements ou l'amour du ressuscité? Ayons le courage de nous asseoir et de prendre le temps de méditer profondément cette invitation de Jésus.

vendredi, 16 août 2019 13:53

Mathieu nous dit. 19, 3-12.

Ce matin, Monsieur Mathieu vient nous dire qu'il n'est pas permis de renvoyer sa femme et si Moïse l'a permis c'était à cause de la dureté des coeurs. Les gens ne demandent pas à Jésus s'il est permis à la femme de renvoyer son mari, mais l'inverse. Alors Jésus répondra que Dieu créa l'être humain homme et femme, deux êtres égaux, complémentaires qui forment l'être humain. L'un n'est pas propriétaire de l'autre de sorte qu'il peut s'en "débarrasser" quand il veut. La femme n'est pas un objet au service de l'homme. Chaque personne a un service propre qui forme le service complet voulu par le créateur.

Ce passage de l'Évangile me fait jeter un clin d'oeil sur notre société. Frédéric Lenoir dans son livre sur la guérison du monde nous fait observer les conséquences néfastes dans notre société de la mise en place de la société patriarchale que nous connaissons et qu'il est difficile d'ébranler. La prise de pouvoir de l'homme a contribué à créer une société de possession, de pouvoir, de guerre, il y manquait une âme et l'Église n'y a pas échappé. Nous avons mis l'accent sur le rendement, l'efficacité, l'homme est devenu une machine et l'univers aussi.   En méditant les textes de l'.Évangile uniquement au niveau du mariage, nous avons sans doute étriqué le message. Si nous écoutons parler nos vieux parents, ils nous le révèlent à leur façon. Dernièrement encore des adultes me disaient leur colère parce que la maman était décédée jeune d'un accouchement, on ne pouvait pas empècher la famille ...  Ils étaient devenus orphelins trop jeunes.

"Le fait que les hommes, dans les sociétés antiques, ont pris le pouvoir,  au détriment des femmes les a naturellement entrainés à imposer leur tempo  dans la gestion des affaires du monde: une idéologie guerrière, pétrie de convoitise et de désir et de volonté de domination, voire de tyrannie, plutôt que d'échange. Nous percevons bien aujourd'hui les épouvantables dégats et les limites de cette attitude et beaucoup-hommes et femmes- désirent en sortir." F.L. Guérison du monde, p. 305.

Dans notre société blessée d'aujourd'hui, comme chrétiens, il est nécessaire de nous levés, au nom du respect des personnes, pour faire passer chez nous le message de Jésus Christ que nous avons escamoté. La société met l'accent sur l'efficacité et le rendement et comme chrétiens nous devons rappeler que nous sommes d'abord des êtres humains et non des machines que l'on traite au plan  mécanique et que l'on met au rancart devenus âgés. Aujourd'hui, les femmes luttent pour retrouver leur place dans la société et l'Église, les peuples se soulèvent contre le pouvoir qui les opprime -le Japon en est la preuve- Que faisons-nous, comme chrétiens, du message de Jésus Christ? Le Christ vient nous parler au coeur en faveur des opprimés de nos systèmes, des gens qui voient une porte de sortie dans le suicide ou le déni. Marie est partie en hâte vers Élisabeth et Jean leur porter Jésus et elle nous invite sur la route avec elle.