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Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

jeudi, 22 octobre 2020 13:52

Une page d'histoire.

Hier, à mes yeux, une page doulouresue de l'histoire canadienne s'est écrite au parlement d'Ottawa. Je suis toujours estomaqué de voir comment les valeurs profondes humaianes sont facilement  sacrifiées sur l'autel du pouvoir et des intérêts personnels. Le vote de confiance vécu au parlement me rend perplexe. Je termine une étude sur Gandhi et Mendela qui met en évidence des hommes capabes d'affronter même la prison pour défendre la vérité, la justice et la personne. Que sont devenus nos hommes ou nos femmes politiques. Je laisse aux connaisseurs honnêtes de commenter la situation,  je veux simplement exprimer ma stupéfaction et mon dégoût.   

Si je nous regarde, nous chrétiens, tant que nous nous diviserons en religion à cause des dogmes et des croyances, il nous sera impossible d'être le sel de la terre, le levain dans la pâte et la lumière du monde comme nous le demande Jésus Christ. Cependant je lis dans le soleil de ce matin: Le pardon admirable des parents de Kaven Côté.  L'Esprit est à l'oeuvre dans le coeur des gens de chez nous et les changements viendront d'en bas et non d'en haut. 

 

mercredi, 21 octobre 2020 14:35

J'ai prié.

Ô Dieu je t'ai prié;

Je t'ai prié de me donner la santé et de me guérir: tu m'as donné le courage d'accepter ma condition.

Je t'ai prié d'être présent avec nous dans nos rencontres: tu m'as assuré que tu es toujours là et que je dois être plus attentive à ta présence.

Je t'ai prié pour que vienne  la paix dans les pays en guerre et en conflit: Tu m'as demandé de promouvoir la paix ici même, dans nos familles, dans notre propre pays.

Je t'ai prié pour les victimes des désastres naturels: tu m'as demandé. de faire ma part en participant aux campagnes de dons.

Je t'ai prié pour les personnes vulnérables dans les centres de soins de longues durées: tu m'as exhorté à me tenir au courant des conditions et à revendiquer pour les changements nécessaires et tu m'offres la responsabilité d'exercer du bénévolat dans ces endroits.

Je t'ai prié, Dieu, et tu m'as répondu! Tu n'es ni sorcier, ni magicien, ni marionnettiste. Le plus grand cadeau fait à l'humanité est la liberté de faire des choix. Je continuerai de prier, ô Dieu, et à discerner ce que tu attends de moi en réponse.

Nicole Braudry, Ottawa. Église Unie du Canada.

 

mercredi, 21 octobre 2020 14:22

Reconnaitre le Ressuscité.

Je me suis posé cette question ce matin, et voici ce que Sébastien Doane m'a proposé:

Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux.  Mth 18, 20.

Notre coeur n'était-il pas tout brûlant en nous, tandis qu'il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures.  Lc 24, 32.

Ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l'ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent. Lc 24, 30.

J'avais faim et vous m'avez donné à manger; j'avais soif et vous m'avez donné à boire; j'étais un étranger et vous m'avez accueilli; j'étais nu et vous m'avez  habillé; j'étais malade et vous m'avezx visité; j'étais en prison et vous êtes venu jusqu'à moi!. Mth 25, 35=36.

Voila des lieux privilégiés pour reconnaitre le Christ ressuscité, nous pouvons en ajouter d'autres pour notre propre quotidien.

 

mardi, 20 octobre 2020 19:57

Une personne?

Le christianisme n'est pas d'abord une doctrine, c'est une personne: la personne même de Jésus Christ. La personne même du Christ est à la fois source et  centre de la vie du chrétien. Toute notre vie de chrétien s'accomplit dans la personne même du Christ Jésus.  Et cette présence du Christ nous rend libre parce qu'll nous invite a grandir selon notre être personnel. Cette présence ne nous impose pas de normes extérieures, mais une invitation à grandir dans l'amour. Alléluia.

 

mardi, 20 octobre 2020 15:47

Je t'aime tout court. Mth 22, 34-40.

Je t'aime tout court, je n'ai pas besoin de mots pour te dire que je t'aime. L'amour n'est qu'un mot, chante Nicolas Ciccone. L'amour n'est qu'un mot. Mais si l'amour etait plus ou autre chose qu'un mot. L'amour en se dit pas, il se donne.  L'amour n'est pas seulement un mot, il est une façon de vivre ensemble.

Dans l'Évangile de ce dimanche, Mathieu fait appel au grand commandement de l'amour donné par Jésus. Un commandement nous signifie un ordre venant de l'extérieur qui oblige; pour le commandement de Jésus, j'aimerais mieux parler de l'invitation de Jésus à aimer. Cela s'inscrit dans la logique des béatitudes.  L'amour ne se dit pas d'abord avc desmots, mais  par une attitude, une façon d'être. Les parents disent d'abord leur amour aux enfants par des gestes; ne me dis pas que tu m'aimes, je le sens, ton attitude me le révèle.

Aimer, c'est accepter l'autre dans toutes ses différences et prendre la route avec lui pour aller plus loin à l'exmple de Jésus avec les disciples d'Emmaüs. "Nous ne pouvons aimer vraiment les autres, nous ne pouvons leur ouvrir un espace où ils se sentent accuiellis que pour les aider à acquérir au plutôt devenir, comme nous devons le faire nous-même, cette valeur infinie qui seule mérite un amour infini."

L'amour rend libre. Aimer quelqu'un c'est enlever notre pouvoir sur l'autre pour l'aider à grandir selon la musique de son être.  L'amour ne veut pas changer l'autre, mais le faire grandir selon ce qu'il est. L'amour fait découvrir la richesse de l'autre à cause de ses différences et nous fait grandir ensemble grâce à ces différences.

Nous pouvons aimer les autres grâce à l'amour divin déposé en nous. Si nous nou l aissons baigner de cet amour divin, nous  pourrons aimer comme Jésus Chirst nous aime. Méditons l'accueil de  la samaritaine, de Zachée, la parabole du fils cadet pour apprendre la manière d'aimer et d'accueillir comme le Christ. Jésus nous apprend à aimer quelqu'un non à partir de ce qu'il fait, mais à cuase de ce qu'il est, une soeur ou un frère bien-amés.

L'attitude de Jésus nous apprend que l'amour ne pose pas de contraintes de l'extérieur, mais c'est une poussée intérieure qui nous fait agir. Nous n'aimons pas nos parents par obligation, nous les aimons simplement. C'est naturel. Nous n'allons pas à la messe par obligation mais parce que nou sy sommes attirés. Il s'agit d'un mouvement du coeur qui nous attire comme la samaritaine qui part annoncer le Christ. Pour découvrir cet  amour au fond de nous-mêmeil s'agit simplement de faire taire les bruits pou récouter cette musique silencieuse qui monte en nous. La musique du Dieu vivant.

Notre communion au Seigneur tant dans sa parole que dans l'Eucharistie, si elle est vraie, fera disparaitre doucement cette notion de racisme qui blesse notre monde depuis trop longtemps pour nous apprendre à vivre ensemble en frères et soeurs. Ce sera notre musique intéreure. 

 

mardi, 20 octobre 2020 15:37

J'ai fait un rêve.

Oui, J'ai fait un rêve sans doute impossible. Une entreprise vient d'acheter une machine pour faire un travail en usine et a congédié dix employés. Une machine a pris la place des travailleurs et a mis ceux-ci sur le pavé. La companie va augmenter ses profits. Mon rêve est que les employés  achetent la machine et assurent le travail à l'usine. Ils auraient reçu le même paiement et la compagnie aurrait fait les mêmes profits. tous auraient été heureux. Pourqupi faut-il que ce soit la compagnie qui profite seule du bienfait de la machine et que les ouvriers soient mis au rancart comme de vieilles pantoufles dont on n'a plus besoin? 

Le travail n'a-t-il pas pour but de faire des hommes dignes et fiers de leur habileté, de leur travail et non d'abord des choses et des profits. Le monde est mal "emmaché."

 

dimanche, 18 octobre 2020 14:10

A vous ...

Ce matin, je reprends avec vous le mot de Saint Paul aux Thessaloniciens: À tout moment, nous rendons grâce à Dieu au sujet de vous tous, en faisant mémoire de vous dans nos prières. Sans cesse nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père.   

Quand je regarde tout ce qui se vit en ce moment de pandémie dans nos milieux au service des malades, des personnes seules, tous le services de charité qui s'exrcent, j'ai le goût de reprendre ce texte de Paul à votre intention. Nous aimons souvent voir le négatif, mais apprécions-nous autant regarder le positif?  Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mpn Sauveur, car il s'est penché sur son peuple en difficulté et à fait naitre des coeurs généreux pour accompagfner les personnes qui avaient besoin d'aide. Devant cette pandémie, riches ou pauvres, jeunes ou vieillards, tous sont égaux et fragiles.  Devant ton amour et ta présence, Seigneur, tous sont égaux et sont tes enfants bien-aimés. Saint est ton nom.

  

samedi, 17 octobre 2020 13:55

Un défi.

Un défi est posé à notre foi. Le temps de confinement et nos églises vides sont une parole de Dieu qu'il nous faut méditer et aussi un défi posé à notre foi. Les églises étaient autrefois le coeur des paroisses où il y avait de l'activité régulièrement. Depuis pluieurs années, nous vivons un temps de confinement, les chrétiens restent à la maison le dimanche pas nécesairement par peur d'attrapper le virus de la foi et de la parole de Dieu et de devenir missionaire. Demain plusieurs d'entre elles seront vendues ou fermées et le noyau de vieux chrétiens pratiquants sera éteint. Une forme d'Église aura fait son temps et une autre voudra naitre. Ce que nous vivons est une parole de Dieu qu'il nous faut méditer. On le dit depuis plusieurs années et nous répétons. Il n'y a pas de solutions miracles. Il n'y a qu'un défi à relever.

Il me semble que nous sommes invités à revoir profondément notre conception de Dieu et du Christ. Dieu n'est pas un metteur en scène, assis dans l'espace, qui surveille les petits acteurs que nous sommes. Il est à mon sens une force vivante au coeur de nos vies pour réaliser avec nous sa mission d'amour. Le Seigneur n'est pas en l'air comme on le montre souvent avec notre doigt pointé vers les nuages.  Il en bas au coeur de notre quotidien. Nous aimerions toucher les plaies de Jésus comme l'a fait thomas.  Nous pouvons toucher les plaies de Jésus encore aujourd'hui dans les blessures de l'Église, dans les blessures du corps vivant du Christ. Le cri du Christ en croix: J'ai soif,  se fait entendre autour de nous aujourd'hui encore et nous attendons les gens qui viennent à la messe. Il y a longtemps que nous le disons.

Je crois que nous sommes invités à revoir notre conception de l'Église. Elle est une communion de prsonnes rassemblées dans l'amour autour du Christ ressusicté pour réaliser sa mission au coeur du monde. L'Église est un peuple de prêtres, de prophètes et de pasteurs, et non "un peuple et des prêtres" comme l'écrit mon ancien professur de liturgie Philippe Béguerie. La situation de notre Église nous invite à revoir l'importance des ministères du baptême. Il y a longtemps que nous le disons.

L'Église des débuts devant la destruction du temple ont trouvé une solution courageuse en favorisant les petites communautés même familliales et en remplaçant l'autel du sacrifice de l'ancien Testament par la table de communion du christ à la Cène. Ne sommes-nous pas placés devant une situation un peu semblable.  Nous sommes invités à retrouver le sens profond du message de Jésus à la Cène. Il y a longtemps que nous le disons.

La situation actuelle et la mentalité du peuple chrétien et de la société en général nous invite à éviter le prosélytisme, convertir pour ramener à l'église et à la pratique sacramentelle mais travailler à faire connaitre Jésus Christ et développer une vie chrétienne ardente au quotidien: Faire des disciples. Le vin nouveau a besoin d'outre neuve. Nous le disons depuis longtemps.

C'est là à mes yeux quelques bribes du défi que la société place devant nos yeux. Ce n'est pas seulement l'institution-Église qui est questionnée, mais chacun et chacune d'entre nous qui sommes l'Église.  Nous ne pouvons rien sur le passé, le présent est entre nos mains et demain nous appartient. Un évêque de France disait aux gens: "Fermez vos téléviseurs et ouvrez l'Évangile." Il me semble que nous sommes invités à fermer nos livres de structures, de lois et de disciplines ecclésiastiques pour ouvrir l'Évangile et retrouver la mission de Jésus Christ.  Ça aussi, il  y  a longtemps qu'on le dit.

  

vendredi, 16 octobre 2020 16:24

S Paul écrit ...

L'amour rend service, l'amour ne jalouse pas, il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil, il ne fait rien d'inconvenant, il ne cherche pas son intérêt, il n'entretient pas de rancune, il touve sa jie dans ce qui est vrai, l'amour ne passera jamais. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la foi, l'espérance et la charité; mais la plus grande des trois, c'est la charité. 1 cor. 13, 13. 

 

vendredi, 16 octobre 2020 14:42

Les rituels.

Le temps de pandémie nous a privé d'un certain nombre de rituels et du même coup nous a fait découvrir l'importance de ces rituels dans nos vies. Que ce soit des rites à la maison à l'occasion d'anniversaire ou de rencontres familliales, ou des rituels à l'église; Ainsi ce temps ne devrait pas être un temps d'attente mais un temps d'approfondissement. Souvent les artistes à la téklé nous parlent de l'importance des rites dans leur vie. Nous avons vu les chrétiens se tourner vers des rites au salon funéraire lors de décès et parfois s'inventer des rites qui célèbrent l'événement de la mort d'un proche. Nous faisons tous l'expérience de cette privation des rites et des rencontres dans nos vies. Nos repas, nos rencontres sont des rites.

Cette réalité me pose une question comme chrétiens. Si les chrétiens ont quitté aussi massivement nos rites à l'église surtout lors des décès et que ces rites sont importants même nécessaires, ceci me conduit à me demander: Pourquoi ont-ils quitté? Pourquoi préfèrent-ils les rites au salon funéraire à ceux de l'église? Je me suis posé une autre question: Est-ce qu'à l'église nous célébrons le décès de quelqu'un, le passage vers autre chose, un rite d'accompagnement des personnes endeuillées ou si nous célébrons une messe où nous insérons un décès?  J'ai célébré les funérailles d'une vieille dame décédée de mort naturelle, et le lendemain celle d'un jeune décédé d'un accident. C'était le même rite, la même structure seul le nom avait changé avec quelques mots dans l'homélie. Ne sommes-nous pas invités à réinvnter nos rites de passage, rite de deuil, rite d'accompagnement de personnes endeuillées en fonction de l'événement vécu? Au lieu de dire une messe, nous pourrions célébrer un décès? Ce que nous vivons présentement devrait nous inviter à réinventer nos célébrations. Dans les dernières célébrations que j'ai présidées soit dans ma famille ou pour des amis, j'ai tenté certaines expériences qui ont répondu à un besoin.   Cela m'a fait vivre et me fait vivre encore aujourd'hui.

 

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