reflexion2

Homélies, réflexions et spiritualité

Textes de réflexion

Jos. Deschênes

Jos. Deschênes

vendredi, 07 août 2020 14:20

Un leader. Mth 14, 22-28.

Jésus fut un leader, nous dit Mathieu aujourd'hui. C'est qui ou quoi un leader au juste. Un leader est quelqu'un qui prend la tête et entraine à sa suite. C'est quelqu'un qui invite à se dépasser, à reconnaitre ses dons et charismes et à les mettre au service de la communauté.  Ce n'est pas quelqu'un qui décide, mais donne le goût de faire ensemble. C'est quequ'un de plus grand que nous et nous  à devenir plus grand avec lui. C'est quelqu'un qui par son exemple et son témoignage de vie donne le goût d'aller plus loin et de servir. C'est quelqu'un qui laisse derrière lui un groupe capable de cntinuer le travail commencer. Jésus a laissé derrière lui un groupe d'apôtres qui ont permis que l'Évangile et son message d'amour parviennent jusquà nous.

Je cois que notre société et nos Églises ont un urgent besoin de leaders. Ma conviction est que le prêtre dans une paroisse est un leader. Mais un leader n'est pas quelqu'un qui délègue des choses, mais un éveilleur de leaders. Un leader ne donne pas un moeceau de ce qu'il est quitte à le récupérer quand bon lui semble; il éveille les chrétiens à leurs leaderships et leur repsonsabiltié. comme Église. dans la société. Il en est ainsi des politiciens qui doivent être non des maitres mais des leaders, des éveilleurs.

Dans la situation vécue en Église aujourd'hui, nous avons un urgent besoin de leaders qui fassent naitre des communautés. Les communautés paroissiales, dimension juridique ou territoriale, vont disparaitre. Ce n'est pas un problème parce que l'Église est une communauté de chrétiens autour de Jésus Christ.  Le problème majeure que nous devons affronter est de faire naitre des communautés de disciples et de témoins.  La difficulté n'est pas de croire en de nouvelles façons de vivre en Église, mais c'est de laisser nos façons actuelles, nos sécurités et surtout notre pouvoir. 

La société est traversée par un fort courant encore embryonnaire de démocratie. Les  gens veulent avoir leur mot à dire dans les décisions qui les concernent et sentent qu'ils sont écoutés et non seulement entendus. L'Église n'est pas une démocratie, ni une ploutocratie, ni une oligarchie; elle est autre, elle est communion de personne rassemblées par le Christ. Elle n'est pas modelée sur les formes des diverses sociétés, elle a un caractère unique. Dans l'Église , il n'y a pas de maitres qui commandent, il n'y a que des leaders qui entrainent sur les pas de Jésus Christ. C'est ainsi qu'aujourd'hui la tâche de pasteur avec beaucoup de parroisses devient très difficile.  Nous sommes invités, nous chrétiennes et chrétiens, à découvrir nos charismes déposés en nous par l'Esprit du Seigneur et à nous engager sur le route de l'évangélisation. Nous devons retrouver la mission du Christ au coeur de notre monde  et mettre nos charismes au service de cette mission. Notre premier mouvement sera de nous tourner vers la Parole de Dieu qui éclaire notre route et notre engagement chrétien. Le Seigneur nous invite à devenir comme lui leader de l'amour, de la foi, de la miséricorde dans notre monde. Nous sommes invités à prendre le leadership dans la nouvelle naissance de l'Église, le leadership du prophétisme à l'exemple du Christ. Nous sommes invités à prendre la spiritualité de Nazareth qui est spiritualité de la naissance,  du prophétisme et de l'Évangile. N'ayez pas peur, je suis là avec vous, nous dit Jésus.

jeudi, 06 août 2020 14:39

Il est bon ...

Il est bon que nous soyons ici, bâtissons trois tentes. Voila nos bons vieux apôtres bien tranquilles sur la montagne, loin du monde, et n'.être pas dérangés. Quand je lis ce texte, je pense à ces bons vieux chrétiens du dimanche qui viennent à la messe et retournent à la maison sans être dérangés. J'ai l'impression que la messe comme les prières ne déragent personne. Nous sommes heureux dans nos petites tentes sur la montagne à l'écart de la vie. Il me semble que le monde me demande de descendre de la montagne. Défaire sa tente est quelque chose de pénible, car ce sont mes sécurités, mes coyances qui disparaissent. Découvrons nos petites tentes de dévotions que nous avons érigées et retournons à la mission que le Christ nous a donnée. 

 

jeudi, 06 août 2020 13:55

Sur la montagne.

Dans l'Évangile, Jésus m'invite avec lui sur la montagne, Mth 17, 1-9. Jésus m'invite à un moment de silence intérieur pour faire l'expérience de sa présence en moi. Le temps de conmfinement est propice à ce temps de rencontre intérieur avec mon Seigneur.  Aller sur la montagne avec le Christ, c'est se donner ce temps de communion avec lui. Dans le silence nous pouvons laisser sortir de leur cachette nos joies, nos peines, nos espoirs et nos rêves et leur donner de l'espace. Nous pouvons aller sur le montagne dans la maison près de la table de cuisine, dans la nature comme dans une église il s'agit simplement quand nous le trouvons de le chrérir. C'est dans le silence que nous découvrons vraiment qui nous sommes. C'est dans le silence aussi que je découvre la mission du Christ pour moi aujourd'hui. Parfois le silence nous fait peur. Se trouver seul face avec soi-même n'est par toujours un repos. Là aussi nous devons conserver la persévérance.

Le texte de Mathieu nous dit: Une nuée lumineuse les couvrit de son ombre. J'ai aussi à découvrir ce qui vient faire  de l'ombre dans ma vie intérieure. Quels sont les nuages, les zones d'ombre qui m'empêchent de rencontrer vraiment le Seigneur. Ce peut être mon travail, mes préoccupations pécunières, des inquiétudes pour mes enfants, il me faut découvrir ces zones d'ombre pour les traverser sereinement. Jésus m'attend au pied de ma montagne  pour la mission. "Releve-toi et sois sans crainte" me dit Jésus, je suis avec toi. 

Le silence m'apprend la première qualité de la prière: l'écoute. Le foyer de toute prière est bien l'écoute.   Écrivait Making All Thing New Prier, c'est d'abord être tout oreille pour Dieu. Prier n'est pas d'abord dire des prières à Dieu, c'est écouter le Seigneur parler à notre coeur. Nous pourrons nous convertir à l'Évangile et à la pratique de la vie chrétienne que dans la mesure où nous écouterons ce que le Seigneur vient me dire aujourd'hui. Dans notre contexte de société le Seigneur me parle à travers les événements et les personnes. Actuellement nous recommençons les activités dans nos églises et des questions surgissent: Quelles églises nous allons ouvrir d'abord? Nous trouvons le gouvernement trop restrictif sur l'ouverture des églises: Il ouvre les bars mais pas les églises. Cela nous conduit à une question fondamentale: Qu'est-ce qui est le plus important pour nous? Ouvrir des bâtisses de pierres ou bien ouvrir les coeurs à la vie avec Dieu  et amener des témoins sur le terrain? Partir à la défense des personnes âgées qui manquent de soin et de senfants qui meurrent martyrs? Où est-ce que je mets mes priorités? L'un n'exclut pas l'autre évidemment, mais ..... Jésus m'invite avec Lui sur la montagne pour découvrir mes priorités. Bonne journée.

 

mercredi, 05 août 2020 14:20

Des vagues sont passées.

La vague de la Covid-19 a déferlé sur le Québec laissant une trainée de décès. Mais cette vague a fait surgir la situation précaire de nos maisons de santé et leur incapacité à répondre aux besoins des personnes âgées.  Des personnes se sont levées pour dénoncer ce vécu pas très dignes des vieillards en soins prolongés.

Une autre vague est passée, celle des dénonciaitons de violence faite aux femmes les blessant dans leur dignité et leur être d'être humain. Cette vague  fait ressortir la faiblesse de notre système de justice mal préparé pour rendre jsutice à ces personnes.

Une autre vague souffle sur le Québec, celle d'enfants disparus, maltraités et subissent la mort trop souvent. Cette vague a fait ressortir notre incapacité comme société de protéger ces êtres les plus faibles et  de prévenir ces actes criminels en même temps d'accompagner  les auteurs  pour éviter d'autres désastres dans l'avenir.

Toutes ces vagues ont fait ressortir le vide spirituel dont souffre notre société, la soif de sens et de valeurs,  et en même temps notre incapacité de combler ce vide. Nous avons attendu silencieusement l'ouverture des portes de nos temples en rouspétant contre le gouvernement qui ne répndait pas à nos désirs. 

C'est dans l'adversité et devant l'inconnu que l'on découvre de "quel bois chacun et chacune se chauffent." Comme chrétien, comme prêtre aujourd'hui je suis questionné par ma façon de répondre à la mission du Christ: "Ce que vous faites au plus petit d'entre les miens, c'est à moi que vous le faites." Pourtant l'Église du terrain s'est levée pour dénoncer ces situations: infirmères, médecins, préposés, parents,   

Toi, mon églises aux chaises vides, ton Dieu aurait-il disparu? Ta religion a pris des rides, Dieu est parti vivre dans la rue.  Je parodie un peu ce chant:

J'ai toruvé ton visage dans le regard triste du vieillard qui meurt assoifé d'amour, j'ai trouvé ton visage dans les yeux terrifiés de l'enfant qui voit le couteau de lever pour le frapper. J'ai toruvé ton visage dans le regard de l'adulte affamé de liberté, de sens à sa vie, et désespéré. Mon Dieu, tu es parti vivre à la rue.

Inspiré du chant de Jean=Claude Gianadda. 

 

mardi, 04 août 2020 19:10

Une vocation.

"L'homme a une belle fonction, celle de prier et d'aimer." Ce sont les mots d'une catéchèse pour la fête du Saint curé d'Ars. Prier et aimer sont des actes de communion. L'être humain est d'abord un être de communion, communion avec son Dieu et avec les autres humains. Prier, c'est entrer en communion avec Dieu et les autres. Prier n'est pas d'abord des mots, mais une atitude de communion profonde. Prier est un acte d'amour envers Dieu. Prier n'est pas simplement dire des formules de prière,  ces formules sont parfois nécessiares pour nous mettre en situation de prière. Notre grande vocation de disicple du Christ est d'être un être de communion dans l'amour et la prière. Le curé d'Ars est un exem^ple qui doit inspirer notre vie.  Il fut un être rempli d'amour du Seigneur et de ses frères et soeurs, il fut un être de communion. Que Saint Jean-Marie Vianney nous accompagne afin que nous vivons pleinement notre vocation d'aimer.

 

mardi, 04 août 2020 13:54

Une leçon de vie. Mth 14, 22-33.

Jésus est un excellent pédagogue. Il enseigne beaucoup à partir de la vie et des événements. Il donne des leçons de vie. Son enseignement n'est pas intellectuel, il  descend en bas des épaules au niveau du coeur. C'est un exemple de sagesse qui doit inspirer notre propre vie et votre action en communauté. Son université est la nature et son livre pédagogique, les événements qui jalonnent notre vie. 

Jésus vient de rassasier une foule affamée. Il a donné à ses disciples une façon d'être présent et attentif aux besoins des gens. Il leur a fait voir aussi qu'ils avaient  tout ce dont ils ont besoin pour répondre à ces besoins. Mais ces  bons disciples n'ont rien compris Ils attendaient autre chose. Alors Jésus va les inviter à faire un autre bout de chemin. Il les envoie sur l'autre rive. Il les invite à sortir de leur sécurité et de leur façon de voir pour comprendre son message.  Jésus a besoin d'un moment de silence et de prière, mais en même temps il permet à ses disciples de faire une expérience de foi. Sur le lac, la tempête s'élève. Jésus vient de leur dire qu'ils ont tout pour répondre à leurs besoins, mais devant la tempête, ils ont peur, ils se sentent démunis. L'Église-communauté est dans la barque de Pierre. La barque est ballotée par les vents contraires. L'Église est en crise. Les disciples ne savent plus où ils vont et qu'est-ce qui se passe. La tempête est le symbole de cette crise intérieure qui fouette les disciples parce que le Seigneur ne répond pas à leurs attentes. Au lieu de libérer le peuple des envahisseurs romains, il s'amuse à nourrir des gens qui lui courent dessus. C'est ce que nous vivons aujourd'hui encore. Nous voudrions que le Seigneur emplisse nos églises et les coffres des fabriques. Et malgré nos prières et nos attentes les églises se vident. Et souvent dans les réunions, la tempête sévit dnas la barque de Pierre. 

Jésus dira à Pierre: sort de ton petit moi, de tes façons de croire et de faire et viens vers-moi. Alors Pierre sort de la barque et s'avance. Mais au moment où il retourne en arrière dans ses pensées et traditions, il s'enfonce. "Je suis le chemin, la vérité et la vie," dit Jésus. Aussi longtemps que vous serez avec moi, que vous aurez les yeux fixés sur moi, vous avancerez. Le jour où vous retourner en arrière pour retrouver vos sécurités  et vos églises pleines, vous risquez de vous enfoncer. Nous n'avançons pas en regardant en arrière parce qu e ce n'est pas la où nous allons.  

Jésus pose un geste extraordinaire qui doit inspirer notre vie chrétienne. Il tend la main à Pierre et l'empêche de s'enfoncer.  Prendre la main du Christ, c'est retrouver sa mission au coeur de notre monde. Axxueillir la main du Christ, c'est savoir écouter les chrétiens dans leur doute, leurs besoins, leur espérance comme leur agressivité parfois. Prendre la main du Christ, c 'est accepter de reconnaitre nos limites et que le chemin du Seigneur n'est pas nécessairement notre chemin. Accepter de prendre la main du Christ, c'est accepter de se laisser convertir à d'autres façons de voir et d'agir. Accepter la main du Christ, c'est revenir à l'Église de l'Évangile communauté, communion de personnes unies dans l'amour et la fraternité. Accepter la main du Christ, c'est regarder l'autre à côté de moi comme un frère ou une soeur avec qui l'on marche pour bâtir le règne du Père.

Mais la main de Jésus aujourd'hui, c'est la mienne tendue vers l'autre qui a besoin, qui risque de s'enfoncer dans ses préjugés ou son vide spirituel. C'est un beau geste d'Église où chacune et chacun de nous exerçons notre ministère de pasteur de notre baptême. Dans notre contexte de société, ce geste est de plus en plus nécessaire et c'est un très beau geste à la base de toute évangélisation. Si nous accueillons la main de Jésus ppur traverser avec Lui sur l'autre rive, il nous donne la force de présenter aussi notre main à l'image de la sienne pour aider les autres à traverser sur l'autre rive même au coeur de la tempête du doute, de l'incertitude.  Le Pape François disait: "Nous n'avons pas à dire aux gens quoi faire, ils le savent mieux que nous; nous avons à les accompagner."   Accepter la main du Christ, c'est accepter de se laisser accompagner sur la route de la vie chrétienne; et tendre notre main à l'image du Christ, c'est accepter d'accompagner l'autre sur SA route de vie chrétienne.

Dans notre prière aujourd'hui ouvrons notre main pour accueillir la main du Christ et pour  tendre ma main à mon voisin ou voisine dans une démarche d'amour et de joie.

lundi, 03 août 2020 14:02

Jésus marche sur la mer.

Dans l'Évangile de ce matin, Jésus rejoint ses disciples en marchant sur les eaux au milieu de la tempête. J'ouvre la télé et on me présente des situations de tempête à cause de la covid-19 et du port du masque. Un vent d'agressivité souffle sur notre coin de pays, ça me fait penser à mon adolescence avec mes petites crises de croissance. Nous vivons un temps difficile où nous avons des deuils à faire et un regard fort et serein à poser sur l'avenir. Nous vivons un temps où il est important qe nous soyons ensemble coude à coude regardant vers l'avenir. Jésus vient marcher sur nos tempêtes intérieures et nous appeler au calme.  Nous vivons beaucoup "à fleur de peau "comme on dit souvent. Ceci est le signe à mes yeux du vide spirituel dans lequel nous vivons.  Nous n'avons plus de point de repère pour nous appuyer. Nous sommes en quelque sorte prisonnier de différents systèmes qui ne répondent plus aux aspirations et besoins du peuple. Nous travaillons toujours sur les conséquences avec des lois, des normes et du pouvoir au lieu d'écouter pour bien connaitre la cause et guérir de l'intérieur. Jésus nous tend la  main comme il a fait à Pierre pour nous faire aller plus loin. Il nous faut apprendre à écouter le cri de nos frères et soeurs, comprendre ce qu'ils vivent pour apporter le baume de l'amour, de l'accueil, de la compréhension et apporter un remède sur les plaies saignantes des nos contemporains.  Le Christ aujourd'hui tend la main à travers nous. C'est notre main qui doit prendre celle de nos voisins pour avancer ensemble. "Faites ceci en mémoire de moi."  Faudra un jour mieux comprendre ce que cela veut dire pour nous aujourd'hui.

Je parlais à une vieille dame dans un CHLSD ce matin; elle a des deuils a faire pour vivre sa situation actuelle. Ce deuils ne sont pas faits. J'ai un peu l'impression de vivre la même chose en Église. Nous avons des deuils  à faire pour avancer sereinement vers l'avenir et nous restons piégés dans le passé. Ce qui fait naitre beaucoup d'insatisfaction et d'agressivité ou encore de l'indifférence. Jésus nous invite à tendre la main pour accompagner les chrétiens sur la route et non pour leur dire quoi faire. Pour leur donner la nourriture dont ils ont besoin pour grandir.  Nous sommes face à un vide spirituel que nous devons combler.  

dimanche, 02 août 2020 13:39

Du nouveau

Cette fin de semaine et la suivante, certaines paroisses de notre diocèse vivront un changement de pasteur. L'un part, l'autre arrive. L'arrivée d'un nouveau pasteur est toujours un beau moment dans une communauté.  C'est l'accueil de quelqu'un que l'Esprit Saint mandate pour animer et acocmpagner notre vie spirituelle et communautaire. C'est souvent un nouveau départ. Quelqu'un arrive avec son expérience, ses talents, sa vision d'Église et nous entraine plus loin. Il est évident que la présence du prêtre aujourd'hui avec plusierus paroisses est plus exigeante et moins satisfaisante à la fois pour le prêtre et pour les communautés. C'est une invitation à la communauté de devenir plus responsable de sa vie et de ses moments de  rassemblements de prière. C'est une invitation pour nous, prêtre, à développer  une vie communautaire où les charismes du baptême sont mis en exercice dans la communauté. Un pasteur est un leader, un éveilleur de leaders pour faire communauté-Église. Il est évident que l'administration à la fois de la fabrique comme des sacrements gruge beaucoup d'énergie et de temps. C'est là que les charismes du baptême deviennent importants non pas pour soulager  la tâche du pasteur, mais pour assurer une bonne vie en Église. L'Église c'est nous toutes et tous, ne laissons pas le pasteur seul.  En ces fins de semaine disons MERCI à ceux qui quittent et ouvrons notre coeur à ceux qui arrivent. La vie est belle!

 

samedi, 01 août 2020 14:41

Un témoignage de force et de foi.

Hier soir à la télé, une dame au prise avec la maladie d'alzheimer a donné un témoignage de force puisée dans ses valeurs intérieures, cette présence du christ en elle; présence qu'elle n'a pas nommée mais qu'elle a révélée.  Quel exemple de sérénité et de force devant l'évantualité de sa vie et de sa mort. En l'écoutant, j'entendais le Christ lui dire: "Je suis avec toi."  Certains vont certes lui reprocher de ne pas nommer Jésus Christ ou parler de la prière. elle ne l'a pas nommé, elle nous l'a dit, et pour moi c'est aussi important.  Et j'ai dit: Merci, Seigneur, d'être là avec elle et sa famille pour vivre ces événements pas faciles. Je souhaite que quelqu'un sur sa route lui fasse découvrir ce compagnon de route qui a mis ses pas dans les siens pour cheminer à son rythme et soutenir sa marche.

 

samedi, 01 août 2020 13:52

Apprendre.

Le désir d'apprendre, la curiosité doivent deemeurer une action toujours présente dans notre vie quelque soit l'âge. Je suis toujours étonné de voir des personnes se bercer toute la journée en se tournant les pouces pour attendre l'heure du repas ou du coucher. Les journées sont longues. Apprendre, découvrir des choses nouvelles nous gardent vivants. Rappelons-nous Jean Cocteau: Plus je vieillis, plus je réalise que ce qui ne vieillit pas,   ce sont mes rêves. Quand on arrête de rêver ou d'apprendre, nous sommes déjà morts. Et hier soir, une dame Sophie disait à la télé: Si on veut apprendre et avancer, nous devons nous entourer de personnes plus fortes que nous. Un jour j'avais dit à un prêtre étranger en visite en Gaspésie: "Au sortir de mon Grand Séminaire, j'ai jeté mes notes d'étude à la poubelle et j'ai recommencé ma théologie."  Il me dit : "J'ai fait le même chose."  Aujourd'hui j'ai encore ce goût de connaitre, d'être à l'affut des dernières études publiés en théologie ou sur la vie en Église. Je suis émerveillé par tout ce qui se découvre aujourd'hui. La vie n'est pas statique, la connaissance non plus.

Si on veut apprendre et avancer, il faut s'entourer de personnes plus fortes que nous,  disait Mme Sophie. J'ai eu cette chance dès mes premiers pas en pastorale d'être porté par des gens plus forts et plus expérimentés que moi qui m'ont brassé et permis d'avancer. La vie est une puissante école. À l'université, nous apprenons des choses, dans la vie nous vivons des situations concrètes. L'école de la vie nous invite à relativiser les théories apprises. À l'université j'avais reçu des cours de théologiens du Concile comme les Pères Congar, Chenu, Jounel, sur le terrain à Gaspé, ces beaux enseignements avaient une couleur diféfrentes. L'école de la vie m'a demandé un ajustement parfois difficile. Après 50 ans, je découvre  que ces beaux enseignements que j'ai fait miens ne sont pas encore passés dans le concrêt de la vie pour la plupart. C'est une chose d'apprendre des théories, une autre chose de les vivre sur le terrain. La vie est une école dont il faut respecter le rythme, mais si on veut avancer, nous devons regarder en avant parce que c'est là que nous allons et non en arrière. Ce que je veux garder domme message ce matin est ce goût, cette volonté d'apprendre, d'avancer; de ne pas se scléroser dans idées toutes faites. Restons comme le hibou, un oeil fermé pour cueillir ses forces intérieures et l'autre ouvert sur le monde pour cueillir les leçons de vie qu'il nous apporte.. Restons vivants ouverts sur l'avenir, c'est là que le Christ resssucité nous attend. Bonne journée. 

 

Page 1 sur 148